Album-"Le Piège" Heliodaref
Heliodaref s'est trompé d'époque!
Cet ovni angevin, saute crânement 30 ans de musique, pour nous délivrer en 2008 son premier album "Le Piège" qui aurait tout aussi bien trouvé sa place au début des années 80 entre les premières compositions de Depeche Mode, l'énergie d'un "Spellbound" de Siouxie and the Banshees ou encore la mélancolie lascive et vaporeuse d'un "17 second" de Cure. C'est quelques unes des inspirations que l'on retrouve sur ce premier opus.
Ses chansons sont cependant loin du revival 80's de ces 2 dernières années.
Heliodaref connais la new wave et l'aime sincèrement. C'est cette sincérité qui marque le plus a l'écoute de l'album. Le mixage "old school" de la musique, donne une fragilité singulière à ses compositions.
Ses textes y sont aussi pour beaucoup: à fleur de peau, et fluide, ils témoignent d'un univers personel précis. A leurs lecture, on comprend que cet album sort des tripes de son auteur.
Ils sont à la fois sombres (le piège ) mais aussi hédonistes (the Complex, X) souvent réalistes (Abstrait, Je ne respire pas, le Veilleur de mes nuits) et aussi poétiques (Electrique Pantomime).
Cet album pourrait nous venir directement de 1980 ou 1981, à l'heure ou la new wave était encore balbutiante. Heliodaref aujourd'hui agé de 28 ans n'a pas vécu ces années la, pourtant il a parfaitement digéré ses influences.Loin de les recracher telle quelles, il les a adaptées à son univers étrange et personnel.
Son timbre chaud et grave sonne comme une rencontre entre Dave Gahan et Etienne Daho.Mais son registre semble plus large losrque qu'il monte d'un ton sur Electrique pantomime ou A s'en détruire.
Sa voix se fait lascive (Dirty eyes, Juste ciel) ou tranchante et mécanique (Abstrait) mélancolique et fragile (le veilleur de mes nuits) espiègle (on s'enfuiera dans l'ombre) insolente et percutante (Je ne respire pas, Marie-mortem ).
"Le Piège" s'inscrit dans une veine dark lo-fi et radicale, un parti pris qui manque à beaucoup de groupe post punk ou electroclash ou new-new wave à l'heure actuelle.
On attend avec impatience de voir Heliodaref en live. En attendant le clip de "Dirty eyes", premier extrait de l'album, nous donne un bon aperçu de ce qui peu se passer visuellement.
Il est rafraîchissant d'avoir des artistes émergeant d'un telle singularité à l'heure des chanteurs réalistes monotones sans voix et des bébés rockers clonés agitant beaucoup d'air avec leur riffs de guitare éculés.
Le territoire de ce chanteur est vaste, de champs fraichement labourées dans lesquels on s'enlise (à s'en détruire), on traverse les forêts hantées (electrique pantomime) ou des deserts de poussière (abstrait) aux chemins tortueux (crucifie-moi) ou aux marais sensuels dont ne distingue pas le fond (dirty eyes, X), le chemin est sombre et excitant :
Etes vous prêt pour un voyage sur les terres d'Heliodaref? nous oui!
PM
Lieu : Au siège social de l'association Kohort situé au 3 rue saint Jean à Angers. Durée des stages : 3 jours pour un total de 21h00. Horaires : 09h30-12h30 – 13h30-17h30. Prix : 95 euros. Informations/réservation : asso@kohort.org - 02.41.31.82.21 - 06.68.58.48. 07
Du matériel est à disposition si besoin mais pour bosser c'est tjs mieux de ramener ses propres outils.
La réputation d'artiste de scène d'YBRID n'est plus à faire. « Découverte basse Normandie » du printemps de Bourges 2004, elle avait depuis déjà bien longtemps fait résonner son live « hardcore » sur les plus grands festivals techno européens. Cependant, c'est peut être la face cachée de Sylvie ainsi que ses projets parallèles qui reste le plus impressionnant. Ancienne formatrice MAO à l'ITEM du mans et auteur de l'opéra électronique “Requiem Ex Machina”, elle est aussi productrice et professeur diplômée de guitare classique.