JB Manis, de souche parisienne, a poussé ses branches jusque dans le midi de la France, en Camargue, où comme le chantait Brassens s’entendent encore les échos de fandangos et de sardanes. Là, des soirs d’été quand il n’a pas quinze ans, les roms de Sainte-Marie de la Mer lui apprennent ses premiers accords. Formation classique, donc. Du rythme avant toute chose.
Puis la route le conduit en Espagne, plus tard au Maroc, et il absorbe les leçons d’autre laissés-pour-compte pour lesquels la musique est le seul exutoire : les gnawas et les gitans andalous.
En 1999, J.B. Manis se produit sur les places de Montmartre, une guitare sèche à la main et son chapeau à ses pieds. Maigre récolte mais belles leçons. Les ruelles de la Butte ont abritées les débuts de quelques modèles - Aznavour, Brassens, ou Ferré, au cabaret de Patachou notamment. A la même époque, Manis s’envole pour les Antilles, où il sera docker le jour et musicien émerveillé la nuit, dans les bars du port Pointe-À-Pitre où il vaut mieux se tenir à carreau. Paris lui manque vite. Mais il lui restera de cette escapade comme un relent de zouc qui ne veut pas s’évanouir et qui hante chacune de ses compositions.
Paris donc. Sa seule patrie, qu’il arpente inlassablement et dont il semble connaître chaque bar, et chaque recoin. Depuis bientôt dix ans, Manis y joue presque chaque semaine, puis bientôt presque chaque soir. Oh bien sûr ce n’est pas tous les soirs le Pérou, et le public n’est pas toujours des plus choisis, mais peu de musiciens peuvent se targuer d’un apprentissage plus minutieux, ou plus exaltant. Et le public se forme, et devient fidèle.
Il faut dire que Manis le paye bien de cet amour. Il n’est pas avare de son énergie et ses concerts sont de véritables performances. Ni lui ni le public n’en sorte indemne, mais personne ne s’est avisé de s’en plaindre. Chacun de ses spectacles nous invite à un voyage hypnotique sur fond de rock et de sortilèges... Un univers enivrant, sensuel, à l'atmosphère singulière. Volontiers lancinantes, ses chansons évoquent, dans un climat sulfureux, les charmes ensorceleurs d'une bohémienne et la fascination qu'elle exerce sur l'artiste.
Pourtant, intacts au c--ur de ce maelström de son et de fureur, il y a les textes. Comme une raison d’être. Souvent drolatiques, toujours tranchants, ils sont le lien vital qui rattache Manis aux inspirateurs qu’il s’est choisi et sur les traces desquels il marche...
Grégoire Carbasse
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Hello ! Je t’invite à notre prochain concert acoustique qui aura lieu le mercredi 10 juin 2009 à 20h00 au 9 Jazz-Club – 9 rue Moret 75011 Paris, entrée libre. En espérant t’y voir ;) Amoria
ciao thanks have a great and wonderful day my new friend if you want come in my page and add yourself on my frapper map friends I’ve another new myspace page www.myspace.com/policedogblues
Hello JB, Ravie d'avoir pu te voir dans ce bel endroit qu'est le China..."sous mes épines", "si tu t'appelles", "le raspail vert"...que du plaisir de t'écouter les interpréter à nouveau en live : merci pour cette jolie soirée. Merci à Julien pour la rythmique qui l'a créé autour de toi. Perso j'ai même préféré les djmebés au piano du dernier concert ;) A bientôt pour d'autres concerts. Delphine
Quel plaisir une fois encore ces moments au China jeudi... une belle energie, entouré des rythmes de Julien et de la subtilité de Myriam... Que du bon !! Me tarde la suite ;) BizZ eMa. /
heyy JB!! bon voilà j'ai quelque chose à te demander, j'avais trouvé une vidéo d'une de tes chansons, mais j'ai oublié le titre, ça parlais du fait que les hommes sont des jouets en quelque sorte des marionettes. et j'adorais ce morceau. pourrais tu me rappeller le titre ou m'envoyer la vidéo. Merci!! à bientôt! bizzz Laura
Un chouette moment que ce china d'hier... ... je recommande vivement a tous les lecteurs qui passeront par la ! de l'emotion, bcp ! merci pour tout ca JB !!! bizz l'artiste eMa.