Jean-Pierre Petit (guitare et chant) collabore sur scène et sur disque à divers projets tels que Monsieur Untel et Barbara Carlotti avant de fonder FRANCOISE. Le groupe est formé en 2005 en compagnie de Jean-Jacques Ipino (basse) et Régis-Denis Creuzet (guitares et batterie). Après “DEAR” (2006) premier autoproduit, le groupe donne quelques concerts dans les clubs parisiens et des fêtes privées.Transposé sur scène, Dear, composé d’influences décelables mais éclatées au fil des 12 titres, resserre le propos autour d’un show tendu et convulsif qui évoque la scène new-yorkaise des 70's. On a pu découvrir des extraits de l’album sur quelques radios du net, sur France Inter (Onde de Choc, Laurent Lavige), France Culture (Minuit/Dix, Aude Lavigne) et dans les films “Les Amants Maléfiques” (E. Bourdieu) ou “Rien ne va pas” (JB Huber, ARTE). Le trio poste régulièrement des démos sur sa page bis Cosmic Vintage & The Academic Impasse: http://www.myspace.com/sonsgterltd
Influences
Robert Wyatt est à ce jour le seul artiste qui, dans nos trop souvent oiseuses conversations de groupe sur la musique, n'ait pas fait l'objet d'une remarque déplacée. Pour preuve, nous convenons tous trois, qu'il serait
1. Vain de l'imiter.
2. Vain de croire que nous saurions l'imiter.
3. Vain de croire que Robert Wyatt souhaiterait secrètement prendre possession de nos corps et âmes réunis.
Autre point, une démo sublime de Ray Davies, un souvenir de Johnny Thunders au Gibus, un autre de J. Richman à l'Eldorado, le dernier disque de Leila, mes problèmes de tempo "à la Syd Barrett", une dépèche de l'AFP, non mais de Reuters, oui, la Nouvelle Orléans sous les eaux, Venise couchée, Iggy Pop chez Mourousi, le West Coast Consortium en démo, le High Life, une nuit à l'hotel, le malaise des convoyeurs de fonds, d'autres choses encore; tout ce que j'aime ou me frappe est susceptible de m'influencer. Influençable, oui , au point que Rainer Werner Fassbinder m'eût demandé de l'épouser, je ne signerais plus aujourd'hui
Jean-Pierre Petit
PS: Je n'aime pas qu'on me frappe sans mon autorisation. La chose est entendue, n'est-ce pas?
Sounds Like
Order now,
Would you Dear!
Des rockeurs lettrés, qui ont cherché leur alphabet de l’autre côté de l’Atlantique. Comme tout lettré qui se respecte, Françoise n’est pas au pied de la lettre sur la qualité des enregistrements. Un peu pourri, limite foutraque. Ça leur va bien ce teint halé sur les compositions monochromes. Ça violone, ça violone. Ça se passe de comparatifs. C’est le Paris que j’aime : Plume noire, bière tiède et meurtre dans les allées sombres. Taxi Girl, encore et toujours, pour quelques paumés qui auraient lu Hubert Selby.
BESTER LANGS, Gonzai.com
Attention pas de méprise, Françoise n'est pas une chanteuse (sic) mais un trio masculin. Françoise joue du rock 70's classieux, tendance noir Vs pourpre, avec un regard fatal et glamour. Bien que Françoise soit Parisienne, on ressent l'influence de l'atmosphère New-Yorkaise, que ce soit dans l'esprit ou l'attitude (New York Dolls, Richard Hell, Gun Club). On perçoit également quelques inspirations du côté de Kat Onoma, Love And Rockets, voire Gallon Drunk. Pour un CD autoproduit, le son est au point, c'est très pro. C'est certain, Françoise n'a plus 20 ans (oh juste quelques années en plus !), elle a eu tout le loisir, après avoir bivouaqué dans différentes formations, de peaufiner son style et sa technique. Donc respect pour cet album réussi, qui mériterait de trouver refuge sur un label, afin de que Dear soit enfin distribué dans toutes les bonnes épiceries. PASKAL LARSEN, foutraque.com - Abus Dangereux, mars 2008
QUI?
- Françoise
Un nom, pris en territoire neutre, comme à Zürich Dada, pioché au hasard.
Un nom propre... clean
- Pas rock du tout, Messieurs! (Car il s’agit bien de messieurs.)
- Non! Une appellation, une démarque, ironique et non récupérable.
QUOI?
Un CD, Dear, sorti confidentiellement en 2006, tout à fait recommandable - à commander ici d’ailleurs - 12 titres d’un éclectisme au goût tranché, “Dear” trace une route à peine fréquentée par ici, quelques arpents de liberté, autoproduits de A à Z par 3 musiciens parisiens, insurgés de la première heure, à qui sied parfaitement la défroque élimée du tandem Jagger-Richards, Johansen-Thunders, Bowie-Marcel Marceau, guitare-voix.
