Jean Guidoni
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DANS MA RUE
1:41
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General Info
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Genre: Other
Location Ile-de-France, FR
Profile Views: 395982
Last Login: 2/11/2011
Member Since 12/28/2006
Website www.jeanguidoni.com
Type of Label Indie
-
Bio
.. .. ...... .. .. ..C'est en voyant Ingrid Caven .. interpréter du Fassbinder au Pigall's que Guidoni a le déclic. .. Il rencontre alors Pierre Philippe, cinéaste et traducteur de Fassbinder,.. qui va lui écrire ses premières chansons marquantes. ..Enfin il trouve sa voie, en 1980, le public découvre Jean Guidoni.. sur la scène du Théâtre en Rond.. pour sa première grande scène parisienne... Maquillé de blanc et vêtu de noir, Guidoni se dévoile enfin.. tel qu'en lui-même, avec ses blessures et ses angoisses. .. ..Les chansons dégagent un relent de sexe et de mort... C'est un énorme succès critique et public... Ceci se concrétise par son album "Je marche dans les villes" .. qui obtient en mars 81, le prix de l'Académie Charles-Cros... Un premier "Olympia" le 9 juin 81. ........ .. .. .. .. .. ........Je Marche dans les villes(Créteil 87+ interview)........envoyé par ..mikadocity...... .. ....C'est sur scène que Guidoni s'épanouit,.. il monte un nouveau spectacle .. "Crime Passionnel"aux Bouffes du Nord,.. solitude, homosexualité, désespoir, ce spectacle.. est encore hanté par les fantômes douloureux de son existence... .. L'album "Crime passionnel" sort à cette époque.. et reste un des plus populaires du chanteur :.. il s'agit d'un opéra pour un seul homme .. composé par le maître argentin Astor Piazzolla.. dont le livret est signé par Pierre Philippe .. qui écrit parmi ses plus beaux textes......... .. .. .. .. .. ........Les draps blancs & final (Crime Passionnel 2000 13)........envoyé par ..mikadocity........ .. ....Suivront en 1983 .. "Le rouge et le rose" - .. album comprenant le titre "Le Bon Berger",.. hagiographie parodique de Pétain,.. et "Putains…" en 1985 qui fait l'objet.. de tous les scandales et se voit boycotté.. par les grandes radios... .... Chacun des ces deux albums.. s'accompagne d'un spectacle : l'Olympia 83 où Guidoni........ .. .. .. .. .. ........Guidoni Olympia 83 - 3 - Djemila........envoyé par ..Arcalod...... .. ...... .. .. .. .. .. ........Guidoni Olympia 83 - 5 - Le bon berger ........envoyé par ..Arcalod...... .... utilise toutes les possibilités théâtrales de la scène mythique .. de Coquatrix et Jean-Michel Boris .. en reprenant ses grandes chansons.. et des titres d'avant-guerre,.. et le Cirque d'Hiver en 1985,.. spectacle en deux parties très scénographié .. qui offre quelques pépites inédites.. (Rendez-moi l'enfant, Santa Maria Blanca, Chromos…).. ....Pour la première fois depuis longtemps,.. en 1987 Guidoni écrit un album sans Pierre Philippe,.. pour lequel il reçoit une seconde fois.. le prix de l'Académie Charles Cros.. .. : c'est l'album "Tigre de porcelaine",.. cosigné avec Michel Cywie et Pascal Auriat,.. qui contient deux chansons très connues :.. Tramway Terminus Nord et Mort à Venise... Un spectacle au "Bataclan".. ..Il est suivi d'un concert, l"Européen 1989" .. à "L'Européen" et à 'L'Olympia".. où Guidoni est accompagné de deux.. pianistes japonais, chante ses classiques.. et rend hommage à Jacques Prévert.. à travers de nombreux titres.. dont La Chanson de l'Homme.. ou La Chanson dans le Sang... .. ..La fin des années 1980 est pour lui difficile : .. des tournées épuisantes, ..l la disparition d'Auriat,.. un projet mort-né avec William Sheller.. l'amènent à faire une dépression. .. ..Sort en 1990 l'album.. "Aux tourniquets des Grands Cafés",.. assez désenchanté où il s'en prend à la gauche caviar.. et aborde des thèmes .. tels que le sadomasochisme ("La punition"),........ .. .. .. .. .. ........Guidoni - La punition, Créteil 93........envoyé par ..Arcalod.......... le Mur de Berlin ("Checkpoint Charlie Gesang"),.. le tournage d'un film ("Vérone Véronal"),.. chansons très populaires parmi son public. .. À noter quelques récitatifs .. dont l'époustouflant "Impérial Palace"... Les arrangements et compositions sont.. de Bernard Estardy et Jairo......... .. .. .. .. .. ........Guidoni - Aux tourniquets...........envoyé par ..Arcalod........ .. .. Il reparaît sur scène en 1991,.. participe à un spectacle organisé .. au Cirque d'Hiver par le magazine homosexuel Gai Pied... ..En 1992, son nouvel album "Cas particulier".. donne lieu à un nouveau spectacle .. sur la scène du Théâtre de la Ville, .. avec notamment le titre "Manque"... L'affiche, célèbre,.. voit Guidoni pasticher un tableau de Magritte... ..1995 est l'année des retrouvailles avec Michel Legrand... Les deux hommes unissent leur talent sur l'album "Vertigo"... Legrand en écrit toutes les musiques.. qui se marient avec les thèmes récurrents.. du répertoire de Guidoni, sida, mensonge,.. intolérance mais aussi humour. .. ....Le duo Legrand/Guidoni se retrouve .. au Casino de Paris pour un spectacle du nom .. de "Comment faire partie de l'orchestre",.. chaleureusement salué par la critique... Il reprend cette année-la un tour de chant.. à "La Manufacture des Oeillets" ........ .. .. .. .. .. ........Les concubines de la Gloire (1996 MDO)........envoyé par ..mikadocity........ .. ..1999 sonne l'heure des retrouvailles avec Pierre Philippe.. pour un spectacle "Fin de siècle".. qui donne lieu à deux albums,.. à l'écriture duquel ont participé notamment.. Matthieu Gonet et Juliette..... .. ..2000 est une année marquée.. par la reprise au Cabaret Sauvage du "Crime passionnel" .. par son créateur, Jean Guidoni,.. dans une version plus acoustique,.. moins électrique que l'originale... ....Trente ans de carrière jalonnés.. de rencontres et de collaborations avec les plus grands, Michel Legrand, Catherine Sauvage,.. Astor Piazzolla, Carlos d'allessio,..Alain Bashung et Michel Cywie entre autres,.. mais Guidoni reste boudé par les radios;.. peut-être sa personnalite.. et son ton sulfureux effraient-ils... .. Jean Guidoni publie en 2003.. un roman auto-biographique Chanter n'est pas jouer,.. ainsi qu'un longbox 4 cd reprenant .. majoritairement sa carrière scénique... ..L'album "Trapèze" réalisé par Edith Fambuéna.. sort en octobre 2004 .. et reçoit des critiques souvent élogieuses... Guidoni a bénéficié notamment.. de la collaboration des écrivains.. Jean Rouaud et Marie Nimier. .. ....En 2004-2005, il remplit quatre salles parisiennes :.. le Café de la Danse,.. L'Européen (ex-Théâtre en Rond de ses débuts),.. l'Elysée Montmartre et le Vingtième Théâtre... ..En 2007, sort son dernier album.. "La Pointe Rouge", disque auquel ont collaboré.. Dominique A,.. Jeanne Cherhal,.. Mathias Malzieu (de Dionysos).. et Philippe Katerine... La sortie de l'album est suivi d'une série de concerts.. à la Boule Noire, à Paris..... .... .. .. .. .. .. ........Jean Guidoni & Mathias Malzieu........envoyé par ..Arcalod...... .. .. ..Trente années de carrière et Jean Guidoni .. n'a jamais sonné aussi libre... Deux ans après le très beau Trapèze, ..il revient, bénéficiant de la reconnaissance de ses pairs. .... Né de sa collaboration avec Nicolas Deutsh (Julien Baer, Thomas Fersen).. qui a mis en musique et réalisé les titres.. écrits par Jean Guidoni,.. l'album compte quatre titres écrits.. par Dominique A, Jeanne Cherhal, Katerine et Mathias Malzieu. .... En 2008 un nouveau cd "Guidoni chante Prévert".. dont une chanson en duo avec JULIETTE. .. .. ...... .. .. .. ...... .. .. ..ORPHANE. .. .. -
