Photo of dashiell hedayat

dashiell hedayat

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  • Genre: Folk Rock / Glam / Progressive

    Location FR

    Profile Views: 40242

    Last Login: 5/19/2007

    Member Since 5/13/2006

    Type of Label Major

  • Bio

    J'ai desserre mon noeud de cravate, je pince les cordes d'une invisible guitare electrique, je me dehanche dans mes cuirs imaginaires, me revoici la pop star inconnue que je fus, la figure legendaire de l'underground parisien des early seventies - yeah ! je suis Dashiell Hedayat, je joue Obsolete. Je me lance dans ce long crescendo de la face B, Cielo drive. Depuis que j'ai assigne un terme a ma vie, qui n'est autre que l'invivable, et que je vois s'amenuiser le vivable de jour en jour, de plus en plus souvent mon passe me revient ainsi par bouffees, sans que je le sollicite, comme ces fantasmes qui s'imposent soudain a nous avec toute l'insistance du desir au milieu de la morne routine quotidienne ; des souvenirs de jeunesse que j'aurais crus sinon a jamais effaces, du moins tres affadis. Mais l'affect m'assaille, vivace, acide : sons et couleurs électriques, odeur de hasch, flashes, décomposition du spectre lumineux, stridences des guitares slide, sueur et encens, volutes de fumée bleue, frisson du bois crissant sur la peau tendue d'une caisse claire, cuir moite du col comme un baiser au cou, cheveux dans les yeux, envolee d'un solo alors, ivresse, brefs riffs assourdissants et glissandos en vrille a la Jimi Hendrix. Plus que souvenirs, moins que souvenirs, sensations, pures sensations : fatigue heureuse d'une nuit de defonce et d'impros, remanence du tempo dans loreille et les os, lumiere noire, amere saveur de l'herbe, quelques brins coinces entre les dents, envie a la fois de pleurer et de rire, hebetudes, etats limites, proches de la folie... Plaisir violent et neuf que je retrouve intact, sans ce flou habituel dont la nostalgie voile le passe, l'ombre au pastel, en estompe avec les joies et les souffrances. Aucun regret, si ce n'est de l'energie qui m'animait alors, qui me faisait consentir à la cruaute de l' existence, sa beaute rimbaldienne. Aubes batailleuses à Soho ! Dans Wardour Street, les reflets des neons criards qui sur le fog jaune sale écrivaient Night.... L'instant ou le feu de croisement dont seul clignotait lorange reprenait son mode diurne d'alternance tricolore, que nous attendions comme une promesse faite a nous seuls... Le ceremonial du shit et du shilom dans cet obscur basement tendu de vinyle bordeaux, a Bayswater, sous la reproduction d'un tryptique de Bacon ; j'y etais trois fois cet homme livide, malade, nu : - sous une ampoule nue, - aux chiottes, - vomissant dans le lavabo... Blues... Rock... Seances de pose avec Mick Rock, le photographe des stars... And all that..., repetait inlassablement lami Syd Barrett, bottine de cuir orange au pied gauche, de cuir bleu au pied droit, campe sur son parquet aux lames peintes alternativement en bleu et orange, definitivement perdu dans son trip. Dolce vita des nuits romaines, aussi, si je remonte encore un peu dans le temps. En juin 68, a l'heure ou les gaullistes remontaient les Champs-Elysees, Malraux et Debre bras dessus, bras dessous, je passais le pont de Lodi, et le bonheur etait une idee neuve pour moi. Apres trois jours de stop, je faisais une entree triomphale au Colisee, en chantant Che cosa ce ? C'e che mi sono innamorato di te J'avais vingt et un ans, et il me semble que je n'ai plus dormi de tout l' ete, cet ete-la. Je me souviens de mes deambulations sur le pave sonore, en compagnie des ragazzi de Pier Paolo, au Trastevere. Je me souviens d'Ugolino, de Luigino, de Nino. Comme je me souviens de Fabrizio-il-Magnifico, qui montait le grand escalier en pente douce du palais ou il logeait sur sa moto, pleins gaz... De nos improvisations de water music a la fontaine des Quatre Fleuves, Piazza Navona. Mais je me souviens aussi de Fellini, entoure d' une meute de courtisans et marchant neanmoins du pas digne et mesure d'un monsignore, Piazza del Popolo -"Ciao, Federico ! L'ete suivant, ce seraient les paradis artificiels a l'Isola dei Galli. Charge d'acide, je me suis noye aux premiers accords d'Electric Ladyland, j'ai repris pied sur un rocher au son d'A Love Supreme. Pierre Clementi m'a crie du haut de la terrasse : Tu vois, la vie !. Je me souviens des inventions poetiques avec Viva Superstar, et de ses larmes lorsque nous avons appris l'assassinat de Sharon Tate. Je me souviens de mes cadavres exquis avec Gerard Malanga. Je me souviens du concert de Glastonbury, lorsque jai entonne face a cent mille spectateurs tous defonces Everybody Must Get Stoned... Quoi d'autre encore ? La nappe en papier sur quoi j'ai jete les premières paroles de Chrysler, a la Coupole. Un buf sur un toit en Provence, du crépuscule a l'aube, une musique repetitive jouee à l'ordre positif, sous la nuit etoilee, une musique repetitive jouee a lorgue positif, sous la nuit etoilee - Steve Reich... Je me souviens de lectures publiques : Being, Le Bleu le bleu, Le Livre des morts-vivants... Au Festival d'automne, les spectateurs masques de loups qui me regarderent mimer une heure durant une agonie : premiere, et derniere, representation de ma piece Hop ! Hamlet... Cut ups avec William Burroughs : la vaste salle a manger vide du Piccadilly nous evoquait un paquebot qui coule tandis que l'orchestre, impavide, continue de jouer des standards... Experiences ! Experiences etait le terme dont on qualifiait alors avec un serieux un rien risible ces delires plus ou moins reflechis. JACK-ALAIN LÉGER
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  • The Crooked Axis String…

