Etude du rapport mot-image dans les collages dadaïstes et les cut-ups.
J’ai commencé par tenter un rapprochement entre les forme que Sapir découvre dans la syntaxe de la phrase et la technique du cut-up (collage d’images et de mots) pour avancer dans cette idée qu’il existe une forme à l’œuvre derrière la pensée mais de ce rapprochement justement aucune lumière n’a jailli Sapir me menant à l’éthnologie et les cut-ups demeurant muets.
C’est la vision des brouillons d’artistes qui m’avait amenée à formuler cette hypothèse.
J’ai finalement changé de perspective : au lieu d’aller de l’image au mot j’irai désormais du mot à l’image en lisant Mandiargues chez qui le mot enveloppe exactement la forme d’une image, le signifiant devenant le signifié.
Alors j’ai trouvé deux occurrences de ce rapprochement mot-image qui devenait plus fructueux dans l’histoire de l’art : l’Ut pictura poesis due à Horace dans l’Antiquité qui identifie le mot à l’image et plus tard le Laocoon de Lessing qui, au 18ème siècle, soutient une indépendance de nature entre les arts du visible et ceux de la parole.
J’avais donc un premier cadre qui venait s’élargir au contact de deux autres, historiques ceux-là.
Il me fallait maintenant voir de façon presque microscopique (puisque le « macrocosme » était trouvé) de quelles façons la perception visuelle s’organisait autour d’un objet et à la lecture des théories de la Gestalt , Arnheim « La pensée visuelle » notamment j’ai retenu l’aspect impressioniste de l’image mentale avec cette idée que la vision des formes à l’œuvre derrière la pensée tient plus de la re-présentation que de la présentation. L’image mentale qui fait intervenir la mémoire et décrite comme impressioniste par Arnheim qui reprend les propos de Tichener un auteur du début du siècle me semblant apporter une touche explicative à l’aspect « intérieure » de la vision de la pensée en lui donnant une forme en l’occurrence esthétique .
J’ai ensuite trouvé dans l’introduction du livre de Foucault « Les mots et les choses » un description d’un tableau de Velasquez qui comporte tous les aspects impressionistes cherchés c’est-à-dire un flou, une oscillation dans le vision des formes, etc…
J’avais donc là peut-être une confirmation de l’idée selon laquelle l’image des formes à l’œuvre derrière la pensée est bel et bien une forme et celle-ci peut être qualifiée d’esthétique.
Puis comme une évidence je me suis rapprochée de la définition de la beauté chez Breton qui provient du rapprochement « automatique » : au hasard de deux objets et même s’il n’applique pas cette définition au rapprochement mot-image dans cette recherche je pouvais peut-être l’appliquer à ce champ, par transposition.
De cette étude à la loupe je retiens deux nouveaux aspects de l’image dans son rapport avec le mot, toujours avec pour toile de fond les collages dadaïstes de Schwitters ou ceux d’Ornk comme support à l’étude, son côté impressioniste en tant qu’image mentale et surréaliste appliquée au mot.



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Tom Anderson
MySpace France
jerome montens
Writers Mafia
Association Tous En scène
Comments
Nov 8 2009 7:22 AM
Jun 4 2009 1:19 PM
Les musiques piano solo sur mon myspace sont totalement improvisées , après un long travail sur ce type d'harmonies :-)
Texte très intéressant sur ta page.
Henri
Nov 4 2008 7:38 PM
Pierre
Aug 23 2008 11:10 PM
Pour encadrer sans sous-verres, je contre-colle sur du bois pour donner de l'épaisseur et je viens coller, par derrière, un cadre fait avec une baguette d'angle, cf:"cadres americains".
Si tu m'autorise les codes html je t'enverrai des photos explcatives.
Aug 4 2008 6:43 PM
dévorer la ville
le highest peak s'en charge
c'est l'allègement suprême
de se savoir joie
en chantant
parfois
et cela suffit de se savoir soi
Aug 4 2008 12:15 PM
Contrôler le décor
On avait tellement peur de pourrir
Qu'on ployait sous l'effort
Alors
Sous les pluies acides des forêts industrielles
On bâtissait des nefs improbables
On déployait nos ailes artificielles
Tendues de flêches néons et de cables
Se mettre en mouvement
Aller vite
Conserver l'équilibre un moment
Puis prendre le fuite
Rapides
Féroces
Goûter l'attraction du vide
Y puiser la force
Jusqu'à ce que nos yeux fantômes percent le voile à la nuit tombée
Jusqu'à ce que nos doigts blancs griffent à nouveau les formes évaporées
Découpées laser sur des flaques de tôles rouillées
Souillées au sang de nos âmes
Teintées du rouge et du brun de nos vies perdues
Courir
Courir et rattraper les ombres enfuies
Courir au silence immobile
A dévaler les rues
S'arrêter enfin et se retourner
Puis
D'un seul élan
Dévorer la ville
Aug 3 2008 3:53 PM
aéré
partagé d'éclairs
de colère
et d'apaisement
lorsque la couverture de soie se reforme
et que soi est soie ne font qu'un
Aug 1 2008 7:32 PM
de velours le jour
Toi-soie
fourrure de minuit
au jour-le-jour
nuit après nuit
Jul 7 2008 10:26 PM
à Bientôt
Jun 2 2008 4:21 PM
bienvenue dans la jungle myspacienne !
merci pour la musique en écoute c'est sympa, tu as toute ma reconaissance.
bravo aussi pour tes jolie textes singuliers et plein de vie.
bises
peace
www. jazzseb. com
May 28 2008 2:52 PM
May 28 2008 1:45 PM
Comme s'épuise l'âme des condamnés à force d'espérer
C'est espoir ou peur que tout ça finisse un jour
Violent sûrement comme accident de sang
On voudrait donner plus qu'on ne pourrait pas toujours
Le moment vient vite où manque le carburant
Alors on attend que tout soit terminé
Il y en aura même pour dire qu'on fait tout pour que ça arrive
Cette matière qui vit devant nos yeux dérives
Mais on s'enivre de cette impuissance que l'on a appris à nommer
I-D-E-N-T-I-T-E
C'est à ce moment précis de l'histoire
Là
Que les cathédrales de verre et d'acier se sont vaporisées
Dans la cendre de peur mêlée de sang
Dans un ciel devenu rouge
Un soleil de tous les minuits s'est mis à briller
Chaleur liquide qui consume comme serpent fou en jungle de feu
C'est à ce moment précis de l'histoire
Là
Qu'on a compris le principe des grandes transmutations
Athanor de l'ouest du sud et de l'est
Trace à une vitesse folle les lignes des permutations
Donne-moi ta vacuité
Je la creuserai en vase ouvragé
Montre tes failles et cavités
Je les comblerai de plomb d'étain d'ambre et d'or niellé
Grand trésor qui comble tout
L'espace et la boue
L'impact laissé par les bombes
Le vide que laisse le vif mouvement à l'instant où la balle quitte la fronde
Une ligne droite sans début ni fin à la fonction très spéciale
On va continuer à travailler la matière fange glaciale
Plonger les mains dans l'égout
Orfèvres très au-delà du style et du goût
De la merde transmutée en verve
Vide nous ferons vivre
ET MEME RESPIRER
Cette étonnante et improbable transformation
Cette merveilleuse matière à supraconduction