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.. .. ...... .. .. ...... .. .. ...... .. La salle est pleine à craquer, on doit se pousser pour laisser les derniers spectateurs prendre place. Venus de la France entière, Roubaix, Strasbourg, Rouen, ils parlent de leur voyage à Paris entre deux conversations sur Trotski et l’anarchisme. Fans de la première heure, public d’autrefois, spectateurs d’aujourd’hui, tous veulent écouter Jean Guidoni chanter son propre répertoire. Costume noir, quelques pas de danse, un tour sur lui-même. C’est d’abord une présence féline, amusée et virevoltante qui envahit la scène. Puis la célèbre chanson d’Ingrid Caven, "Lalala", pied de nez à ceux qui attendent la parole engagée ou la référence à l’autorité d’un répertoire. Guidoni offre une version d’une beauté épurée, à la limite du parlé, confidence intime et grave faite à son public : on ne change pas le monde avec une chanson. Que dire après cela ? Avec une modestie hors du commun, Jean Guidoni part du "Lalala" pour éveiller tout un monde, le sien, donnant vie aux lieux les plus divers : le bistrot de "Chez Guitte", le métro poisseux du "Voyage", le "Marseille" populaire, la salle obscure de "Midi minuit" et l’exotique pays de la "Chanson de Mandalay". A partir du moment où il s’y engouffre, c’est à corps perdu, déployant une énergie brutale, modifiant à chaque instant sa manière de chanter, passant du souffle vibrant à la frappe de ses envolées brusques. Assister à son concert, c’est vivre une expérience sauvage. Dressé souvent à la hauteur primaire du cri, le chant bouscule, émeut, laisse un peu exsangue. C’est que Jean Guidoni investit tous les possibles, depuis la sensualité troublante d’une voix tendue à l’oreille jusqu’à la harangue déclamée vers la Cité. La chaleur de son timbre sert tout à la fois l’intimité de la confession et la révolte plébéienne. Dans cette dramatisation extrême du chant, servie par le piano nerveux et virtuose de Fabrice Ravel-Chapuis, la générosité de Jean Guidoni consiste à ne jamais laisser le spectateur passif dans son fauteuil et à son aise dans le noir, l’emportant avec soi dans une marée d’images, de portraits, de souvenirs rendus sonores. Cet élan par lequel il nous transporte utilise la force de l’invective politique, le phrasé magnifié de la révolte sans pour autant emprunter aucun de ses tics ni aucune de ses conventions. On pourrait juger certaines peintures (l’Algérien, l’occupation, les grands combats politiques des années 80) dépassées, mais les textes prennent vie avec une telle force évocatoire, qu’ils atteignent à l’universel. Jean Guidoni fait tout passer en se dressant d’abord et avant tout comme un individu singulier et non comme le héraut d’une cause. La chanson ne se referme jamais sur ce qu’elle dit, elle est passage, exprimant et animant le monde. Le "Je pourris camarade" solennel et puissant va au-delà de la connotation communiste pour imposer la sublime fraternité dont Guidoni reste le chantre inégalé. Un homme, la voix ferme, le regard absolument présent, la « dépense de soi » pour un public, si contraire à la préservation des familles, la mesquinerie des comptes, la thésaurisation de ses propres forces. Voici son véritable engagement : être là. Ce n’est pas le discours qui intéresse Jean Guidoni. Il se fait tour à tour conteur et poète. " Le Grand Lustucru" tient ainsi le public en haleine comme des enfants fascinés par le jeu théâtral du chanteur qui s’amuse à les effrayer. Dans "Il y a", après avoir cherché les aigus, il déploie le spectre de sa voix pour servir une poésie de la présence, sur un mot, puis deux, qui permet d’entrevoir un peu le monde, du bout de l’oreille. Son timbre pénètre l’air, prolongé par les coups de talon qu’il donne sur le sol : une vibration monte comme son crescendo sur le "Tout va bien " de la chanson du même nom. Quand l’hypocrisie veut faire croire que tout est comme il faut, Jean Guidoni sait saturer l’air avec son corps, pour qu’on perçoive les cris étouffés derrière le conformisme. Le chant se fait appel : à la force, la marche, la levée, contre toutes les apparences mensongères. L’impression qui reste au spectateur est celle d’une profondeur existentielle bouleversante. Jean Guidoni leste son art du poids de l’expérience, avec une lucidité amusée sur l’existence. Il jette un regard attendri sur le monde et "Midi minuit" perd sa tonalité militante de défense des réprouvés pour gagner en épaisseur humaine, pour