    The Crooked Axis will play at Pentrock festival, Lemberg, France, 27 may 2012, with crazy & groovy bands like Gamesdoglar, Roots Noise, The Boring, Gary, Watch Me Sink, ... 
    http://www.myspace.com/events/View/12838326/The-Crooked-Axis-live--Pentrock-festival
    http://mysp.ac/Jj9Zvk ;
    http://www.facebook.com/events/181041215349321/ ;
    http://www.facebook.com/events/399468646741016/ ;

    Spread the word and bring your friends! 

    1 year ago
  • 1 year ago
  • Willi

      

    1 year ago
  • mad

     http://youtu.be/wkGFjYNiPSE
    Voici le lien de l interview de dashiell sur youtube   Mad

    1 year ago
    • chaman59

      Chapitre 2:

      "Les chats qui ne me laisseront jamais passer..."

       Je suis timide.

      Eh oui.

      Timide.

      Voilà pourquoi Florence est un rêve inaccessible.

      Oh bien sûr je discute avec les nanas!

      De tout…de musique, bien sûr,…de bouquins, de politique, de tout ce qu’on veut….

      Mais lui dire, à Florence, que son regard sombre me fait craquer…que lorsque par hasard il tombe sur moi même comme s’il ne me voyait pas, je sens comme une main à l’intérieur de mon ventre qui me serre les tripes, une rapide sensation de vertige, et pourtant tout cela est d’une douceur infinie… je sens toute tension me quitter, et pendant quelques secondes le monde extérieur n’existe plus…

      Plus que ces deux yeux noirs un peu tristes ou voilés parfois…

      Quelques fois mon regard descend un peu plus bas, jusqu’à ses deux petits seins, lorsqu’ils se révèlent en contre-jour sous ses légères chemises…et parfois encore plus bas et là…..

