La poésie, pour peu qu'on veuille descendre en soi-même, interroger son âme, rappeler ses souvenirs d'enthousiasme, n'a pas d'autre but qu'elle-même; elle ne peut pas en avoir d'autre, et aucun poème ne serai si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d'écrire un poème.
La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de défaillance, s'assimiler à la science ou à la morale; elle n'a pas la Vérité pour objet, elle n'a qu'Elle-même.
«Notice sur Edgar Poe» (Charles Baudelaire)
Heroes
Charles Baudelaire - «Ce qui est créé par l’esprit est plus vivant que la matière.»
- Les Fleurs du Mal - Le Spleen de Paris
About me:
Cette association a pour but de créer un réseau mondial des admirateurs et amoureux de Charles Baudelaire ainsi que des chercheurs qui travaillent sur son ,,uvres, afin de cultiver la passion pour la poésie et pour Baudelaire et d'organiser régulièrement des manifestations autour de la poésie baudelairienne.
Association veillera également à recenser les traductions existantes, à traduire encore davantage les ,,uvres du poète dans d'autres langues ainsi qu'à faire des études comparatives avec ses contemporains et ses héritiers.
Who I'd like to meet: Les passionés, les admirateurs et les amoureux de Charles Baudelaire et de la poésie baudelairienne. -- Si vous souhaitez une discussion instantanée sur MSN « bpkhakurel(at)hotmail.com »
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Maître, il est beau ton Vers ; ciseleur sans pareil Tu nous charmes toujours par ta grâce nouvelle, Parnassien enchanteur du pays du soleil, Notre langue frémit sous ta lyre si belle.
Les Classiques sont morts ; le voici le réveil ; Grand Régénérateur, sous ta pure et vaste aile Toute une ère est groupée. En ton vers de vermeil Nous buvons ce poison doux qui nous ensorcelle.
Verlaine, Mallarmé sur ta trace ont suivi. Ô Maître, tu n'es plus mais tu vas vivre encore, Tu vivras dans un jour pleinement assouvi.
Du Passé, maintenant, ton siècle ouvre un chemin Où renaîtront les fleurs, perles de ton déclin. Voilà la Nuit finie à l'éveil de l'Aurore.
Le caravanier de Quetta était bouleversé. Il se dressa sur une roche propice et déclama : - « Le temps des semences sonnera douze fois !
Ensuite, embrassant son audience, il ajouta : - « Ô toi que je n’attendais pas à cette heure ! Ô toi qui cassais le marbre des hivers passés ! Toi qui as étourdi l’air d’un soleil généreux ! Nous avons rongé l’os jusqu’à la moelle..»
A la fois fier et timide, notre poète conclut : - « Venez boire en mon jardin, dépassez le pont des sciences sages, "Le Corps d'Alba"- le recueil des poésies nomades, est disponible sur ma page !»
Il est un dicton bien connu sur ceux qui ont l'heur de se lever matin... ;-) Merci beaucoup pour ce message d'accueil inaugural ! Ah... L'oeuvre de Beaudelaire, si elle n'est que relativement conséquente par la quantité comparativement à d'autres, est un extraordinaire puits sans fond dont chaque lecture me semble toujours receler d'insoupçonnées richesses... Mais son premier attrait réside pour moi dans la force musicale et incantatoire du verbe baudelairien qui par-delà les époques nous parle encore universellement et parvient à établir ce bouleversant miracle de communion, d'empathie, d'authentique échange entre le lecteur et cette âme si palpable, si immanente dans son verbe, qui semble saisir notre propre âme autant qu'elle-même s'ouvre à nous... Je te souhaite (tardivement cette fois) une bonne soirée, et ne résiste pas à la tentation de laisser reposer ici une de ces fleurs intemporelles...
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées D'une vaste prison imite les barreaux, Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie Et lancent vers le ciel un affreux hurlement, Ainsi que des esprits errants et sans patrie Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Salut Association Charles Baudelaire ;) Petite pub pour dire que ca y'est, la date initialement prevue le 14 novembre au Café de la Danse aura bien lieu le 7 fevrier 2008 à 20H avec Thierry Stremler en invité! On espere, vous y retrouver nombreux. Donc si ca t'interresse, tu peux reserver ta place en cliquant sur l'image juste en dessous. De plus pour les 50 1ers à reserver, une place est offerte pour chaque reservation (c'est expliqué en detail plus bas). la bise de nous 4 ;)
Pour les places offertes, Il te suffit d'envoyer le scan ou une photo de ta place de concert, plus le nom de la personne que tu souhaites inviter, à l'adresse suivante : staellegroupe@free.fr Tu recevras un mail de confirmation, et ton ami(e) apparaitra dans la liste des invites à l'entrée du concert !! :) Cette offre est bien sur valable pour ceux qui ont dejà reservé ;)
Un garnd merci pour l'accueil dans votre univers habité !
Bienvenue aussi chez moi !
