Cendre
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Cendre
Female
39 years old
cendre
Cook Islands
Last Login: 11/22/2009
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Cendre 's Interests
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| General | TOISON D OR
Nous devons survivre jusqu'à l'aube. Bougies noires, cigarettes et encens. La fumée embaumante de la pièce nous protège des mauvais esprits. Nos coeurs musclés ne se battent plus comme autrefois. Juste une évasion qui m'enchante. plonger dans les éclats de pupille dorée d'un amour renaissant de mes cendres. Tasse de faïence remplie de ma salive. ses yeux d'or m'enivre et je m'envahis de ses ondes électrochoquantes. Je brûle d'envie de peindre sur les murs, sur lui, sur nous.
Pour une trainée d'or j'ai vendu mon sang. L'aube pointe, nous sommes vivants. Nous nous dirigeons alors lentement et tendrement vers notre cercueil noir. Soumission indéfectible à deux nos rêves les plus profonds de soleil. On s'enlace alors pour former notre créature favorite. La toison d'or à deux têtes.
L'INSOUTENABLE ÉTRANGETÉ DE L'ÊTRE
Cheveux plasmatiques, regard recousu, lèvres à l'envers, corps congelé, j'ai gardé la force de soutenir contre moi, tout contre ma volonté, un lion aveugle et sourd qui croyait en Dieu.
Nos crânes osseux poussaient jusqu'au ciel, pour atteindre les sons sismiques de nos chairs.
Et moi, je vomissais la rage interne de mon impatience, priant les cieux pour que cette sangsue cesse de s'acharner à me vider telle une truite organique crue.
MESSE DE SAINT SECAIRE
Vieille chose monstrueuse tient dans sa main une abeille. Dard dressé. Assise dans un canapé de cuir défoncé, elle m’ordonne d’avancer. Vieille chose se cambre devant moi. Son air macabre paralysant me pétrifie. Ne sachant rien ou presque de sa volonté, je m’exécute en avançant automatique mes membres lourds. Un malaise profond s’installe. J’ai envie de fuir, mais le monstre s’obstine. Sa méchanceté dépasse tout entendement. Nue, la gorge nouée, je m’avance et la frôle presque. Alors, aidée d’un cri oppressant sortant tout droit de sa gorge, elle se jette sur moi et m’enfonce de toutes ses forces le dard empoisonné de la bête.
D’un flou mouvement, noir et blanc, le décor se casse. Je me sens défaillir. Compris, mais trop tard à quelle sauce j’allais être mangée. La vieille avait prémédité mon dessèchement. Essence de mon corps offert aux forces souterraines. Le bal pouvait alors commencer. La messe de Saint-Sécaire allait avoir lieu. Proie choisie de ses démons. Une hostie noire dans laquelle est introduite trois pointes d’acier allait me broyer l’intérieur, lentement, très lentement…Mort lente et douloureuse, à demi consciente, à la fois spectatrice et actrice d'un rituel mortel.
********************************************************
VIOLATION DE DOMICILE
Un bruit d'éclat de verre. Le vent entre dans ma chambre noire. Brutale entrée nocturne. Le bourreau aux yeux pervers et déterminé, de nouveau, me recouvre le corps nu à demi éclaté de la veille. Ses mains sales et épaisses me plaque en force contre le matelas sanglant des gifles passées. Il m'étouffe le visage en pressant ses veines musclées ne me laissant pas le choix d'une mince respiration entre le nez et la bouche. Je comprend que mon souffle va s'éteindre bientôt si mes ongles ne trouvent pas le chemin de la liberté. Son regard fou et son haleine malsaine vont finir par me procurer la force inespérée de vaincre un court instant. Mes bras sortent des siens. Le furieux instinct de survie me donne une seconde chance. Mes ongles s'allongent et griffent sauvagement le visage de l'homme qui va arriver à ses fins : me torturer durant de très longues heures... Cette nuit là, mon coeur était déjà affaibli par ses coups violents et acharnés 24 heures avant. Je crois bien que ma mémoire a été abimée tant la violence fut grande. J'ai perdu connaissance plus d'une fois. ses coups n'avaient plus d'importance, j'encaissai avec courage et recul. Seul comptait ma survie à la seconde. Je revenais à moi pour la deuxième ou troisième fois; mon agonie l'amusait. Durant mon temps de récupération, ça lui donnait du temps pour peaufiner son plan sadique : il était assis, plus loin, me regardant d'un air triomphant, me possédant. Mon corps tremblant à demi consciente du drame et de mes douleurs corporelles le fit revenir sur moi. L'attaque finale pouvait alors commencer. Les coups redoublèrent en force. Le prédateur ne réfléchissait plus de rien. Ma bouche presse mes dents, ma langue noire cherche encore une place entre ma mâchoire comprimée, forcée. Une fine entaille laissait encore ma vue dans ses orbites emplies de globes n'ayant plus rien d'humains. Le sauvage avait l'intention de me tuer, mais en prenant son temps. Lorsque je retrouvais le souffle, mes esprits, et bientôt ma voix, il se rejette de nouveau sur moi en jurant, tentent de m'affaiblir par ses propos irrationnels et infondés. Jusqu'au moment où je perdis connaissance, apparemment trop longtemps pour lui, il vida une grande bouteille d'eau en plastique sur mon visage déformé par les coups et la frayeur. Nue, éveillée, entièrement mouillée sur mon matelas, je suis restée sans voix, la seule solution : me soumettre à ses désirs sexuels pour en échange, quelques heures, quelques jours, avec la ferme intention de sauver ma peau. Les cris alarmants pour le voisinage n'étaient qu'étouffés dans la nuit. Après la souffrance physique, la peur, l'humiliation, l'indifférence, viennent les vertiges. Les scanners et les visites en urgences à l'hôpital. Puis, plus tard, les crises de nerfs et les longues nuits d'angoisses.