      “C’est une fille de l’ombre….” chantonne Dashiell entre les cascades de rire et gémissements de Gily

      Entre ses seins ses si seins…..une fille de l’ombre…”

      Lui dire, à Florence? Je pourrais pas.Fait chier.C’est même plus être timide, ça….Même au bout de quelques bières.Même après quelques joints….y’a pas moyen.Tout ça reste dans ma tête, dans mon coeur, d’un seul coup je me tais et en général je me barre sous un prétexte ou un autre….

      J’en ai marre, je me sens con comme c’est pas possible.En plus je rougis…dès qu’on fait allusion à ça…Ca me tue, je préfère pas en parler, là, d’ailleurs…

      Bien sûr je l’ai trouvé, Obsolete…

      Jean-Pierre m’a sous-estimé, je l’ai vite trouvé chez Clémentine, à Montparnasse, où le vendeur me connait et me prévient quand il reçoit des disques pirates, comme le “live à Stockholm” de Jimi, que je lui ai pris à 70 sacs…Obsolete, ça n’a pas pris trop longtemps, pour moi bien sûr…

      J’apprends vite.Très vite.Je suis plutôt démerde.

      C’est peut-être la cata côté filles, mais sur d’autres plans, j’assure un max…

      Côté argent de poche, par exemple, y’a bien longtemps que j’ai plus besoin de ramper devant papa-maman, plutôt maman, d’ailleurs, de toute façon c’est elle qui s’occupe du fric à la maison, même papa lui demande, et puis on se cause pas trop, papa et moi, encore moins depuis que je me laisse pousser les cheveux et que j’ai un ou deux bracelets en plastique mauve…

      Oh, il dit rien….De toute façon il me voit pas.Il se rappelle de mon existence seulement lorsque je fais une connerie assez évidente pour qu’elle remonte jusqu’à lui…

      Bon, en fait ça m’arrange, il m’emmerde pas au moins, c’est maman qui sert d’intermédiaire, je sais pas ce qu’elle lui raconte pour qu’il lache sur certains trucs, mais pour le concert de Jeff Beck, par exemple, au bout de 2 mois à tirer la tronche et ne plus sortir de ma chambre, à écouter de la musique, ils ont fini par craquer…et depuis c’est dans la poche!!

      Du coup, je suis allé voir Hawkwind 2 fois à l’Olympia, c’était GE-ANT!Ils ont 2 batteurs sur scène!Et un light-show d’enfer!En plus, et ça j’en ai pas trop causé, il y avait Stacia, leur danseuse qui se met carrément à poil!!Elle est immense cette nana, elle doit faire 2 métres, elle a de ces nibards, et puis malgré le stroboscope, on voit tout!

      Mais franchement, défoncé comme je l’étais, avec leur musique de dingues et elle qui dansait devant la scène comme dans un rève j’étais vraiment parti ailleurs.J’ai même eu PEUR, ouais, quand ils ont tout arrété d’un seul coup!

      Plus de musique, plus de lumière, le noir… juste une sirène un gyrophare, et une voix” DO NOT PANIC!DO NOT PANIC!” Tu parles, DO NOT PANIC, tout le monde a cru qu’il y avait un problème, j’ai bien vu le regard de ceux qui s’étaient arrétés de danser comme moi, les yeux hagards et affolés……

      Et puis BLAAAAAAAAAAAAMMMM c’est reparti à fond d ‘un seul coup…Sonic Attack ils appellent ça, et ça marche, hein…

      Puisque je peux désormais monter à paris presque comme je veux, je m’en prive pas!!J’y suis fourré tous les week-ends, j’y vais surtout pour acheter des disques, et en ramener pour ceux qui n’ont pas cette chance…Bien sûr, je prends une petite com’ là-dessus, ils sont au courant et tout le monde est content!

      De temps en temps, je prends aussi des pièces pour fabriquer des modulateurs…oui, vous savez, le boitier qu’on branche sur une chaîne stéréo, avec une ou deux rampes de spots, et la lumière clignote en rythme, comme dans les boîtes ou les concerts, justement…avec un ou deux joints, je te raconte pas!

