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Il faut entendre Herga Muñoz éclater de rire pour entrevoir la puissance de cette voix de soprane. Ses professeurs, parmi lesquels l’américaine Kathryn Cowdrick, ne s’y sont pas trompés. Treize ans d’un enseignement international ont révélé une chanteuse lyrique au timbre céleste. A 34 ans, Herga Muñoz propose un récital qui explore les émotions de l’amour.
A l’âge où la plupart des fillettes jouent à la poupée, Herga adopte une petite radio à pile. Variété espagnole et musique traditionnelle d’Amérique latine bercent son enfance chilienne. Elle débute l’apprentissage de la guitare et du chant à 11 ans. A 16 ans, elle intègre sa première chorale adulte et commence le théâtre où elle vit une seconde expérience décisive : jouer un rôle en chantant. L’opéra lui tend les bras. A 18 ans, elle entre à l’Université de la Serena, au Chili. Elle ajoute à sa pratique de la guitare, le piano et le violoncelle mais, surtout, elle s’adonne passionnément au chant choral.
Au chœur de chambre de l’université, elle est remarquée par Eduardo Gajardo qui lui confie très vite des rôles de soliste. Herga chante Bach, Beethoven, Orff… Elle participe ainsi à des représentations dans tout le Chili. « La soprane Herga Muñoz a brillé très haut par sa grande maturité qui a poussé l’assistance à l’ovationner »(1). En 1998, le chœur s’envole pour une tournée européenne et remporte le grand prix du concours international « Habaneras y Polyphonía » de Torrevieja, en Espagne. La même année, elle entre à l’Université du Chili à Santiago où elle affine sa technique vocale avec Fernando Lara. Parallèlement, elle s’investit auprès des enfants défavorisés de la capitale. « La musique, c’était le moment de beauté que je pouvais leur offrir. »
En 2002, Herga Muñoz concrétise son rêve et part pour l’Europe. En France, elle intègre le conservatoire de Montreuil. Elle y chante la première dame dans La flûte enchantée de Mozart, puis interprète le rôle de Didon, dans Didon et Enée de Purcell. A la Cité Internationale Universitaire de Paris, elle rencontre de nombreux musiciens et donne plusieurs récitals. Elle chante Granados, Manuel de Falla, Guastavino… Elle « enchante autant qu'elle chante, par sa voix céleste qui incarne à la fois la mélancolie de l'exilée et l'énergie contagieuse de l'interprète convaincante »(2). En 2007, elle rejoint les Etats-Unis où elle se perfectionne auprès de Kathryn Cowdrick, enseignante à la prestigieuse Eastman School of Music de Rochester, New-York. Elle acquiert une solidité vocale qui lui permet d’exploiter toute la brillance de son timbre. En 2008, elle est choriste du Mercury Opéra qui joue La Bohème de Puccini au Eastman Theater. De retour à Paris, elle perfectionne sa technique vocale et scénique avec Amy Lavietes. Depuis juillet 2009, Herga suit l'enseignement de Jean-Pierre Blivet .
texte : http://www.helenegugenheim.com/
1 : Jorge Silva Astudillo, journaliste pour El Dia (La Serena) 23 novembre 1996.
2 : Pierre-Etienne Minonzio, journaliste aux Inrockuptibles janvier 2006. ..
Igual me alegro por tí mi niña linda. Que rico escuchar como tu voz crece y crece mujer. Mil bendiciones y en esa, nos estamos viendo por ahí. Muchos cariños amiga y no perdamos contacto. Ok? Besos A+