(...)
Tout ce sang couleur béton.
Toutes ces rigoles coagulées,
le camion vert à jets matinaux, suce la saleté
nettoye, efface les traces
tel un vautour.
Matin nouveau. Tout va bien.
Les trottoirs lavés,
la ville peut nous recracher à la gueule
tout ce sang béton
noirci par la fumée
échappée des tôles mobiles.
L'âme
Souffle animal qui nous anime ...
État hypnotique et inconscient de pauvre de nous
Elle est nos pulsions, nos humeurs ingérables,
infernales appétits...
Médecins de l'âme,
laissez donc la vivre pauvre de nous,
même si c'est à nos risques et périls...
J'aime me tirer les cheveux en arrière et mes lunettes me donne la sensation de brume. Cette fumée caresse mes yeux. Je vois la vie en bleu. Mais très vite, je me plonge dans mes souvenirs, sans jamais en sortir. Pour jamais...
J'y vois la faiblesse de l'être humain. Nos tissus sont fragiles et notre système nerveux peut de tordre, se distendre. Loin, loin, au delà du regard. J'y vois beaucoup d'amour malgré tout. L'évasion du cœur est cruelle.
Mon tigre
tout nu tout doux
griffes dehors, griffes dedans
à ses genoux, je suis venue
à mes pieds, il est resté
je l'aime encore
tout comme avant
et c'est son cœur
tout caressant
qui m'a griffée
Sur une planche en fer
Je gis
Une lame tranchante
au dessus de mon corps
Elle se dirige vers mes pieds
me découpe en rondelles
Remonte ainsi
jusqu’au cou
Tranchée de tout mon corps
la tête est sauve
Je me réveille
| | Heroes | Les doigts croisés
tresse d'os
petite
lèche-les
un par un
petite ogresse
et tu verras
Dieu
O O
ooo
***************************************
En l'an 7, le ciel sera blanc
les corbeaux le voileront
il neigera rouge sang
leurs croassements aïgus
couvriront vos voix à jamais
les flocons deviendront
rivière
*****************************************************
je t'en con jure
prie pour nous
les pas sains et
les pas saintes
Conjure le mauvais sort
essore-nous
du fluide
acide
*******************************************
-Halte là, halte là....voyons il n'y aura donc plus moyen de l'arreter
cette table....elle à le diable au corps !
Puis, vint le moment de regagner leurs chambres respectives... Les "expérimentalistes" se regardèrent dans le blanc des yeux, puis, comme s'ils avaient tous entendu les mêmes paroles télépathiques, ils s'emparèrent de la maudite table en chêne.
-Bon Dieu qu'elle est lourde !
-Oh, c'est pas vrai, on n'arrivera jamais à descendre cette foutue table à la cave !
-Ah SI que je dis ! Il est impensable de dormir avec cette table de malheur auprès de nos lits ...
- il a raison, un peu de courage que diable ! Ces escaliers sont raides mais toutes ces ondes dans la maison, ça non !
- Oui, on va y arriver, ça m'a fichu une de ces frousses !
Alors, après les efforts endiablés de chacun, la table fût enfin descendue et disposée au fin fond de la cave.