      Ca coûte rien à fabriquer, et dans le commerce, ça vaut 300 balles, je les fais à moitié prix, et ça me rapporte aussi, l’air de rien…Mais bon, ça c’est rien…

      Après le concert de Jeff Beck, quand j’ai raconté ça, y’a Joël, le grand rouquin en 4ème, qui a rigolé:

      “Les trucs qu’ils se passent avec un foulard accroché?Mais c’est des Shilums!!!Tu sais pas ce que c’est?T’as jamais fumé?”

      “Fumé? Ben si, ma frangine et moi, de temps en temps, on pique une clope à mes frangins et on va la fumer au grenier, mais ce truc, là, un shilum t’appelle ça?, j’ai jamais vu ça…t’achète ça où?”

      Il est parti dans un fou rire, ce con-là…Une fois encore j’ai rougi comme tomate, même si les autres avaient pas pigé non plus…C’est Tournadre, celui qui m’a fait écouter Genesis, qui m’a dit:

      “Mais c’est comme des joints, on met du shit et du tabac dedans, il font comme ça en Inde…"
      -Mais t’as déjà fumé, toi?
      “Ben, ouais, un peu, de l’herbe…"
      -Et ça fait quoi?
      “Ca fait …heu, ça fait délirer, quoi, t’as la tête qui tourne, comme dans les manèges, tu vois, pas comme de l’alcool, et t’imagines des trucs, et puis ça fait rire aussi…chaipa trop quoi te dire…”
      -T’en as eu comment?
      “C’est Joël qu’en a, il en vends un peu quand il en a pas mal…”
      -Ca vaut cher?
      “Bah, lui il me l’a fait pour 10 balles un gramme, y’a de quoi faire 3/4 joints…”

      Ca, c’était au début de l’année…..Ca me fait rigoler….

      Depuis, Joël c’est devenu mon meilleur pote.Et on vend du shit, de l’herbe, et depuis peu de l’acide ensemble, pour tous les fumeurs du Lycée, y’en quand même pas mal, je dirais une cinquantaine, au pif, sur 2000 élèves…

      Alors quand je dis que j’apprend vite, et que pour l’argent de poche, les disques Import, les concerts et les bières à l’Oasis, ça va….

      1 year ago
    • chaman59

      Merci, Mad, je l'avais perdu...et bravo pour ton site et les tofs...dont une Chrysler rose garée au coin de Cielo Drive?

      Petit cadeau, en retour, en hommage à Dashiel, Gong, et toute une époque révolue, un äge d'or, par certains aspects...Quelques mots, un extrait d'un roman que je n'ai jamais écrit, pour des amis tous partis vers d'autres existences ou peut-être j'espère....Nirvana?


      §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
      Les Naufragés de l'Asphalte

      Chapitre 1:
      "Ma paranoia s'éclaire 
                         Lorsque j'ouvre le frigidaire...."



      Etrange rose CLAIR

      …indéfinissable…je me permets de lui emprunter un L , comme je piquerais l’aile d’une Chrysler rose garée au coin de Cielo Drive, pour retaper celle qu’on a abandonné au fond de la cour…

      De lui souffler un peu de H pour la route…et j’obtiens donc un rose CHAIR

      qui , lui, dit bien ce qu’il veut dire, dans toute l’essence du terme…

      1973….Florence Chemelny sirote un demi, assise à sa table préférée de “L’Oasis”, le troquet du Lycée, entre deux heures de cours…elle a le regard entre vague et houleux, presque chaviré, même….que j’aime ces yeux noirs…

      Florence c’est un rêve inaccessible pour moi…

      Je la guigne de loin, de MA table préférée de l’Oa, comme on dit tous, au lycée de Corbeil, comme disaient déjà mes 2 frangins avant même que j’y mette les pieds, avant même que je goûte à la bière, avant qu’ils partent faire un tour jusqu’en Afghanistan, l’année dernière.

