About me: Ancien élève de l'École normale supérieure de St Cloud (où il est entré en 1969), agrégé de Lettres modernes, il est le fils unique d'un maroquinier juif polonais déporté à Auschwitz. Dans Le juif imaginaire (1981), il interroge cette identité des juifs de sa génération, laïques et nés après la guerre, ainsi que l'histoire de cette mémoire qui implique toujours de garder une distance,sans identification, sans appropriation. En 1987, La défaite de la pensée marque le début de sa critique de la «barbarie du monde moderne», qui prend forme à la suite de Hannah Arendt à laquelle il ne cesse de se référer. Il est intervenu à l'occasion de nombreux événements contemporains.
Il a été un des premiers (Comment peut-on être croate ?, 1992) à s'opposer à la renaissance du rêve d'une Grande Serbie sur les ruines de l'ex-Yougoslavie et ce dans un climat plutôt hostile, la position officielle de la France et de son président François Mitterrand étant à l'époque nettement pro-serbe. Alain Finkielkraut est aussi auteur de nombreux ouvrages sur la culture moderne où il dénonce les effets négatifs de la culture de masse ainsi que ceux d'un art « d’état » (La Défaite de la pensée, 1987). Membre fondateur de l'Institut d'études Lévinassiennes à Jérusalem. Il enseigne la culture générale et l'« histoire des idées » à l'École polytechnique, où il est professeur au département humanités et sciences sociales (HSS). Il présente une émission radiophonique d'entretiens, Réplique(s) à France-Culture les samedis matins à 9 h 07 et une émission, Qui Vive sur la Radio de la Communauté Juive (RCJ), ainsi que Choucroute sur ARTE emmission télévisée consacrée aux musiques répétitives allemandes du début des années 70.Il anime depuis peu un blog sur internet:alainfinkielkrautrock