The Royal Tenenbaums, Des nouvelles du bon Dieu, Code 46, House of fools, Lost in translation, Chungking Express, Eternal sunshine of the spotless mind, Dead Man, Delicatessen, The city of the lost children, Big fish, 28 days later, Devil's rejects, The Host, A Fistful of Dynamite...
Elliott Smith, Jeff Buckley, Nick Drake, Air, The Eagles, Neil Young I guess, Ennio Morricone, Cat Power, Fourtet, Soul Coughing, Andrew Bird, Kate Bush, Freak Power, Cranes, Laïka, Tim Hutton, Morphine, Zero 7, Chet Baker, Chris Isaak, Cowboys junkies, Jean-Michel Jarre, Mathieu Boogaert, Red Snapper, mrpoulpy...
Gaëtan est un garçon simple comme un bout de pain frais quand on a faim. Par contre, il n’aime pas parler de lui à la troisième personne. D’ailleurs il parle plus volontiers de lui à la deuxième personne du pluriel. Je disais donc que vous, Gaëtan, écrivez, composez, jouez et chantez votre musique et que c’est là votre occupation préférée mais pas encore principale, même si votre profession d’ingénieur du son et de producteur artistique ne vous éloigne jamais trop de votre première passion : la musique. Vous avez gaspillé une première partie de votre jeunesse à chauffer les bancs de la fac de philo et lettres avec d’autres fesses de philosophes, puis vous allâtes chauffer les amphis de la fac de sciences appliquées parmi les dessous de bras d’autres informaticiens. Vous achevâtes cette triste période de votre vie par une année de dégradation mentale quasi totale à travailler sur un projet de recherche en acoustique et traitement du signal pour ensuite décider de ne jamais faire usage de vos diplômes. Vous vous employez actuellement à faire progresser votre projet musical principal vers un stade professionnel, non pas pour poursuivre un rêve d’enfant mais plutôt pour vous procurer une couverture idéale d’agent secret.
Votre vie sentimentale est riche mais compliquée…mais riche…mais compliquée. Vous aimez le souvenir de cet orage sur la mer en Espagne quand vous aviez 17 ans et que vous étiez seul sur la route le long des falaises. Vous n’aimez pas la culture du « politiquement correct ». Vous préférez le sexe dans une chambre bordelique. Vous n’aimez pas les hommes qui vous parlent à 13 cm du visage. Vous aimez les filles qui vous parlent dans le creux de l’oreille plutôt que de crier, lorsque la musique va fort. Vous n’aimez ni les mariages, ni les enterrements. Vous aimez réaliser des cadeaux originaux, personnalisés et sans raison particulière. Vous n’aimez aucune boisson anisée. Vous aimez qu’on vous aime.
Ok Gaëtan, parlez nous…
…du sens de la vie.
Euh… Balèze comme sujet !
On fait souvent référence au mythe du "sens de la vie". On en parle comme d'un secret connu de Dieu seul et de quelques mystiques, à la rigueur. En tout cas, on ne questionne jamais l’existence d’une telle vérité. Pour un croyant, ça se comprend. Pour un athée, c’est plus flou. Je suis athée jusqu’aux genoux. Je ne me borne pas à dire « je ne sais pas » ; je suis au moins aussi convaincu qu’il n’existe pas de dieu que je le suis du douloureux désenchantement qui m’attend si je me jette par la fenêtre en battant des bras, en espérant m’envoler. Je pense que la vie n’a d’autre sens que celui qu’on lui donne. Cela ne me pose aucun problème, le sens, c’est une invention humaine. On ne peut réfléchir autrement qu’à travers les notions de sens et de finalité (je m’arrête là, je ne vais pas faire mon Kant, promis). Ce qui m’insupporte, c’est qu’on me taxe tout de suite de nihilisme primaire quand je parle comme ça. J’aime la vie (saleté de Sandra Kim, tu as ruiné cette phrase pour toujours) et c’est bien normal. Nous sommes ainsi fait. Les êtres vivants n’ont pas attendu de pouvoir se poser la question du sens pour faire tout ce qu’ils pouvaient pour rester en vie et d’en profiter autant que possible. Nous avons des besoins supplémentaires, bien sûr. Notre intellect a faim, lui aussi. Mais nous disposons également de facultés supplémentaires pour combler cet appétit, comme l’imagination.
…du plaisir
Qu’elle soit faite de chocolat ou que sa peau ait la couleur du chocolat, je vénère toute chose susceptible de procurer du plaisir. La plus invraisemblable guerre que la terre ait connue, toujours d’activité et qui dure depuis tellement longtemps qu’on en a oublié l’origine est la guerre contre le plaisir. Qui a lancé cette guerre ? Dur à dire. Ca remonte loin, et pas que dans le temps. La peur de l’Homme, la peur de ce qu’il ne connaît pas mêlée à son pouvoir d’auto persuasion, à sa logique balbutiante ainsi qu’à son incapacité de voir les choses autrement que depuis son point de vue (en gros, ce qui se passe, c’est ce que je fais, ou ce que quelqu’un d’autre fait ou a fait) fut probablement un des moteurs de la construction des cosmogonies, des mythes, puis des religions. Jusque là, rien de très méchant. Moi aussi, étant petit, je jouais à « on disait que… ». Mais malheureusement l’homme fait du zèle, surtout quand il glande que dalle. A peine le monde des hommes eut-il fini de générer les premiers oisifs qu’ils s’acharnèrent à snober leur propre condition humaine en surenchérissant toujours plus jusqu’à en arriver à la conclusion que notre vie de bêtes n’est qu’une étape avant la « vraie » vie. Et à la manière d’une mère Le Quesnoy, voilà qu’on te dit : « ne gâche pas ton appétit avec des friandises de cette vie charnelle, réserve toi pour le plat principal de la vraie vie…tu sais bien, quand tu seras mort! ». Même dans nos contrées laïcisantes, toute notre culture suinte encore ces principes de frustrations de partout.
…de Gaëtan
Un verre de vin, une bougie sur la table, une chaise en bois, ma guitare et ma voix. Plaisirs simples.
CE N'EST PAS UN PRODUIT DE LA STAR'ACC CE N'EST PAS FAIT POUR DRAGUER CE N'EST PAS FAIT POUR DANSER CE N'EST PAS UN OBJET TENDANCE CE SERA UN CD POUR PLANER ET CA SORT EN FEVRIER ... FAIS PASSER CE FLY A TA LISTE D AMIS SI NOTRE UNIVERS TE PLAIE ET D AVANCE MERCI POUR LE COUP DE POUCE
05/12 : DETROIT GRAND PUBAHS @ Bar des congressistes BE THERE ! Doors: 21h Préventes: 8 € @ Caroline Music & Milk !!! Elles sont limitées !!! Entrée: 10 €