Sur la colline, là où hurle le vent et où sifflent les serpents
Où le bien et le mal s'enlacent comme des amants
En ce moment de feu où le ciel s'écarlate, où jour et nuit se consument ....
Fils du vent, tu te tiens entre le soleil et le monde....
L'astre enflammant ta peau écorchée par les tiens....
Tes mains tremblantes soutiennent une lourde lame rouillée....
Mille batailles qui furent, mille fois tu fus blessé....
Et cent mille fois encore tu oseras affronter ....
Ceux qui se disent tes frères mais veulent noyer ton âme....
Ou de peur de l'aimer, en étouffer la flamme....
Fils du vent ! tu soutiens du regard l'univers....
Porte le poids d'un fardeau qui jamais ne fut tien....
Espoir pour les lâches que tu demandes grâce....
Admette tes faiblesses et implore le pardon....
Mais la pitié est mépris, coup de fouet sur le coeuur....
Et plutôt qu'y céder tu hurleras sous les coups....
Honni, haï, brisé, mais à jamais debout....
Brûlant tes yeux desséchés à la beauté de l'aurore....
A jamais debout....
Regardant loin devant....
A jamais debout....
Même pieds et poings liés....
A jamais debout....
Regardant droit devant....