      SANS MOI…

      J’en ai fait toute une crise, qu’ils ne m’aient pas emmenés…Merde, j’avais 13 ans, quand même, je ne suis plus un gamin…Les salauds…

      Oh, ils ont eu beau me ramener des babioles en argent, des chemises afghanes et même un pendentif en lapis-lazuli…Ils ont beau me parler de la Kaboulite, cette soi-disant maladie qui empêche de quitter Kaboul pour revenir, je leur en veux encore à mort, putain!

      Bah, au moins, j’ai pu profiter de leur chambre pendant un mois, et srtout de leur AMPLI, celui qu’ils ont fabriqué eux-même, et écouter tous leurs 33 tours à gogo….c’est cool, c’est autre chose que l’électrophone mono dont je dois me contenter, quand Mireille ne le monopolise pas pour écouter ses conneries, son dernier truc c’est un 45 d’un mec, Michel Jonasz…y’a pas idée d’un nom pareil…”Dites-môâââ…” il bèle presqu’autant que Julien Clerc, lui…

      Moi, dans la chambre des gars, j’ai pu écouter à fond Ummagumma, Woodstock, et ce disque vraiment bizarroïde mais qui me fascine: “The Pusher”, de Steppenwolf, Live at The Matrix”…20 minutes, dont 10 de bruits bizarres, et d’un seul coup: LE solo de guitare, un truc qui me donne direct la chair de poule quand je l’entends…

      Pourtant cette année, j’ai enfin réussi à aller voir un vrai concert de rock: JEFF BECK!! à l’Olympia!

      C’a été la guerre avec les parents, ils ont pas voulu que je monte à paris tout seul en train, il a fallu qu’ils me déposent devant l’Olympia et aillent voir les videurs pour qu’ils me laissent entrer , putain la honte…

      La fois d’après, pour Hawkwind, j’ai enfin pu y aller seul…Y’avait des sepsis et des shilums qui tournaient, avec des foulards accrochés, je savais même pas ce que c’était!

      Je me suis rattrapé, depuis….D’ailleurs, là, je viens d ‘aller fumer un shubang de libanais avec Joël et Dédé la Fleur, mes potes avec qui je deale le shit et l’herbe, au bahut….

      Je suis raide déf’…

      Je regarde encore Marianne, la vache qu’est-ce qu’elle est mignonne avec son petit museau de chat….!

      Elle, c’est autre chose, elle a 2 ans de plus que moi, et il paraît qu’elle prend de l’héro….son frangin aussi, le grand qui est à la Fac de Vincennes, et qui m’a branché pour trouver de la Colombienne au kilo, dans l’amphi, il est super sympa ce mec, et sa copine Nedjma…

      Eux, ils écoutent Berlin, de Lou Reed, et quand je lui ai parlé de sa petite soeur son regard s’est un peu assombri et il m’a juste dit vite fait “Son disque préféré c’est Obsolète, elle écoute que ça, mais t’auras du mal à le trouver…”

      1 year ago
  • Dadi et Charlie

    Hommage d'admirateurs de Gong, soft machine et autre Obsolete, vous continuez à nous influencer LOVE et peace partout

    1 year ago
  • chaman59

     Salut Dashiell alias Jack-Alain, alias alias alas.....Vu nos âges et, pour reprendre ta bio paresseuse, nos "expériences", je me permets de te tutoyer.....Par un de ces (pas si...) étranges télescopages que Gogol peut nous offrir, je suis retombé sur une interview de toi par Denise Glaser....quelque chose d'inestimable, j'ose le dire, pour quelqu'un comme moi, qui tient ton roman "Le livre des morts-vivants", pour l'un des plus rock'n roll ET romantique que j'aie jamais pu lire, au même niveau qu'un Brautigan, au hasard, ou qu'un Fante,  un "Jules et Jim" non autocensuré....

    La scène d'amour/baise entre Zelda, Clarence et....toi? reste un des musts de la littérature française, oui, j'ose sans aucun complexe, tant il est vrai qu'une "scène d'amour " classique est ce qu'il est le plus difficile d'écrire, alors une Triade...(.;+) private joke)!!!

