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    "Sans Titre"

    Lorsque la pendule pend le cavalier,
    Chaque heure du passé martelle la pierre.

    Lorsque le soleil aveugle la vallée,
    Chaque pierre écrase la terre au son de l'été.

    Lorsque je croise les pierres,
    Le pendule s'exaspère et prie la flamme.

    Mais lorsque je retrouve le chemin,
    La vile pâleur du matin s'illumine dans ton regard.

    Un battement d'aile
    Et j'espère ton retour,
    De jamais au soleil,
    Au feu de mon amour,

    Qui gouverne la croix perdue dans la vallée...

    Fracture

    Tu vas
    Tu viens
    Tu fractures l'air

    Tu fais lever les mains d'une armée
    Et cracher le doute

    Tu es le passeur galant de cadavres
    Et le voleur de voix
    Tes cendres te trahissent

    A l'increvable carnage qui t'entoure, tu souris.
    Blanche comme un ange tu me tiens la main...

    Mon amour de cigarette.



    Bigoudi (Be-Good-I)

    Tâche d'hivers à marque de printemps
    Vomissent le temps

    Tu temps au temps, vibres en automne
    Tes feuilles s'envolent

    Du froid au chaud
    Du chaud au froid

    Clic et voilà !

    Amère déception
    Du temps qui s'en va
    Quand l'été revient
    Les cheveux secs...

    Charade

    Ma charade, Quelle mascarade !

    Elle prend le phare de part en part

    Le pose en Un et va dans le coin

    Puis tombe en averse en sens inverse..

     

    Définitions :



    Le rail est le fracas cauchemardesque de la plume tombée du nid.

    L'évier est la cachette dans laquelle s'engouffre l'alphabet placé en échos.

    Le banc est le blanc de l'âme conversant avec elle-même.

    Contine



    Tu as brisé la flêche !
    Vulgairement
    et simplement,
    Dans un vile crépitement.

    Vois l'horreur !
    Quelle terreur !
    Et si je ne meurs
    Ce sera donc la crêche.


    La fleur perdue
    L'as-tu pendue ?
    Toi qui jamais nu
    Hurle à la joie.


    Tu as brisé la flèche !
    Ou bien est-ce moi ?...
    Tu cries à quoi ?

    A MOI POUR TOI.


    Passage avide



    Mur mitoyen
    Entrelacement d'ententes sourdes.
    ...Je vie, je vis, tu meurs...

    Sage image
    Songe de voix muettes.
    ...Je ris, je vie, tu pleures...

    Pas seulement
    Changement de plan dans l'interface

    ...Je...je tue...
    ...Tu tues...je...

    L'ogre carnassier

    ...Je tu...
    ...Tu tu...
    ...Je meurs.....

    Autoportrait : Délivrance



    J'écris.
    Mes lettres s'accrochent et la farce opère.
    Chaque mot braille mes sens.
    C'est alors que je cherche désespérément à gratter les courroies poreuses du cahier, à en arracher la chair.
    Lorsque mes doigts se percent d'une écharde, le doux sang coule à flots.
    La rugosité s'installe.
    La création prend place.
    Et me voilà.
    Fraîcheur osseuse, empreintes, moëlle, tout y est...

     

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