| Sounds Like |
"BLACK SUMMER TIME, qui partage le même chanteur que FLASHFALCON, l’amigo Paco... Autre délire, autre attitude, autre dégaine ! Là on est dans un revival du premier courant emo punk, bloquez les compteurs sur la fin des 90s, façon Get up Kids à leurs débuts ("Four minute Mile" et "Woodson", quels putains de skeuds ! Fougueux et juvénile !), ils me rappellent aussi les canadiens de Piebald, Hot Water Music sans le côté barbus ni la touche "petite maison dans la prairie", ces lyonnais rétrogrades ont un côté post-hardcore ou un truc du genre, c’est ce qu’on disait en 1998 quand un disque n’était ni foncièrement punk rock mélo ni radicalement hardcore de base... Ceux qui se souviennent d’As Friend Rust, et de Grade (à leurs débuts) risquent d’être agréablement surpris, même fougue et énergie similaire, idem la scène suédoise de cette époque semble avoir laissé des traces chez ces gaziers (Serene et consorts, sans la voix d’oisillon en perdition). Par moment, il y a même quelques plans qu’auraient pu jouer les anglais de Scuttle, ou même les français de Post Silly Poulps.
Dans le climat, ils sont plutôt portés sur la mélancolie, mais c’est toujours nerveux et tendu, les guitares ne riffent que trop rarement, préférant plaquer l’accord façon punk rock et échappées tristouilles qui se croisent et s’harmonisent à outrance.
"Escape the inescapable", une première mini galette qui contient son lot de bonnes surprises hors modes, et c’est cool de voir que tout le monde ne tombe pas dans le piège du sludge, du stoner et du math-post-rock-le compte est bon ; juste de la musique simple et mélodique, fraîche et remuante produit chichement avec les moyens du bord, mais ça reste largement correct... Et finalement, il y a peu de groupe en France à qui les rapprocher en 2009, donc ça fait logiquement d’eux un groupe plutôt singulier.
Par contre, on n’aura pas le privilège de juger de leur évolution puisqu’ils se sont séparés juste après avoir sorti ce disque. Ils doivent avoir quelques cartons de skeuds pas encore ouverts empilés sous leurs tables de cuisine, n’hésitez pas à les contacter pour commander cette galette et faire un peu de place dans leur petits apparts. Le bassiste joue dans the Irradiates et a envoyé quelques gigs sauvages avec les Lost Boys, pas grand chose à voir, mais c’est toujours bien de re-situer tout ce beau linge."
LIKESUNDAY.COM - Mars 2009
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