Not a group - just the dark side of my sick brain // Horror 4o4 : spoken words, dead emergencies, pix // Elastik : sounds maker, mix // Any kind of experience is welcome..
My monologues are tiny and useless whispers that time will mark in an indelible grace. A print for eternity. I would embrace your world if only i knew who you are. But all the pigs have won and your god is dead. Finally books are right : men will evaporate in defiance of the deepest void.
Sounds Like
I am the needle in your vein. I am the hole inside your bones. And i control you.
Les mots coagulent en grimaçant.
Des images, des figures. Cadavres.
Et que crève le spectacle. Donc.
Tout se précipite, tout coule et se perd en fonte perpétuelle. Même le sang, et les cellules de notre épiderme. Quand bien même les instants de vie s’agitent, fébriles, au creux de nos veines, en chuchotant des incantations aux noms étranges, chaque jour s’effondre un peu plus dans nos ventres, en revêtant les couleurs bleutées de la nuit, austère, froide, amniotique, et la mélancolie qui s’invite, comme une ombre familière, envahit nos corps lentement, jusqu’à la déchirure originelle.
Donner de la matière aux silences en tatouant sur nos poignets nos dates de péremption respectives. Ne plus vouloir retourner dans le réel. Et se brûler la rétine en y recherchant l’illusion des damnés. Pharmacopsychose. Dissociation. Abandon.
Les brumes matinales ne veilleront plus sur nous.
I play with an invisible syringe, just above my arteries.
You’ll never recall the taste of my tears.
Dead stars underneath my feet.
Stones in the heart, and bleeding memories.
Grey feelings and embolism in my head.
Razorblades in my mouth to swallow the past.
You could have been a part of this.
The silences i spit and ink on walls of paper.
I’ve lost all my skins. Writing is my flesh.
Dust inside my bones. Surgical extractions from chaos.
Organic beats. Cold meat. I become reptilian, and i like it.
Dirty sweet vertigo. Feed me with hopes..
Until it ruins my soul. And burn. Burn for me. Please.
What about dignity if i say that today is my last day. Prick your lips and lick your blood, the moon has now eclipsed the sun, you can’t pretend to face yourself. Each time i look outside, i close my eyes and sink into your veins, i make my devil cry and forget who i am.
..
Se lever avec l’envie de baiser, se coucher avec l’envie de crever, errer tel un fantôme, exsangue, transparent, solitaire et fier, traversant le temps et l’espace sans laisser de traces, laisser courir ses doigts sur des corps glacés, un clavier ou un bout de trottoir cybernétique, pour y ancrer son savoir, caresser ses peurs, flirter avec l’intime, l’indécent, faire couler le sang, le sien ou celui des autres, dans un cri ou à l’ombre des soupirs. Rayonner. Le temps d’un sourire, partagé, d’un frôlement, esquissé, ou d’un baiser, arraché. Goûter au silence, les yeux brûlés, avant de replonger dans le néant, par intermittence. S’oublier, s’inventer des moments de répit, tragiquement éphémères, dans l’auto-destruction, ou l’humiliation. Se prendre une cuite, se faire un fixe, s’enfiler des sexes anonymes, des pilules pour dormir, se remplir de tout, de rien, de foutre, de merde, l’alchimie, imparfaite, le dégoût, existentiel, l’addiction, dans les veines et l’esprit en berne. Résignés. Aliénés. Déshumanisés. Des sacs de viande, en transe, mécanique, la ronde des corps, immobiles, s’enfonçant, lentement, dans les flaques, dégueulasses, de leur propre médiocrité. On se ressemble tous. Wretched & Damaged people.
Les silences ont pris la parole. Des mots en croix, comme des points de suture ourlant les lèvres de l’indifférence. La tienne, la mienne et la leur. Celle qui n'a pas d'odeur, mais qui pourrit de l'intérieur. Aucune formule incantatoire, ni prière délavée, les règles d’exceptions ont été retirées des grimoires. La syntaxe se moque des ratures. Et du temps qui bave sur les doigts. Les tentatives seront vaines, il s’agit de donner du sens, en prenant soin de la laideur. La fragilité des mots n’est qu’illusoire. Leurs figures abjectes ne sont là que pour martyriser la rétine. Le style comme une signature, la bouche remplie de sperme. La métaphore se couche en éructant bruyamment. Il s’agit d’avaler maintenant. Achever la fin de la phrase. Détruire. Massivement. En cadence, s’il vous plait. Petit meurtre en famille, le sang qui coule, les têtes qui roulent, les tripes à l’air, la rentabilité est inerte, les vers n’auront rien à se mettre sous la dent. Organiser le carnage, discrètement, dans la geôle infecte du souvenir. Compter les os, secouer les squelettes, puis dépecer la viande, avant de la revendre au prix fort, celui de l’inconsistance. Nous ne serons plus jamais humains. Des épaves, chargées d’absence, errant dans des flaques immobiles. Il fallait donner du sens. S’approprier le choix de la sentence. Faire un don de pénétration, sans doute. L’injection léthale gracieusement consentie pour la circonstance. Puis trancher les carotides d’une poésie en train d’agoniser. Accélérer le mouvement. Arracher le dernier souffle. Dignement. Et attendre. Observer. L'ombre de la démence qui s'éveille, sous les paupières. Les silences ont retrouvé leur langue originelle. Charnelle, vorace et acharnée. Agnostique et fière. Disséquons le cadavre de la littérature, maintenant. Et baisons le néant, ardemment, pour la beauté du geste. Avec souplesse et doigté, c'est tellement plus élégant. Ne dis rien, je sais que tu aimes ça. Le métronome battra la mesure. Fibre après fibre. Crescendo. La faim justifie les moyens, darling.
[Pour info :
Les commentaires seront effacés au fur et à mesure. Crachats insipides, amitiés sincères, marketing viral ou clins d'oeil complices, il n'y a pas de différence. Tout sera lu et apprécié à sa juste valeur, avant de disparaître dans les replis de ma mémoire. L'essentiel est ailleurs et ne s'étale certainement pas sur un coin de la toile, aussi gluant soit-il, comme un vulgaire morceau de viande jeté en pâture aux fantômes de passage. N'en prenez pas ombrage. Merci de respecter ce choix.]
use the light, wherever you found it...all these years we've been searching for wrong ways..nobody..nothing is right as long as whispers are surrounding us...don't let them in...they'll break any hope, inspire any fear..