Demian Clav “Nightfall prayers”
(Cykxincorp Records)Les Nantais de Demian Clav privilégient sur Nightfall Prayers [Cykxincorp Records] une folk tourmentée, qu'ils tentent par moment d'électriser en la dotant de voix samplées et de sonorités synthétiques parfois un peu convenues... Le climat ainsi obtenu est néanmoins saisissant, cinématographique, et dégage une grande pureté ; on appréciera également pleinement les plages plus nerveuses, à la fois dark et lumineuses. Le style de Demian Clav se veut unique et personnel, et mêle avec brio sincérité, déviance et pureté dans l'exécution. Le tout séduit sans coup férir, toujours équilibré, entre rudesse rock et joliesse vocale. (Prémonition)
Il primo suono che si avverte è una vibrazione, ripresa pari pari da "Foxy Lady" di Hendrix, poi annegata nel silenzio e negli spoken-word. Ma nessun altro indizio potrebbe essere più fuorviante, poiché la reale natura del progetto è ben altra. I Demian Clav si sono formati nel 2006 a Nantes, Francia, dalla mente di LSK (voce ,tastiera e chitarra ritmica ) e Aurélien Chevalier (chitarra solista), che però lasciò la band circa tre anni dopo. Furono poi Antonin Faurel e Wehwalt (bassista), Xandr, JP, Chris (batterista) e Simon Garot (chitarra) a raggiungere in corsa la band in qualità di collaboratori. E questa è una delle due opere nate nel 2009: difficile tracciarne le coordinate precise, se non per definirla come una sorta di teatrale atto gotico che pesca sapientemente tra musica classica, folk, la facciata più mistica dei Dead Can Dance ed un tocco di alternative rock (il pulsante finale dell'opera). LSK è il deux ex machina del progetto, avendo firmato praticamente quasi tutto il disco (eccetto due brani), ed accompagna il lettore/ascoltatore attraverso le 14 stanze senza tetto con il suo timbro oscillante tra l'ultimo Brendan Perry e il Waters del periodo "The Final Cut" ("Earlinger Lake"). Ove si possono avvertire rumori di fondali marini, vibrazioni ("White Evening" scivola via anche verso l'ambient) e dialoghi, mentre la musica prosegue nel recitarvi. Alle strutture maggiormente folk va il plauso più scrosciante: sono leggiadri gioiellini pezzi quali "Threshold" ed "Ex Oriente Lux", accompagnati da una flebile chitarra di serafico abbandono o da tenui arpeggi scanditi. La drammaticità si erge sovrana nel pentagramma a tinte sempre varie e particolareggiate, sussurrata tra violini in tensione con l'aria ("H. Castle Graveyard") o resa epica da organetti ecclesiastici innestati a mò di pianoforte ossessivo ("Time Execution"). Quattordici stanze senza un vero edificio, ma ognuna sicuramente accogliente per chi ama il volto oscuro della darkwave più sofisticata, come quella di Edward Ka-Spel e soci. Ora l'ultima 'preghiera' è quella della vostra curiosità: fate che sia soddisfatta.(Federico Francesco Falco)
Paru récemment sur le label new-yorkais Cykxincorp Records, Nightfall Prayers, premier album des français Demian Clav, nous replonge dans les découvertes psychédéliques des seventies sous un rock froid, rétro, mêlé à des envolées atmosphériques plus modernes. Épurées et mélancoliques, les quatorze pistes de ce premier opus se découpent en parties complémentaires, liées par un revival plutôt intéressant d’un Art rock floydien. Entre post-punk brumeux (« Time Execution »), rock psychédélique (« H. Castle »), ou plus généralement rock progressif, Demian Clav joue une musique dénudée, sur le fil du rasoir, jonglant perpétuellement entre l’acoustique et l’électrique. La voix grave accentue les ambiances glaciales noyées dans les samples, apportant une atmosphère souvent glaciale mais hypnotique. Si le son, délibérément suave et tiède, parait quelquefois un peu vieillot voire maladroit, il permet néanmoins de se transporter complètement dans le contexte de l’album. Ici, l’auditeur se cloître dans une bulle, dans laquelle il se laissera plonger entièrement ou sera rapidement lassé. Nightfall Prayers est froid comme la neige, aussi blanc et gris, comme ces longs dimanches dont la monotonie paralysante finit par apaiser. On pense parfois à Death In June et Current 93, sous un aspect néanmoins nettement plus rétro et rock, polysémique. Un premier album convaincant et hors du temps, sans fioritures, un peu étouffant sur la longueur mais prometteur. « White evening » : c’est fort probable.