L’Orpailleur :
Je chante l'alchimie de nos étreintes la fusion de nos soupirs où le bronze l'argent et l'or de nos coeurs s'entrelacent à l'invisible et libèrent des aubes bleuies au firmament de leur beauté Je chante tes courbes bordées de précipices et les puits d'eau vive qu'offrent ta poitrine et ton corps aux innombrables coupes Je chante l'ivresse de ton vin la canicule de nos chairs rassasiées le lustre éblouissant de ta peau d'ébène qui allume mon corps pâle et le rend écarlate
Je chante l'aurore de ta nudité quand se dévoile le soleil de tes hanches quand il s'offre à moi spectateur insomniaque de ta danse volcanique quand ébloui par ton astre de chair et le récif de corail que découvrent tes cuisses j'entends le chant victorieux de l'océan gronder dans ton coquillage chatoyant et clos contre mes lèvres et l'onde fauve qui t'électrise de part en part
quand tu es toute entière liquéfiée et que tu me laisses moi l'orpailleur de tes reins déterrer les trésors ensevelis qui sortent de leur coffre humide
Ma boussole éphémère s’est brisée sur le vent Qui courait incessant à travers les grands arbres J’ai caressé les ailes d’un rêve bien trop grand Où se meurent les nuits souillées de vains palabres
J’ai vu à l’horizon s’élever les chimères Vêtues de froids pétales à minuit éveillées Tout près de l’Océan sous une cloche de verre Les yeux gorgés de bleu n’ont su m’apprivoiser
Comme il est dur -hélas d’enchanter notre monde Quand des seigneurs aveugles méprisent la brûlure Equation des douleurs belles comme une fronde Heurtées à tout jamais contre d’étranges murs
Si j’ai manqué de tact pardonne moi émoi C’est qu’un siècle malade a chassé mon désir Dans le noble noyau des statues de Loroy La pendule a vécu au chant d’un élixir
Je goûte à ton visage le parfum délicat D’un suaire d’étoiles et de sages corolles En sacrifiant toujours mon sérieux dans tes bras L’eau claire qui serpente a des rêves de folle
Mon jardin est Paris au ténébreux rhizome Où tu viens apeuré frôler les palissades Cerné d’âpres lumières et de songes fantômes Un prince familier - étranger aux bravades!
Alors nous contemplons en moqueurs amusés Cette foule bruyante glissant dans les ravins Sur une passerelle de pluie incrustée Du terne et pâle éclat du bronze et de l’airin
Nos plaisirs acharnés: un jeu jublilatoire A l’éclat des chandelles où viennent s’attabler La Mort et la Folie que chasseront l’espoir Toi vainqueur et moi sûr que reviendra l’été
Merci pour l'accueil et les messages. Je vous conseille le site de l'expo sur l'éditeur Poulet Malassis, le "coco mal perché" du poète : http://www.poulet-malassis.com/
Merci de votre commentaire, il me touche beaucoup. Bien entendu, "Les fleurs du mal" sont ma plus grande référence. C'est mon seul livre de chevet...
Merci beaucoup,
Je vous souhaite un très bon week end.
Paix et sérénité,
Théo
merci à vous pour cette invitation, mais pour le moment ça m'est impossible
car je navigue chez des amis, donc je ne peux pas restez trop longtemps sur le net.
Bravo pour le site je repasserais.
aux plaisirs !
Bonjour!! Je vous prie de m'excuser, je ne crois pas avoir laissé de commentaire auparavant. Si c'est le cas, ce doit être contre mon gré, sans doute une pub, ou autre. Je vous prie de recevoir l'expression de ma plus sincère amitié.
je tenais a faire partager ce poème,à vous d'apprécier La Belle Dorothée
Le soleil accable la ville de sa lumière droite et terrible; le sable est éblouissant et la mer miroite. Le monde stupéfié s'afaisse lâchement et fait la sieste, une sieste qui est une espèce de mort savoureuse où le dormeur, à demi éveillé, goûte les voluptés de son anéantissement.
Cependant Dorothée, forte et fière comme le soleil, s'avance dans la rue déserte, seule vivante à cette heure sous l'immense azur, et faisant sur la lumière une tache éclatante et noire.
Elle s'avance, balançant mollement son torse si mince sur ses hanches si larges. Sa robe de soie collante, d'un ton clair et rose, tranche vivement sur les ténèbres de sa peau et moule exactement sa taille longue, son dos creux et sa gorge pointue.
Son ombrelle rouge, tamisant la lumière, projette sur son visage sombre le fard sanglant de ses reflets.
Le poids de son énorme chevelure presque bleue tire en arrière sa tête délicate et lui donne un air triomphant et paresseux. De lourdes pendeloques gazouillent secrètement à ses mignonnes oreilles.
De temps en temps la brise de mer soulève par le coin sa jupe flottante et montre sa jambe luisante et superbe; et son pied, pareil aux pieds des déesses de marbre que l'Europe enferme dans ses musées, imprime fidèlement sa forme sur le sable fin. Car Dorothée est si prodigieusement coquette, que le plaisir d'être admirée l'emporte chez elle sur l'orgueil de l'affranchie, et, bien qu'elle soit libre, elle marche sans souliers.
Elle s'avance ainsi, harmonieusement, heureuse de vivre et souriant d'un blanc sourire, comme si elle apercevait au loin dans l'espace un miroir reflétant sa démarche et sa beauté.
A l'heure où les chiens eux-mêmes gémissent de douleur sous le soleil qui les mord, quel puissant motif fait donc aller ainsi la paresseuse Dorothée, belle et froide c
C’est un doux nirvana parsemé de silences Où douleurs et plaisirs tombent tout fracassés; La chaleur des regards applaudit son absence… Bercée par le jour, tu es bien, je le sais.
Espace de forces, il n’y a pas de vraies pluies; Maîtrise des gestes, maîtrise des paroles… Calcinés, détrônés, les vils copains ont fui Vers le quai de l’oubli, flattant leurs envies folles.
Tu vis là, merveilleuse, si près des dieux… J’y serai après ma flânerie dans la mer Aux rêves sans étoiles, à mille lieux De ton monde plein d’éclats, fée de lumière.