IVO FLORES (PORTUGAL - CHANSON)
Déjà à plusieurs reprises le quartier des Couronneries a croisé Ivo Florès , ces premières interventions sur scène ont marqué les esprits et nous laissaient en attente d’une soirée intégralement consacrée à la chanson portugaise. C'est à Póvoa de Varzim, petite ville balnéaire du Nord du Portugal, qu'est né Ivo Flores. Ses deux frères aînés, Mário et Zé, sont des passionnés de musique et lui-même ne tarde pas à les suivre, guitare en main. Autodidacte, oreille aiguisée, il a le sens du rythme de façon innée. En 1974, la révolution des œillets libère les esprits et l’expression artistique. Dans cette mouvance, Ivo Florès trace sa ligne artistique. Inspiré par diverses influences (de José Afonso à Antonio Carlos Jobim, de Jacques Brel à Léo Ferré), Ivo Florès a construit peu à peu sa propre esthétique musicale, élégante et passionnée. Sans céder aux tendances commerciales ou de mode, il chante le lyrisme lusitanien, son “fado”, et célèbre les grands poètes portugais (Fernando Pessoa, Almeida Garret …) avec émotion et chaleur. Au début des années 2000, il décide de s’installer en France à Paris puis à Poitiers. Nous l’avons adopté avec sa générosité et sa passion de la musique, et après plusieurs concerts dans la Région, nous avons le plaisir de l’accueillir en trio (guitare, contrebasse et percussion) à Carré Bleu.
Guidées par la plus pure émotion de son fado, sa guitare et sa voix distillent toute la richesse d’un répertoire ouvert sur le monde. Un cocktail magique d’esthétique et de naturel, tout imprégné de la chaleur de la culture musicale hispano-américaine, des vertiges colorés de la Bossa-nova et de la Samba, des compositions populaires italiennes des années soixante, des subtiles fragrances de la chanson française, des inoubliables mélodies anglo-saxonnes et, enfin, des chants populaires lusitaniens, qui constituent l’essence de son inspiration.
Duerme duerme negrita que tu canto está en el campo, Negrita Duerme duerme negrita que tu voz acá va quedando, Negrita en nuestras manos negrita
nuestros labios negrita, nuestra lucha, negrita!
te voy traer una flor, un clavel de mi abril te voy traer muchas cosas, pero te fuiste, negrita...
cuantas cosas me enseñaste, negrita cuantas canciones de cuna me soplaste al oído
cuantas palabras me enseñaste cuantas trovas me mostraste cuantas vidas trajiste a mis canciones! si supieras como!... si supieras que hay siempre un tango en las calles donde camino una chacarera en las voces que escucho y que me dicen - solo a mí - "adelante!"
una zamba mesclandose con los fados donde crecí...
si supieras, Negra querida, si supieras como quisera yo tenerte a mi lado si supieras Negrita querida, gordita linda, que me diste la mano, me conduciste
con la seguridad de tu cariño por entre las balazos de los hipocritas y necios de que habló Ferrer
tanto nos hisciste, tanto nos entregaste y te vas, así nomás... justito cuando mas te necesito!...
Andá Negra, Volá con tus alas del talle de tu America Cantá una cancion, tucumana!
"sin embargo estás aquí resucitando!"
te fuiste sen avisar sin que pudieramos cantarte un son, un chamamé
"que dulce encantos tienen tus recuerdos, mercedita..." desde este chiquitito Portugal te miro volando por las estrellas
que mas voy a decir? te fuíste, mamita sé que prenderás una vela
en este oscuro de nuestra noche que, distraidos, seguimos creyendo ser día...
Carlos Clara Gomes Viseu, Portugal, 4 de Outubro de 2009