Cette soirée à frisson, quelque peu arrosée de digestif fait maison, leur avait laissé un goût amer. En se dirigeant vers leurs chambres, un silence lourd s'était bien installé. Ils pensaient : "Et si c'était réel ? Que les esprits pouvaient vraiment communiquer avec les vivants ?" (...)
Le lendemain, nos hôtes, ayant repris "leurs esprits", se trouvaient bien sots, et pour finir, rièrent de leurs ridicules angoisses communes.
- Ah, c'était une soirée réussie, incroyable !
- On remet ça ce soir ? Ahhh Ahhh Ahhh !!
-Ouais ! bon c'est stupide, comment fait-on à présent pour prendre le petit déjeuner ?
Ils se précipitent en riant vers les escaliers de la cave, décidés de remonter la table en chêne. Mais de la table, il ne restait plus qu'un tas de cendres...
********************************************
Dans la blanche clinique psychiatrique...
femme réveil aux chants stridents
homme hurle à la mort, a peur De
la chaise électrique...
un fou amoureux entre et tend
une pomme
à celle qui,
paralysée de peur sous le drap rêche
ne veut pas manger
à la cantine... Non !
des plaintes, le long des murs
des grognements, toute la nuit
l'odeur de pisse et de drogue
envahit les Salles de tortures
infirmiers sadiques
aux bracelets de force
et aux yeux vitreux
soyez Maudits !
****************************************************
En cage ou en boite,
nous sommes tous
enfermés, parqués, fichés, controlés, maitrisés...
bébés éprouvette
enfants à l'école
ados en boite de nuit
travailleurs dans une boite
malades en clinique
morts en cercueil...
La seule évasion est la pensée, l'imaginaire, la création...
**************************************************
L'endormie, la rêveuse, l'idiote
celle qui n'affronte pas ses démons
celle qui attend que ça lui tombe tout cuit
dans le bec, la belle au bois ...
ton prince va massacrer à coups de couteau
le dragon sorti des flammes de l'enfer
pendant que toi tu rêvasses, connasse !
*************************************************
Télépathe, je perce
Le mystère
De ta conscience
Fantôme psychopathe
Je détourne tes rêves
Pirate de l’âme
Toi et moi sommes reliés
Par le cordon de la pensée
Infiniment... ne laissant
Plus de place au hasard
Télépathe, je viole
***********************************************
Allées terreuses. Silence. Out civilisation, bruyante et sans intérêt. J'écoute la langue étrangère et mystère des pierres calcaire. Messagers occultes, amis des corbeaux et des rapaces noctunes, laissez-moi devenir chatte.
Ce soir, mes amis les nécrophiles vont me rejoindre.
Ce soir, nous allons frotter les tombes pour voir ce que nous ne devrions jamais voir.
Ce soir, je vais faire de la gravure sur mort.
Ce soir, nous avons rendez-vous avec les grands esprits de la lune froide.
Ce soir, c'est le grand soir. |
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Cendre 's Details
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| Status: | Swinger | | Hometown: | Paris | | Ethnicity: | White / Caucasian | | Zodiac Sign: | Scorpio | | Occupation: | pff ! |
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Cendre 's Blurbs |
About me:
Carcasse osseuse et froide,
je lèche le feu de ma puissante langue de serpent.
Volonté de survie.
Je brulerai tout si il le faut. De mon sang froid, je sors tout ce que j'ai de plus chaud en moi.
**********************************************************
Putréfaction métallique de nos amours déchus
L'ennui traverse mes veines noires. l'ennui du jour. L'ennui du soir.
Rayon X d'un soleil enchante mon sommeil éblouissant. Il me rappelle à mes amours enterrées.
Vaines tentatives de lumière !
Détournement de chairs fraîches aux boyaux sanglantés...
Tiens toi à l'écart !
**********************************************************
Je rassemble les morceaux de moi, me reconstruisant pas à pas...
Les miettes laissées, éparpillées, ne sont plus que des cicatrices profondes qui crient encore LIBERTE !
Ainsi j'occulte l'effroi, et laisse glisser en moi la peur et l'horreur d'un fracas soudain, incontrôlable et violent. Le jeu de la roulette russe n'a rien d'excitant.
L'esprit suicidaire reste, malgré tout. Il est ancré en moi. Cherchant mes failles perdues, éparpillées qui me ramèneraient les morceaux lésés pour achever mon puzzle, je crie le manque d'une adrénaline qui se nomme illusion.
***********************************************************
Nuit glacée. Le camion arrive. Les hommes sont chargés à bloc de cadavres. Ils peinent à respirer. Leurs regards sont vides et opaques. Ils s'activent sans réfléchir.
