JAMAIT EN CONCERT
23.04 Fontenay le Comte (85) - Centre Culturel La Gare
24.04 St Georges de Didonne (17) – Espace Colette Besson
12.05 Reims (51) – Le grand Theatre
16.05 Auxerre (89)– Auxerre Expo
23.05 Montauban (82) - Festival "Alors chante"
06.06 Saint Denis de Pile (33) – Festival Musiques à Pile
13.06 Villard Bonnot (38) - Espace Berges
24.06 Arras (62)– Festival "Faites de la chanson"
28.06 Rouillac (16) - Les Sarabandes
04.07 Vitry sur Seine (94) - Festival sur les pointes
01.08 Métabief (25) - Festival de la Paille
09.08 Langres (52) - Le Chien à Plumes
13.08 Châteauroux (36) - Festival Darc
06.09 Le Havre (76) - Fête de la Mer
25.09 Macon (71) - Scène Nationale
09.10 St Germain en Laye (78) - L'Estival
15.10 Saint Avé (56) - Le Dôme
16.10 Ancenis (44) - Théâtre Quartier Libre
17.10 Pornichet (44) - Quai des Arts
22.10 Orléans (45) - Festival de Travers
23.10 Autun (71) L'Hexagone
25.10 Liévin (62) - Centre Arc en Ciel
10.11 Le Mans (72) - Les Saulnières
11.11 Saint Lo (50) Les Ecrans Soniques
14.11 Perpignan (66) - Le Mediator
23.11 Paris - Casino de Paris
01.12 Charleville Mezieres (08) - Le Théâtre
02.12 Beauvais (60) - L'Ouvre Boîte
05.12 Chauvigny (86) - Salle Charles Trenet
15.12 Cusset (03) - Espace Chambon
Après deux albums couronnés de succès (« De verre en vers », « Le coquelicot »), Yves Jamait sort enfin son nouvel opus. Baptisé « Je passais par hasard », le nouvel album de ce « chanteur né sur le tard » est certes moins autobiographique mais d’une qualité toujours aussi rare, avec des chansons dont l’écriture a encore gagné en exigence et dont les mélodies se sont enrichies avec des orchestrations plus souples et mosaïques.
Artiste majuscule, Yves Jamait, sorte de Gaston Montehus des temps modernes, n’a jamais dévié d’une trajectoire oblique qui a forgé sa singularité, imperméable aux conventions et formatages d’un milieu du show business, dans lequel « il est passé par hasard » comme parachuté pour notre plus grand bonheur avant de s’y installer, on l’espère pour longtemps, avec son chant de sève et de convictions, son écriture au cordeau, chantant comme personne les éclopés de la vie, l’âpreté du quotidien, les jours décolorés, le rêve de l’être aimée.
Car, c’est en homme libre qu’il trace sa route dans la chanson française, à l’image du coquelicot, fleur rebelle et indomptable qui peuple les terrains vagues, et qui ornait la pochette de son précédent album.
Finies les imperfections de jeunesse du premier album et l’épreuve au tournant et à la corde du second opus où l’on doit gagner ses galons. Ici, dans ce troisième disque, c’est un Yves Jamait plus serein, qui se départit de l’urgence à donner de l’émotion brute, se faisant moins nombriliste, davantage citoyen et plus concerné, regardant l’époque et s’ouvrant même à d’autres auteurs et compositeurs (Bernard Joyet, Allain Leprest, Dorothée Daniel, …) qui se présente à nous. L’album de la maturité diront certains de manière convenue. Certes, sauf que l’album comporte suffisamment de sève pour figurer d’emblée parmi les temps forts de cette fin d’année.
Bien que continuant toujours à draguer dans l’eau courante du quotidien les situations saisies au cru de la vie, les infimes brisures, les joies minuscules, ces mille choses de rien, Yves Jamait sort, pour la première fois, du vase clos de sa poétique des bistrots et des abysses vertigineuses de ses démons intérieurs, pour élargir son champ d’inspiration avec toujours ce thème omniprésent de l’amour qui court ici et là tout au long de l’album.
A commencer par l’amour porté par « Des mains de femme », titre original, rarement traité, ode à la gestuelle féminine et à sa beauté et qui ouvre l’album. Des mains de femme de son enfance qui le consolaient et qui le guidaient, en passant par des mains qui travaillent le jour ou caressent la nuit, « des mains usées dont les doigts gourds n’auront jamais été vernis, des mains qui s’insinuent galantes, et déboutonnent la pudeur, et d’autres qui chastes se gantent de la plus douce des candeurs » et d’autres tremblantes et veineuses « comme des ceps », «des mains noueuses par trop d’automnes fatiguées ». Un petit bijou d’écriture. Certainement une des chansons les plus abouties de l’album.