(Arno Mothra/Vacarm)
La formation nantaise Demian Clav distille une musique qui contamine l'esprit, hors des voies communes, entre expérience onirique (parenté évidente avec The Legendary Pink Dots) , éclats gothiques obliques (on pense au psychédélisme de Sweet William) et mosaïque de samples issus de disques et films. Figures cultes présentes au détour de bribes sonores ou dialogues captés, Nico, Syd Barrett, Nick Cave..., ode à un Fantastique irradiant, étranges mélanges qui se traduisent par un album diablement captateur, ample et chargé à l'instar du magnifique "Time Execution" -transfiguration cold-prog-glam majestueuse-. Déjà soulignée la veine éclectique et surréaliste des Pink Dots, trouve un écho dans de nombreuses parties de l'album, mais Demian Clav bouleverse surtout par la grâce intuitive qui architecture "Nightfall Prayers". Intimiste et laissant la place à des zones de micro-incidents sonores, grande cavale de rêves! (Stanislas C. Trinity WebZine)
Ce duo français fait appel au côté obscur de chacun avec un disque rock aux vieilles réminiscences de cold wave. Même si les influences ne s'arrêtent guère à un rappel de Joy Division ou de Christian Death, les divers titres évoquent un mélange intéressant entre Pink Floyd, David Bowie, The Cure ou encore Radiohead. Malgré ces empreintes indéniables, Demian Clav propose une ambiance singulière et commune à une promenade emplie de romantisme gothique. Les plages musicales éthérées (guitare, voix et violon) et mélodiques côtoient des moments plus tranchants de saturation sonore et de cris d'épouvante. L'étrange impression qui se dégage de certaines compositions est provoquée en outre par l'insertion appropriée d'extraits de films ou de sonorités en tous genres qui renforcent cette idée de balade. Les Français invitent ainsi l'auditeur dans les tréfonds de leurs propres réflexions. La formation semble être également inspirée par la littérature, notamment Hermann Hesse, auteur d'un roman initiatique sur la « quête du soi », intitulé justement Demian. Malgré un talent certain, cet ambitieux projet se révèle peu digeste sur la longueur. Ces cinquante-cinq minutes divisées en quatorze tableaux sont loin d'être aisées à dompter de par la multitude des formes artistiques employées.
(Progressia)
Demian Clav is een duo uit het Franse Nantes dat zich sedert 2006
concentreert op het creëren van neoklassieke edoch experimentele
gotische sferen. Een hele mond vol, maar hun debuut “Nightfall Prayers”
(de groep week uit naar het New Yorkse label Cykxincorp) valt dan ook
moeilijk onder één noemer te brengen. De albumtitel lijkt nog het best
de sfeer die het album ademt te verwoorden, al zijn deze avondgebeden
dan wel verpakt in een soort neoklassieke gotische ambient avant-garde.
Stiltes, samples, geluidsuitbarstingen, mijmerende zang, snelle en
trage tempos en dan nog vaak in één en hetzelfde nummer. U zult
begrijpen dat Demian Clav zich met een dergelijk geluid nooit echt
populair, in de letterlijke zin van het woord, zal maken. Dit is non
club muziek, een beetje anti zelfs. Artistiek sfeervol en uitermate
geschikt voor huiskamergebruik, tenminste als u oor heeft voor
'licht'experimentele gotiek dramatiek.
The Legendary Pink Dots psychedelica doorheen de jaren 70,80, 90 en
klaar voor het nieuwe millennium en een evenwicht zoekend tussen
elektronica en een akoestische benadering. “Nightfall Prayers” is een
bijzondere niet alledaagse plaat, zelfs niet voor Dark Entries (en we
zijn toch wel wat gewend). Een score geven is dan ook aardsmoeilijk en
doe ik eerlijkheidshalve niet want ik zou bij ‘goth’ niet weten op basis
waarvan…
(Dark Entries)Musique des frimas, des matins d’hiver embrumés, des lieux secrets et anciens, les prières de la tombée de la nuit se psalmodient dans un déroulement dramatique, une succession d’actes musicaux sans lien narratif,un voyage de la pensée pour promeneur solitaire. Pièces d’un théâtre tourmenté, secoué de bourrasques émotionnelles, les morceaux composés par le duo nantais empruntent autant au death-rock qu’à la musique classique, à l’art-rock ou au folk. Ses tableaux restaurent le romantisme dans son intrinsèque noirceur, dans son onirisme et sa folle liberté.Des bribes de discours savants se noient dans les profondeurs de choeurs d’outre-monde,ces emprunts (samplés) à un fonds intellectuel exigeant brouillent les pistes, hermétiques jusqu’à l’étrange. L’incursion dans ces ambiances surannées au raffinement gothique est génératrice de sensations aussi fortes que troublantes.
(Jessica Boucher-Rétif/Longueur d'Ondes)