Sous le poids des corps, il faut faire vite, les genoux commencent à plier et les épaules font mal.
Le camion décharge tout, laissant à son départ, la rue goutée de sang.
Mon grand-père prend le relais, et, de toutes ses forces balance les chairs sur des crochets d'acier. Il est cinq heures du matin. Une fois tous les cadavres suspendus, alignés dans la chambre froide, le travail peut commencer...
Le soir, tu passes tes mains bleuies et gonflées par le froid des chairs mortes sur mon visage. Tes caresses sont les plus tendres, les plus chaudes de toutes...
Tu m'a encore gardé le meilleur morceau.
Ta poupée va se régaler !
Tu n'as pas non plus oublié la chatte, qui roucoule en miaulant, se frotte d'excitation contre ton bas de pantalon épais et rêche. L'odeur du sang imprègne chaque fibres de tes vêtements. L'odeur menthe du sang se propage à présent dans tout l'appartement. La chatte attendait patiemment ton retour et elle court à nous faire tomber dans le couloir. Tu portes tel une offrande un petit paquet rose contenant sa boule de viande fraichement hachée et mon meilleur morceau. L'heure du repas carnivore a sonné !
Une fois la chair sanglante avalée, tes yeux se mouillent de fatigue, mais tu trouves la force d'éplucher mon orange. Dans un silence de mort, ton couteau confectionne d'un seul trait, une sphère de chair acide et veloutée. L'orange est vidée de sa peau. Mais c'est le fruit juteux qui cède le premier rôle à la peau. Alors, l'orange accordéon devient mon joujou préféré. Quand tu étais petit papi, c'est vrai qu'à Noël tu n'avais qu'une orange ? - Mais oui ! Je dégustais sa chair, la suçotais durant de longues heures.
Je porte alors une première tranche à mes lèvres, et lentement, je suce...
et puis, ton odeur de sang menthe dans le long couloir, je ne l'oublierais jamais.
elle me rappelle que je suis vivante, malgré les cadavres exquis dans ta chambre froide, qui n'attendent que le couteau et la fourchette, de ta main de sculpteur de nuit,
toi, mon cœur, ton cœur qui m'a lâchée si vite, tes vaisseaux étaient fragiles...tu sais ça?
irrigation du coeur, fleuve carmin de ma mémoire, tu es encore en vie. pour toujours, tu es le seul homme qui m'a vraiment aimée. toi le boucher du bois.
à suivre...
*********************************************************
Je marche en zig zag
pour trouver mon chemin
qui ne sera jamais le tien
Je marche en zig zag pour m'éviter
et nous éviter de trébûcher
*********************************************************
Humeur à couper
Ton heure a sonné
ce jeu est terminé
âme glacée
ma lame d'acier
est chauffée
à blanc pour toi
Toi qui vis qui je suis
gisante et froide
carcasse béante de vers
je sais qui je vais
manger
Chair tendre et rosée des toutes mes envies
Mon chaud lapin
pour toi je vais
à quatre pattes
disséquer ton petit corps écarlate
et m'offrir un festin cannibale
pour ensuite mettre à nu mes entrailles
pour te rejoindre
mon lapin
Dans les ténèbres,
pour toujours nous ferons l'amour
dans le sang menthe
de la joyeuse pluie rouge du monde
(...)

MADO
Nous sommes en 2050. La terre étouffe. Elle est surpeuplée. La cryogénie est à la mode. Les guerres éclatent de partout. Les hommes souffrent et sont malades. La monnaie n’existe plus. Un vulgaire roi, nommé Moi 1er, cloné, gouverne à lui seul la planète. Il est constamment shooté aux drogues les plus chimiquement élaborées et ne fait plus face aux conflits. Il ne souhaite qu’une chose : être out pour s’évader sur Satinia. Là bas, il y a des femmes ailées, de l’oxygène et de l’eau pure. Mado, créature terrienne survivante, se nourrie d’essence d’hommes encore purs…
Le meilleur moyen d’enfermer les gens avec leur consentement, c’est un monde virtuel dans ils sont des prisonniers consentants. Le surplus est ainsi évité, la place est dégagée pour ceux qui ont encore le courage d’affronter un semblant de vie sur terre.
Les hommes obtiennent l’orgasme en abusant de filles virtuelles. Les femmes ne touchent plus les hommes depuis bien longtemps, c’est interdit, trop dangereux, du fait d’une épidémie grandissante. Ils ne se reproduisent plus et achètent leurs enfants sur catalogue à prix moindres. On ne connait pas le laboratoire où sont fabriqués les embryons, ni dans quelles conditions.