Des amours détroussées et mises en danger également comme le superbe « Quitte moi », écrite par Bernard Joyet, sorte d’appel vibrant à l’être aimé pour mettre à l’épreuve un amour qui se serait assoupi et s’émousserait à l’usure du temps et de l’habitude. « Quitte moi, quittons nous juste un peu trop longtemps pour que nous ressentions le bonheur d’être tristes / Loin des yeux loin du corps pour que l’envie résiste que je te dise viens et pour que tu me rêves » ; des amours adultérines avec la chanson « Les deux amants » d’Ute Lemper, sans oublier le versant le plus sombre de l’amour, celui de la violence conjugale sourde, tapie avec la chanson « Je passais par hasard » et puis, l’amour, le vrai, celui qui se déclare avec la merveilleuse chanson piano-voix « En deux mots », véritable déclaration d’amour à l’être aimée, sa femme Géraldine. Il y a, sur cette chanson, entre la pianiste Dorothée Daniel (qui signe également la chanson « Je suis vivant »), le trompettiste Thierry Caens et lui, cet échange magique, que l’on perçoit chez les grands improvisateurs de jazz. Les touches noires et blanches parlent la langue qu’aime Yves Jamait : celle du cœur.
Le dépouillement musical va comme un gant de dentelle à son verbe de velours qui s’éclot de sa gorge, pour s’envoler à la manière d’une colombe.
Autre chanson qui parle la langue du cœur : « Nous nous reverrons » où l’on se rend compteque le répertoire d’Yves Jamait peut glisser de mots rêches en maux d’époque, celle des reconduites aux frontières, de l’épineux problème de l’immigration et de ses déchirures. Pour l’occasion, il a eu l’heureuse idée de greffer à son écriture raffinée et sensible le chant taillé dans le cristal en wolof de Mansour, dont le timbre est précieux comme une fleur rare et exotique. Car, en filigrane, certains textes de cet incorrigible rêveur en perpétuelle « quête de bien-être » ne renient pas la critique sociale tout en évitant dans ses ressentis chantés les écueils de la naïveté, à l’instar de sa chanson « Athées souhaits », où il ne manque pas d’égratigner les religions, en se faisant le porte-voix en chansons des athées, voire des agnostiques.
Enfin, Yves Jamait retrouve des accents plus légers, à la plume trempée dans l’encre de l’humour avec « Boa bonheur », offrande d’un de ses pairs qu’il admire, Allain Leprest, mais surtout avec sa chanson « Célibataire ». Maniant l’arquebuse du verbe et la coutille de l’humour avec dextérité, il conte la vie et le quotidien tout en le dédramatisant d’un célibataire qui « vit tout seul, parle tout seul, dors tout seul, rêve tout seul et baise tout seul ». Du Jamait pur jus au style dont lui seul a l’apanage.
Jugez-en encore : « Vendredi soir, j’irai dépenser mon ennui, errant à la recherche d’autres solitudes égarées comme moi et la soirée finie se fera dans les bras vides de l’habitude ». Magnifique.
En peu de temps, Yves Jamait a su imposer un style, comme l'imprimatur d'un diamant brut à la chanson française.
Plus que son salut, Yves Jamait a trouvé dans la chanson sa voie intérieure et, ce nouvel album, en est l’illustration la plus éclatante. Dans les clairs-obscurs de son répertoire, carmin et noir s'embrassent et s'embrasent.
Et, Jamait de célébrer la vie, lorsqu’il interprète « Les mots chocolat », chanson la plus attendrissante qui clôt l’album, interprétée avec sa petite fille, comme de danser sur la mort au moindre souffle, sans bannières, ni oeillères.
Avec, à chaque fois, le même engagement, la même émotion et énergie à faire de la musique. Une musique qui touche droit au cœur.
un peu de publicité pour la fête conviviale et champêtre de l'association Chante Copain à CUQ (oui ça existe et c'est même dans le 47). Si vous êtes dans le coin n'hésitez pas à venir ... et si vous avez le courage envoyez cette info à tous vos "amis" myspaZiens.
Le chapiteau vitriot doit encore en vibrer. Merci et bravo pour cette belle soirée d'humanité et de talent. Leprest et Jamait à la même affiche! Que rêver de mieux.
Belle route à vous. Et à bientôt au hasard de ses méandres.
NIUVER en concert Le mercredi 8 juillet au CHINA, 50 rue de Charenton - 75012
Le 8 juillet Niuver fera un concert en toute intimité au China avec ses musiciens : Inor Sotolongo (percu), Anthony Winzenrieth (guitares), Felipe Cabrera (basse), et d'autres invités. L'occasion pour fêter son anniversaire, enregistrer son clip "Quiereme mucho" qui sortira avec son album en octobre et faire la fête !!!!
Un avant goût du 9 décembre 2009 où elle se produira au NEW MORNING...
La première partie sera assurée par MARIAMA à 20h30
Bonjour, j'enregistre mon disque en ce moment. Je propose une
souscription, ceux qui soutiennent mon projet recevront, en cadeau, un
DVD collector du film d'animation que nous réalisons sur une des
chansons du disque. Les infos sont sur ma page. Bonnes vacances.
Calendrier de Juillet 15 JUILLET Le Gamounet Saint Bonnet 63 Festival “on connait la chanson” 17 et 18 Juillet La Closerie Etais la sauvin 89 hommage à Léo 25 et 27 juillet Barjac 30 Festival « Chanson de paroles »
salut l'ami, tu vas bien j'espère. je passe te souhaiter une excellente
semaine. un nouveau titre inédit est en écoute sur ma page "le droit de
rêver" (piste 2). fais y un tour et laisse ton impression si ça te
chante... @+