Julie :: Regarder les sourires s’étirer..
les images ..la photographie..les sculptures du temps..les mélodies qui font voyager..les livres...les funambules..la lumière...le mouvement..les collages..les ombres..le flou..les endroits désaffectés..
Jerome :: Mark Hollis, la médecine des clairs de lune, les miroirs du soir, les fugues, le flou des lumières, réverbères, les villes endormies, le bord des rivières, les ampoules qui s’éternisent, les soleils qui ne veulent pas mourir, My Bloody Valentine.
Elle, jeunesse lointaine, fugues, tout à l’heure.
Lui une immense vague de souvenirs tenaces qui s’arrachent, asphalte NYC.
Amours à l’envers, face au miroir puis d’autres histoires.
Fils électriques, lits défaits,
assiettes brisées et grandes échappées.
Frissons, pertes, fracas pour faire diversion.
- creusons avec les mains les tunnels d’hier, d’aujourd’hui.
Et demain jolis corps, elle, lui,
pliés sous la douleur de n’être pas encore.
On aimerait bien lever les voiles.
Oublier ceux qui résonnent, ceux qui séparent.
Sentir la chaleur d’Août et ses étoiles,
patientes jusqu’à la fin du jour.
On voudrait le crépuscule,
le bleu,
la solitude.
Des petits riens qui bougent sur nos terrains vagues.
On aimerait bien quelques virages aussi.
Des éclaircies,
des lignes floues,
des ciels de Décembre.
Quelque chose qui s’étire jusque sous les draps
et qui frissonne seulement lorsque ça ne parle pas.
Des fantômes,
des ponts soupirs,
des églises rondes et puis la lune
sous un rideau de brume.
On écoute ce qui ne chante que la nuit puis se réveille en silence
observant de loin la zone, le vide, l’absence :
nos ombres presque endormies.
Wop-bop-a-loom-a-boom-bam-boom Rhâââ rutti tutti frutti au rutti tutti frutti Rhâââ rutti tutti frutti au rutti tutti frutti Wop-bop-a-loom-bop-a-boom-bam-boom
Bonsoir 41°N93°W...! Et merci pour cette invitation, jolie page, c'est serein. Le marchand de sable est arrivé, je reviens bientôt... je laisse quelques grains au passage... Bise, Adi.
Il y a des impasses qui se révèlent forêts de cèdres et de cyprès Des vers en peuplent les failles
Il y a des impasses qui se révèlent défilés d’ifs et d’arganiers Des langues en brisent les angles
En font exploser les parois
Et là-bas Les ombres se mêlent à la farandole des chats
Lucioles Résistent face à l’époque Couleurs Persistent face à la chaux
Prolongent les danses
Face au phosphore La multifracture Les grandes colonnes expansionnistes et sans scrupule des faiseurs de chiffres
Il y a des impasses qui dissimulent Au secret sous le bitume Des parterres de myosotis et d’hibiscus Lits de sources fraîches Repaires des parfums d’épiderme Des armées d’ensorceleurs accordant leurs nerfs Quintes justes Sous l’éclat de leurs peaux nues De leurs chairs de printemps Partisanes resplendissantes
Il y a des impasses qui recèlent des alliés Chrysalides Aux ailes à venir
Je les ai vus briller S’invitant jusque dans tes yeux Au carrefour de tes mystères et de la fièvre
Je les ai vus briller Je te dis Aux soirs d’éther A la lueur tremblante d’un réverbère Fragiles Les reflets des éphémères chassant les spectres de l’amer