SITUATION (l’action se passe ici & maintenant)
Spectre (je reviens)
On aura fait le constat - plus comique qu’amer - qu’il était mort puis sauvé & autre avenant au contrat. Le rock (disons le comme ça), cette affaire de 3 accords qu’un producteur enrichit ou qu’une bande de freaks réduit à l’os, vaut encore le coup. Pan!
Paris (de mémoire)
La ville qui a donné Ronnie Bird, Alain Kahn et Taxi Girl portait aussi des antennes d’où émergeait de toute son importance le dernier 45 tours (mon Dieu, c'est long!) de Michel Saindoux. Le bon temps des colonies, j’habite en France. Et moi, monsieur je (me) débrouille. Entre purin et puristes, le choix est vite fait, camarade.
Tous aux abris
Poni Hoax, My Sister Klaus... Déferle une frange d’insoumis qui existe plus ou moins bien entre sortie d’albums, culture livresque et la “vie est ailleurs”- en live.
Et dont Françoise (“Sheila” était déjà pris) fait partie.
Ombre (le présent se couche à l'ouest)
La pop (disons-le ainsi) - cette affaire de 3 accords... Car il faudra toujours repartir de peu
Le prestige de Paris usé*: la joue tendue si longtemps qu'on y épingla une décoration**; je sentais cependant très bien que j'aurais tort de m'arrêter longtemps dans un lieu où j'avais été vu sans mon ombre, et dans lequel je pouvais être reconnu d'un moment à l'autre***.
Biodiversité: *Stéphane Mallarmé (Arthur Rimbaud, extrait)
**Elias Canetti (Le territoire de l'homme, extrait)
***Aldebert de Chamisso (L'Etrange Histoire de Peter Schlemihl, extrait)
Françoise Live
FRANCOISE ::: Notre dame des fleurs
Les stratégies d'opposition ont toujours fonctionné à merveille. Le tabac contre la feuille à rouler, Celine contre la résistance, le Gun Club contre le shampoing anti-pellicule. C'est un peu vite résumer les nuances à leur plus simple expression. Une tentative de fainéantise mal assumée, qui reviendrait à penser que le dandysme n'est plus français, le rock à foulard soyeux désuet, dans un monde qui croit encore que Jean Genet est l'invention contemporaine de David B.
Lorsque Tralala (Last exit to Brooklyn, Über Selby Jr) se fait empiler mécaniquement par autant de marins qu'il en faudra pour finalement l'achever, que les gosses de la décharge désaffectée se finissent à l'urine sur ses seins décharnés, ils sont rares ceux qui pensent à la poésie, au lyrisme des mots glacés qui obsèdent, la beauté sous les coups. L'amour et la violence, si cela vous parle... Définitivement c'est parce que la modernité a frappé à la porte.
Ils sont rares ces français qui tentent l'opposition. Parviennent à sonner comme Todd Rundgren lorsque la jeunesse ne parvient plus qu'à écrire RAW POWER en lettre majuscule sur du papier Canson. Lorsque les trois membres de Françoise montent Françoise (sic) entre 2004 et 2006, ils ne se demandent pas encore de quelles références ils se revèreront. Tout au plus citent-ils The Strange Resurrection Of Baby Fill (groupe cosmique sorti du système solaire depuis 1973) pour éloigner les curieux. En attendant le dernier taxi de trois heures trente du matin, Raige Power (guitariste et batteur), Ipino (une basse, et un sampler) et Françoise (le reste, sexe non déterminé) réfléchissent plus nettement à quelle direction ne pas prendre. Et puis décident surement de partager la course en optant pour la stratégie oblique: délaisser les grands axes, prendre la contre-allée. Emporté, transporté... Il y a du Bashung chez Francoise, et un amour incestueux du bitume N&B (comme leurs cousins de My Sister Klaus). Comme autant de magie Proustienne parsemée de pétales de roses laissées sur le trottoir; Betty Boop vient elle aussi de se faire culbuter. Ne reste donc que Francoise pour finir le boulot; jouir plus pour souffrir encore.
Et si les oeuvres de Francoise vous intriguent encore, sachez que les trois ne répondront à aucune de vos interrogations. Encore moins vos objections. L'age de ses auteurs, leurs empreintes matriarcales et leurs étoiles préférées, resteront hors du temps. Leur LP, Dear, restera là, dans la chair. La rose et ses épines.
C'est cela l'ambition moderne, vue à travers les époques: Etre en accord avec son temps et réfuter la stricte notion de modernité. La stratégie d'opposition, encore et toujours.
Kurosawa's debut album, 'Your Star Has Fallen Over' is now available from CD Baby as a digital download!
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Kurosawa is a musical collaboration between Paul Cartwright, Adam Spellicy and Karen Vogt. The result is a graceful collision of soaring, ethereal vocals and lushly atmospheric, infectiously melodic acoustic and electronic sounds.
Salut ça fait longtemps, moi il y a "Back seat", "No fun at all" et "June" sur lesquelles je débarque et c'est vraiment super ! (à écouter, etc.) à ++ A.