    Je ne parlerai même pas des passages déchirants dans la clinique de Cielo Drive, qui sentent soi leur pesant de vécu, soi leur pesant de véritable talent...Il fallait oser faire mourir Clarence comme Brian, t'as osé, et tant mieux....

    Un peu plus jeune que toi, je viens d'une époque, le siècle dernier, où beaucop d'entre nous osèrent beaucoup, et si, comme le dit je ne sais plus quel wikimachin, la Chrysler rose revit actuellement dans les cours de lycée, ce n'est que justice, 
    après tout elle fit sacrément fantasmer ceux des 70's...

    Le passé, le passé?????

    Que nenni, cher Dashiell, alias........, que nenni, j'ai 52 balais, ex-junk des 70's et toujours et encore bien VIVANT, comme toi certainement, j'ai appris à danser sur les cadavres de mes ami(es) comme ils l'auraient souhaité, et boire un p'tit coup de nostalgie de temps en temps permet parfois de continuer à aller de l'avant, anyway, we know the way everything ends....;+)

    Merci Dashiell, Jack-Alain, Paul,  etc....juste, s'il te plaît, un petit effort, mets au moins "Obsolete" entièrement en écoute......de toute façon on te l'a piraté depuis bien longtemps déjààààààààààààààààààààà............

    Dashiell et Denise.....:http://www.youtube.com/watch?v=wkGFjYNiPSE

    1 year ago
  • The Crooked Axis String…

     Merci! Cheers. Peace.

    2 years ago
  • Emily S. Gragg



    Hello ,thank you add me!

    2 years ago
  • 2 years ago
  • Sam Nolin (NEW LP "POST…

    NEW ALBUM AVAILABLE !!!

    "Postcard From Earth" Cover !

    Line up : Louis Aguilar, Tycho Brahé, Léo(88man), Nil Nosma, Alexandre Legarez, David Fenech, Dudy Ruby, Jullian Angel, Kawaii, Olivier Chévre, Sammy Decoster, Sing Sing, Red & Yeepee.

    Digipack limited to 200 copies hand numbered

    2 years ago
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Bio:

