Aix-en-Provence, France, fin des années 80, Phase Critique, groupe aux sonorités post-punk, à la Warsaw, The Fall, Easy Cure ou Crass, se sépare. C’est alors que M. (basse, Rhythm Box, Samples, Synthés) et William (vocal, Guitare, Synthés) donnent naissance à Humour Malade, un groupe électro sombre, issue du courant coldwave aux influences Joy Division, Fad Gadget, Bauhaus, The Sound, Spherical Object, Seconde Chambre, Cabaret Voltaire, The Chameleons, Modern EON, Dazibao, Hotel du Nord, Charles De Goal …
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Pendant 4 ans, de 1988 à 1992, Humour Malade officie une centaine de morceaux et reprises . Un concert unique en 1991 dont il reste un film témoin et disparition du groupe. Grâce à la structure du Label Brouillard Définitif* et au travail de mastérisation de AE 'End Of Data', le LP 7 titres d’Humour Malade est sorti fin 2007. A noter également, l’existence de deux vidéo exceptionnelles, réalisées elles aussi par Marcel sur les titres devenus cultes « In my mind » et « One moment like this ».
Car tout est là et si l’on veut comprendre l’univers de Femme Fatale, qui est né 15 ans plus tard, il faut ressentir l’homme qui se cache derrière tout ça !
FEMME FATALE, parce que ce nom de groupe célèbre les femmes, celles des Fellini, Antonioni et Visconti et fait référence à une époque Velvetienne. Dans cette nouvelle formation essentiellement constituée de femmes. M (Marcel) se lance au chant, en plus de son jeu de basse et autres instruments, sont impliqués dans cette aventure, sa fille K.S.Y. à la batterie, aux claviers et chœurs (La Ville), MYR (claviers et voix sur « Frederic », et Lomedemon à la guitare et aux claviers (sur La ville).
La dimension musicale de Femme Fatale se ressent d’abord en écoutant « L’équilibre » puis dans la reprise de Frederic (Charles de Goal) avec un son de basse omniprésent, dans une version très coldwave et synthétique. Femme Fatale naît comme un fruit du hasard, avec un son où la batterie et la basse synthé sont plus présents. Avec modestie, il nous dit que ce groupe est en apprentissage… Que la recherche de sons affinés est une obsession, que le choix des instruments a été primordial pour donner une couleur définitive au groupe, à son image, mélange d’humour malade, de cynisme, de gaieté mais surtout d’une intelligence et d’un raffinement extrême pour traverser les époques et entretenir la culture patrimoniale.
L’excellente reprise avec May de « She lost control » de Joy Division en est le sceau le plus flagrant. Tout est dit quand on peut lire ce qu’en pense la célèbre Cerysmatic Factory records* de Manchester le 14 fev.2008 :« Femme Fatale on MySpace put their own inimitable stamp on ’She’s Lost Control’ by Joy Division. »
« La Ville » est un remarquable morceau, qui nous plonge dans une atmosphère 80’s, sombre et mélancolique, dans lequel le froid , la tristesse et la solitude vous kidnappent pour vous emmener dans une guerre froide aux confins de la dualité de l’être, quelle soit avec ses fantômes ou ceux de la société que l’on traverse comme dans un film noir… L’ambiance s’est précisée avec cette mortelle randonnée, désespérée et bouleversante, qui annonce définitivement que le chemin est tracé. Un titre fait pour durer, qui va marquer longtemps. La preuve en est.. A l’écoute le remix par Curtis Ian and the Joy Division.. Femme Fatale a l’étoffe des grands, des groupes qui marquent et dont les morceaux vous poursuivent, s’impriment en vous pour ne plus vous quitter.
Femme Fatale a déjà trouvé sa route !
extrait de :
FEMME FATALE a little story from *THE BAND WITH A BIG HEART*13.03.2008 by MARY-LM
« On sent bien que pour le Titien, quand il dispose une Vénus de la chair la plus pure, mollement assemblée sur la pourpre dans la plénitude de sa perfection de déesse et de chose peinte, peindre fut caresser, joindre deux voluptés dans un acte sublime, où la possession de soi-même et de ses moyens, la possession de la belle par tous les sens se fondent. »