Dans un monde où tous sont internés passivement, survit dans l’ombre Mado...
Elle vit dans un monde parallèle et fantasmagorique dans lequel elle pourrait s’entourer exclusivement de males. Elle aime les hommes, les mangent, les sucent, les violentent et les tuent. Mante religieuse ne croyant qu’au sexe et au foutre. Mado est folle et définitivement dangereuse. Elle est la beauté du diable incarnée. Sa silhouette longue et fine ressemble à une lame de couteau. Son visage est creux, ses yeux sont cristallins et ses cheveux sont bleus, très fins, d’une longueur interminable. Son corps flotte dans les airs se terminant par de longues mains aux doigts d’une extrême finesse. Sa voix est grave presque rauque. Elle ne porte que des tuniques argentées, miroir, comme une seconde peau. Un médaillon large et épais, représentant une tête de chouette en acier blanc lui cache son cou ; au niveau de la tranchée, la serre.
Ce soir, elle se veut chasseuse. A la recherche d’un male égaré, stupide et attirant. Mado à la tombée de la nuit, se glisse dans les rues les plus étroites de la vieille ville, camouflée par une cape violine à large capuche. Ses yeux brillent dans l’obscurité. Son souffle se fait de plus en plus court, son cœur bat au ralenti. Une brume légère, chaude, se dégage de son corps. Sa cible est maintenant repérée. Elle s’arrête devant lui, lui barre le chemin. Elle esquive un sourire pâle qui le laisse subjugué par tant de beauté. Quelques minutes plus tard, l’homme se retrouve enchaîné au pied du lit de Mado. Elle a la chatte rasée, elle l’écarte doucement. Nuage rose à faire frémir la voie lactée toute entière. Sa proie, désemparée et excitée comme jamais ne l’a été, se met à lécher du mieux qu’il peut le con. Les draps s’humidifient, la queue du mâle est toute droite, prête à gicler. Mado lui sourit d’un air cinglé et incline sa tête et se met à ramper sur le ventre. Sa langue, totalement déliée du filet de chair la retenant de la mâchoire supérieure est démesurément longue et pointue. Elle s’avance lentement vers le membre droit et nerveux de l’homme. Puis, d’un hochement de tête, Mado engloutie la queue du magnifique, qui lui, à les yeux retournés dans ses orbites oculaires. C’est le blanc. Puis, le trou noir. Mado serre le membre entre ses dents et l’avale de toute sa gorge. Lève la tête. Son rire grave se fait entendre. Puis, un cri aigu et saccadé déchire le ciel. Le cœur du malheureux a lâché.
Mado emporte le cadavre en érection et encore chaud dans son antre, refuge au décor baroque et sombre, où elle met en œuvre des incantations secrètes pour Moloch.
Oh Moloch tout puissant ! Je te confie ce fou. Son cœur est pur et son foutre est sucré. Emporte-le dans tes ténèbres, loin de ce monde virtuel et froid. Fais-lui connaître les véritables plaisirs de la chair, déchires-le, broies-le, suces-le. Et rends-moi son essence. Je la veux. J’ai soif Moloch ! Emplies une fiole de son fluide, concentré de lui et rapportes-la moi. Vite ! Je ne peux attendre davantage.
Et c'est dans un déchirement insonore que les murs de la pièce disparaissent. Laissant place à Moloch, dieu des jeunes morts.
Mado est en transe…Moloch se régale…exécute les ordres de la divine. .
L'aube pointe. Les rues désertée en cette nuit de sacrifice se remplissent d'hommes et de femmes blanchis de leur âme.
Les écrans se propagent et s'éclairent au fur et à mesure des aiguilles du temps. Les heures sont trafiquées. Le temps passe plus vite, faisant croire à une longévité grâce à des pilules remplies de protéines d'insectes broyés provenant d'une vaste vallée équivalent au continent asiatique aujourd'hui enseveli sous les eaux. L'extraction des os et leur broyage industriel procure force et résistance.
Mado se lèche pour nettoyer sa peau encore imprimée d'une odeur acier de sang. Ses jambes souples se tirent et s'allongent tel un félin en plein délire. Persuasive femelle et assassine. Mado tient fermement sa fiole entre ses mains. Jetée à présent dans les rues encore vierges de strass publicitaires, distributeur de rêves, elle se dirige vers une boutique alimentaire. Préoccupée par sa faim grandissante, la chère mante religieuse se procure les insectes entiers. Passe l'angle pour se rendre dans une bijouterie se procurer de l'ambre. Nous sommes un samedi.
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