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à suivre deux vidéos (la Maroquinerie mai 2003) de la formation musicale Translave (1996 / 2005) consacrée au tango-tzigane dans laquelle ont joué Iacob Maciuca (violon), Gerardo Jerez-LeCam (compositeur et pianiste) et Mihaï trestian (cymbalum)
Iacob Maciuca (violon) dans l'ensemble de Gerardo Jerez-Le Cam interprète "Brabadag" en compagnie de Gerardo Jerez-Le Cam (piano) et Mihaï Trestian (cymbalum) également musiciens du Maciuca 4tet.
Le quartet interprète un répertoire instrumental (violon, cymbalum, contrebasse et piano) issu des paysages des musiques traditionnelles de Roumanie, celui joué lors de fêtes familiales.
La musique de danse est au coeur du programme et le 4tet ne se prive pas de cette incitation permanente au mouvement avec d’autant plus de facilité que chaque musicien possède une remarquable maîtrise de l’instrument et un sens du toucher très personnel.
Le violon de Iacob Maciuca possède cette fluidité et cette légèreté qui donnent un son d’une grande clarté, même dans les passages les plus délicats.
Le nombre d’expériences musicales auxquelles Jacob s’est confronté prouve assez que cette qualité est partagée par des artistes de toutes tendances : musique classique, tango, jazz.
Le 4tet de Iacob Maciuca construit chaque suite dans un esprit où l’amusement est des plus communicatifs et constitue la base du discours musical.
Parmi les bons élèves du conservatoire de Bucarest, dans les années 80, il y en avait un qui s’appelait Marian Iacob Maciuca, né à Tulcea, dans la région de la Dobrogea, sur les bords de la Mer Noire. Une fois empoché le prix qui attestait de ses hautes compétences, celui-ci s’est spécialisé dans la musique traditionnelle de Roumanie et plus particulièrement celle des terres de son enfance. Bien lui en a pris. Il a tôt fait d’être repéré et apprécié. Sa route va passer plusieurs fois par la France, où il se produit avec différents groupes de musique traditionnelle.
Il choisit finalement de s’y installer, en 1992. Avec le pianiste Gerardo Jerez-Le Cam, il forme le Cuarteto Jerez, dédié au tango. Parallèlement, Iacob Maciuca enseigne le violon et intègre l’Orchestre de l’Ouest, dirigé par Jean-Pierre Bréhu. En 1996, il relie le tango et la musique tzigane à travers le groupe Translave, puis il tourne quelque temps avec le saxophoniste de jazz Jean-Marc Padovani.
Son violon continue de séduire ensuite au sein du trio Dobrogea (nom de sa région d’origine). Les courses folles du cymbalum y sont lancées par les doigts agiles de Mihaï Trestian, aujourd’hui toujours à ses côtés au sein de son quartet où officie également le copain pianiste de ses débuts en France. Complétée par le contrebassiste Sergiu Brasovean, voici là une association de bienfaiteurs absolument irréprochables.
Dans cette nouvelle création consacrée aux musiques d’inspirations tziganes , la culture de transmission orale agit comme vecteur essentiel. Les phrases, les rythmiques, les mélodies, nuances et accents passent de musicien à musicien un peu comme un conteur transmet une histoire.
La qualité de leurs interprétations est comparable aux musiques de chambre et dans leurs esprits les textes chantent comme un quatuor de cordes où la puissance populaire de la fête, la joie, la tristesse et la nostalgie des peuples de l’Est est présente comme une danse.
Chaque musicien possède une remarquable maîtrise de l’instrument et un sens du toucher très personnel : Le violon tzigane tisse les ficelles mélodiques et guide les chemins avec cette fluidité et cette légèreté qui donnent un son d’une grande clarté. Le cymbalum moldave donne l’étincelle de la pulsation La contrebasse roumaine apporte les profondeurs et souplesses des piliers sonores Le piano argentin affirme la touche latine des couleurs harmoniques