Ce soir nous sommes septembre et j'ai fermé ma chambre
Le soleil n'y entrera plus
Tu ne m'aimes plus
Là-haut un oiseau passe comme une dédicace
Dans le ciel
Je t'aimais tant Hélène
Il faut se quitter
Les avions partiront sans nous
Je ne sais plus t'aimer Hélène
Avant dans la maison j'aimais quand nous vivions
Comme un dessin d'enfant
Tu ne m'aimes plus
Je regarde le soir tomber dans les miroirs
C'est la vie
C'est mieux ainsi Hélène
C'était l'amour sans amitié
Il va falloir changer de mémoire
Je ne t'écrirai plus Hélène
L'histoire n'est plus à suivre et j'ai fermé le livre
Le soleil n'y entrera plus
Tu ne m'aimes plus
Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car, à moins qu'il n'apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d'esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ce livre imbiberont son âme comme l'eau le sucre. Il n'est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant.
Que je vous aime.
Regardez, je commence à être saoule et je bégaie et c'est absolument horrible, parce que ce que je dis je le pense réellement. Et je pourrais rester tout le temps avec vous tellement j'me sens heureuse. Je me sens aimée par vous deux.…Et l'autre qui me regarde avec ses yeux en couilles de mites, d'un air sournois, en pensant : oui ma petite, tu peux toujours causer, mais je t'aurai.
Je vous en prie Alexandre, je ne joue pas la comédie. Mais qu'est-ce que vous croyez……Pour moi il n'y a pas de putes. Pour moi, une fille qui se fait baiser par n'importe qui, qui se fait baiser n'importe comment, n'est pas une pute. Pour moi il n'y a pas de putes, c'est tout. Tu peux sucer n'importe qui, et te faire baiser par n'importe qui, tu n'es pas une pute. Il n'y a pas de putes sur terre, putain comprends-le. Et tu le comprends certainement. La femme qui est mariée et qui est heureuse et qui rêve de se faire baiser par n'importe qui, par le patron de son mari, ou par je ne sais quel acteur merdique, ou par son crémier ou par son plombier
… Est-ce que c'est une pute? Il n'y a pas de putains. Mais qu'est-ce que ça veut dire putain ? Y a que des cons, y a que des sexes. Qu'est-ce que tu crois. Ce n'est pas triste, hein, c'est super gai.
…Et je me fais baiser par n'importe qui, et on me baise et je prends mon pied. …Pourquoi est-ce que vous accordez autant d'importance aux histoires de cul ? Le sexe… Tu me baises bien. Ah! comme je t'aime. Il n'y a que toi pour me baiser comme ça. Comme les gens peuvent se leurrer. Comme ils peuvent croire. Il n'y a qu'un toi, il n'y a qu'un moi. Il n'y que toi pour me baiser comme ça. Il n'y a que moi pour être baisée comme ça par toi.
…Quelle chose amusante. Quelle chose horrible et sordide. Mais putain, quelle chose sordide et horrible. Si vous saviez comme je peux vous aimer tous les deux. Et comme ça peut être indépendant d'une histoire de cul. Je me suis fait dépuceler récemment, à vingt ans. Dix-neuf, vingt ans. Quelle chose récente. Et après je me suis fait baiser, j'ai pris un maximum d'amants. Et je me suis fait baiser. Et je suis peut-être une malade chronique… le baisage chronique. Et pourtant le baisage j'en ai rien à foutre. Me faire encloquer, ça me ferait chier un maximum hein! Là, j'ai un tampax dans le cul, pour me le faire enlever et pour me faire baiser, il faudrait faire un maximum. Il faudrait m'exciter un maximum. Rien à foutre. Si les gens pouvaient piger une seule fois pour toutes que baiser c'est de la merde. Qu'il n'y a une seule chose très belle: c'est baiser parce qu'on s'aime tellement qu'on voudrait avoir un enfant qui nous ressemble et qu'autrement c'est quelque chose de sordide…
…Il ne faut baiser que quand on s'aime vraiment. Et je ne suis pas saoule… si je pleure… Je pleure sur toute ma vie passée, ma vie sexuelle passée, qui est si courte. Cinq ans de vie sexuelle, c'est très peu. Tu vois, Marie, je te parle parce que je t'aime beaucoup. Tant d'hommes m'ont baisée et m'ont désiré, tu sais. On m'a désirée parce que j'avais un gros cul qui peut être éventuellement désirable. J'ai de très jolis seins qui sont très désirables. Ma bouche n'est pas mal non plus. Quand mes yeux sont maquillés ils sont pas mal non plus. Et on m'a souvent baisée comme ça, tu sais, dans le vide. Je ne dramatise pas, Marie, tu sais. Je ne suis pas saoule. Et qu'est-ce que tu crois, tu crois que je m'appesantis sur mon sort merdique. Absolument pas. On me baisait comme une pute. Mais tu sais, je crois qu'un jour un homme viendra et m'aimera et me fera un enfant, parce qu'il m'aimera. Et l'amour n'est valable que si on a envie de faire un enfant ensemble. Si on a envie de faire un enfant, on sent qu'on aime. Un couple qui n'a pas envie de faire un enfant n'est pas un couple, c'est une merde, c'est n'importe quoi, c'est une poussière.
… les super-couples libres… Tu baises d'un côté chérie, je baise de l'autre. On est super-heureux ensemble. On se retrouve. Comme on est bien. Mais c'est pas un reproche que je fais, au contraire. Ma tristesse n'est pas un reproche vous savez… C'est une vieille tristesse qui traîne depuis cinq ans… Vous en avez rien à foutre. Comme vous pouvez être heureux ensemble. Regardez vous allez être heureux…
Nous jouons au "café du Burgaud" (31) le 8 et 9 mai à 21HOO. "on EXIST" se produira en duel émotionnel comme on l'aime. Faites bouger les copains de leur canapé. Bise Muriel
J'espère que tout va bien pour toi. On finira par se rencontrer...