J'ai desserre mon noeud de cravate, je pince les cordes d'une invisible guitare electrique, je me dehanche dans mes cuirs imaginaires, me revoici la pop star inconnue que je fus, la figure legendaire de l'underground parisien des early seventies - yeah ! je suis Dashiell Hedayat, je joue Obsolete. Je me lance dans ce long crescendo de la face B, Cielo drive. Depuis que j'ai assigne un terme a ma vie, qui n'est autre que l'invivable, et que je vois s'amenuiser le vivable de jour en jour, de plus en plus souvent mon passe me revient ainsi par bouffees, sans que je le sollicite, comme ces fantasmes qui s'imposent soudain a nous avec toute l'insistance du desir au milieu de la morne routine quotidienne ; des souvenirs de jeunesse que j'aurais crus sinon a jamais effaces, du moins tres affadis. Mais l'affect m'assaille, vivace, acide : sons et couleurs électriques, odeur de hasch, flashes, décomposition du spectre lumineux, stridences des guitares slide, sueur et encens, volutes de fumée bleue, frisson du bois crissant sur la peau tendue d'une caisse claire, cuir moite du col comme un baiser au cou, cheveux dans les yeux, envolee d'un solo alors, ivresse, brefs riffs assourdissants et glissandos en vrille a la Jimi Hendrix. Plus que souvenirs, moins que souvenirs, sensations, pures sensations : fatigue heureuse d'une nuit de defonce et d'impros, remanence du tempo dans loreille et les os, lumiere noire, amere saveur de l'herbe, quelques brins coinces entre les dents, envie a la fois de pleurer et de rire, hebetudes, etats limites, proches de la folie... Plaisir violent et neuf que je retrouve intact, sans ce flou habituel dont la nostalgie voile le passe, l'ombre au pastel, en estompe avec les joies et les souffrances. Aucun regret, si ce n'est de l'energie qui m'animait alors, qui me faisait consentir à la cruaute de l' existence, sa beaute rimbaldienne. Aubes batailleuses à Soho ! Dans Wardour Street, les reflets des neons criards qui sur le fog jaune sale écrivaient Night.... L'instant ou le feu de croisement dont seul clignotait lorange reprenait son mode diurne d'alternance tricolore, que nous attendions comme une promesse faite a nous seuls... Le ceremonial du shit et du shilom dans cet obscur basement tendu de vinyle bordeaux, a Bayswater, sous la reproduction d'un tryptique de Bacon ; j'y etais trois fois cet homme livide, malade, nu : - sous une ampoule nue, - aux chiottes, - vomissant dans le lavabo... Blues... Rock... Seances de pose avec Mick Rock, le photographe des stars... And all that..., repetait inlassablement lami Syd Barrett, bottine de cuir orange au pied gauche, de cuir bleu au pied droit, campe sur son parquet aux lames peintes alternativement en bleu et orange, definitivement perdu dans son trip. Dolce vita des nuits romaines, aussi, si je remonte encore un peu dans le temps. En juin 68, a l'heure ou les gaullistes remontaient les Champs-Elysees, Malraux et Debre bras dessus, bras dessous, je passais le pont de Lodi, et le bonheur etait une idee neuve pour moi. Apres trois jours de stop, je faisais une entree triomphale au Colisee, en chantant Che cosa ce ? C'e che mi sono innamorato di te J'avais vingt et un ans, et il me semble que je n'ai plus dormi de tout l' ete, cet ete-la. Je me souviens de mes deambulations sur le pave sonore, en compagnie des ragazzi de Pier Paolo, au Trastevere. Je me souviens d'Ugolino, de Luigino, de Nino. Comme je me souviens de Fabrizio-il-Magnifico, qui montait le grand escalier en pente douce du palais ou il logeait sur sa moto, pleins gaz... De nos improvisations de water music a la fontaine des Quatre Fleuves, Piazza Navona. Mais je me souviens aussi de Fellini, entoure d' une meute de courtisans et marchant neanmoins du pas digne et mesure d'un monsignore, Piazza del Popolo -"Ciao, Federico ! L'ete suivant, ce seraient les paradis artificiels a l'Isola dei Galli. Charge d'acide, je me suis noye aux premiers accords d'Electric Ladyland, j'ai repris pied sur un rocher au son d'A Love Supreme. Pierre Clementi m'a crie du haut de la terrasse : Tu vois, la vie !. Je me souviens des inventions poetiques avec Viva Superstar, et de ses larmes lorsque nous avons appris l'assassinat de Sharon Tate. Je me souviens de mes cadavres exquis avec Gerard Malanga. Je me souviens du concert de Glastonbury, lorsque jai entonne face a cent mille spectateurs tous defonces Everybody Must Get Stoned... Quoi d'autre encore ? La nappe en papier sur quoi j'ai jete les premières paroles de Chrysler, a la Coupole. Un buf sur un toit en Provence, du crépuscule a l'aube, une musique repetitive jouee à l'ordre positif, sous la nuit etoilee, une musique repetitive jouee a lorgue positif, sous la nuit etoilee - Steve Reich... Je me souviens de lectures publiques : Being, Le Bleu le bleu, Le Livre des morts-vivants... Au Festival d'automne, les spectateurs masques de loups qui me regarderent mimer une heure durant une agonie : premiere, et derniere, representation de ma piece Hop ! Hamlet... Cut ups avec William Burroughs : la vaste salle a manger vide du Piccadilly nous evoquait un paquebot qui coule tandis que l'orchestre, impavide, continue de jouer des standards... Experiences ! Experiences etait le terme dont on qualifiait alors avec un serieux un rien risible ces delires plus ou moins reflechis. JACK-ALAIN LÉGER

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May 13, 2006

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