« Les âmes grises », en référence et hommage au roman de Philippe Claudel, est un EP poétique et authentique. La plume fine et acérée de Greg Fontaine croque sans complaisance le portrait d’un homme mis à nu. Si pour certains la vie est une scène de théâtre, elle est pour lui un cirque atypique : grotesque et extraordinaire. Grotesque le quotidien que le temps abîme, extraordinaire l’innocence assassinée, perdue. A jamais disparue et pourtant révérée. L’âme déchue de l’ange douloureux, pour se relever de ses errances au cœur des rêves brisés, de la trahison et de la rancœur se drape d’une joie désespérée. L’homme est montré vulnérable, en quête d’un amour idéal. Imparfait et touchant.
Greg Fontaine jongle avec art. Avec les mots, les images, les sonorités et les références multiples. En employant la première personne du singulier, il incarne tous les personnages du cirque à la fois : le jongleur, le clown triste, le monsieur Loyal, le funambule, le dompteur de bêtes, de monstres intérieurs, devrait-on dire. Il oscille entre candeur et désespoir, lumières et ténèbres. Perdues entre extase et trahison, les amours se succèdent, consommées avec ivresse, consumées jusqu’à l’écoeurement. La force de Greg est de nous emmener dans son monde et de faire ressurgir ce qu’il y a de plus noble et de meilleur en nous : le goût du partage, la compassion, l’espoir fou d’un monde meilleur. Et pourtant. Le verbe est rugueux, dur, mis en contraste avec la fraîcheur et l’entrain de la musique. Force est d’admettre que les titres sont énergiques et combattent efficacement le gris humide du cachot.
En s’associant les talents de Jake Watt, d’Arnaud Piquerez et d’Olivier Fauque qui lui apportent leur son authentique et leur fougue, il nous entraîne pour une lancinante balade romantique, douce amère, aux limites de soi. Par le rock musclé et électrique d’un « Je ne pense qu’à moi », la pop entraînante (« D’une vie à l’autre ») et la reprise acoustique folk de « I Didn’t Understand » d’Elliott Smith, Greg Fontaine nous montre qu’il possède une palette de nuances de gris fort intéressante… Son projet est brillant, emprunt d’humanisme et d’une désarmante sincérité.
Nous attendrons avec beaucoup d’impatience la sortie de l’album ou peut-être figureront « Amater » et « Rocca Maura »
ahhhhhhh cool, une date parisienne ! :) La Loge , je connais juste de nom, je n'y suis jamais allée.... c'est une super nouvelle et qd démarre-t-elle cette résidence ? je les ai comme "amis" sur fb ;) on s'tient au jus de citron miellé t'embrasse fort
Hello "Le cirque " et " d'une vie à l'autre" me mettent toujours une claque. Très beaux. Les arrangements ont un petit coté Sgt Pepper. Je viens de mettre 2 nouveaux morceaux en ligne à l'occasion passe écouter. Bises musicales. Atlantis
Ecrire des lettres, c'est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route. Franz Kafka Belle journée Pierre
Salut toi! Bon je t'en veux pas trop d'avoir oublié mon anniv' (quoique...), moi j'essaierai de pas oublier d'aller à ton concert le 19 ;-). Gros bisous frérot, et au fait je suis super contente de ces nouvelles dates de concert!