ne pas dire humaniste. Il n’a plus rien à réclamer, il veut juste faire sentir. L’évolution incroyable de sa voix, plus virile, chaude, mais aussi douce et veloutée, sert à merveille l’émotion. Mais on ne reste jamais longtemps dans la gravité, puisque tout le récital sait jouer de l’enchaînement des chansons, tantôt très profondes, souvent très gaies, faussement superficielles. Et puis, il y a ces intermèdes pendant lesquels Jean Guidoni, avec une grande finesse, exerce son art du dialogue. D’abord, il taquine à l’envi son pianiste : "Fais plaisir à papa, t’auras des bonbons" lui dit-il avant de lui dédier, mutin, une chanson sur l’amour des militaires. Il propose ensuite de chanter en son hommage "Viril", avec une grande complicité, l’accusant de faire de la musculation en cachette et de dissimuler des piercings inavouables. Il finira par lui chanter une sérénade burlesque a capella, empruntant "La Boudeuse" à Tino Rossi. Jean Guidoni dialogue aussi avec son personnage subversif d’autrefois : "A mon âge, il y a des choses que la morale réprouve." Le public rit de bon coeur. Ces mots d’esprit créent des respirations dans la dense matière du concert. Cet équilibre cultivé entre gravité et légèreté culmine dans la chanson "Tu mourras ce soir", où Jean Guidoni se fait Monsieur Loyal pour faire la chronique de morts annoncées. Puis c’est en chef de chœur qu’il dirige son propre public conquis et ému, lorsqu’il lui fait chanter les refrains du "Bon berger" et de "La Rue". Il quitte la scène, laissant vivre sa chanson sans lui. Jean Guidoni atteint alors à la magie : disparaître et rester sur toutes les lèvres. Florence Chapiro...Aurélien Hupé.LA LA LA. .... ...... .. .. .. .. .. ........Jean Guidoni chante Prévert 2009 - bande annonce v11........envoyé par ..mikadocity...... .. .. .... .. .. .. .. .. ........Jean guidoni Europeen 15/12/ 2008 La chasse à enfant........envoyé par ..mikadocity........ .... .. .. .. .. .. ........Jean Guidoni - Elle disait - Européen 15/12/08........envoyé par ..mikadocity...... .. .. .. .... .... .. .. .. .. .. ........Jean Guidoni - Etranges Etrangers - 15/12/09 Europeen........envoyé par ..mikadocity...... .. ...... .. .. .. .. .. ........Jean Guidoni - il faut passer le temps........envoyé par ..mikadocity...... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .... ..Etranges Etrangers.. (2008) .. .. .......... ..La Pointe Rouge.. (2007) .... .... ......Trapèze.. (2004).... .... .. ..Long Box. ..Universal .... .. .. ...... .. .. .. 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Jean Guidoni
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Jean Guidoni - Le Déséquilibriste - Prévert
Quelques extraits du spectacle créé début 2011, avec l'univers de Prévert.
Grigsby Kellee and Suzy Cote liked this.
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Jean Guidoni - Le Déséquilibriste - Prévert
04:55 | 335 plays | Feb 11 2011
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19 Songs | Jun 15, 2009
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10 Songs | Jan 9, 2007
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13 Songs | Mar 7, 2006
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22 Songs | Aug 23, 2005
-
9 Songs | Aug 2, 2005
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Bio:
..C'est en voyant Ingrid Caven
interpréter du Fassbinder au Pigall's que Guidoni a le déclic.
Il rencontre alors Pierre Philippe, cinéaste et traducteur de Fassbinder,
qui va lui écrire ses premières chansons marquantes.
Enfin il trouve sa voie, en 1980, le public découvre Jean Guidoni
sur la scène du Théâtre en Rond
pour sa première grande scène parisienne.
Maquillé de blanc et vêtu de noir, Guidoni se dévoile enfin
tel qu'en lui-même, avec ses blessures et ses angoisses.
Les chansons dégagent un relent de sexe et de mort.
C'est un énorme succès critique et public.
Ceci se concrétise par son album "Je marche dans les villes"
qui obtient en mars 81, le prix de l'Académie Charles-Cros.
Un premier "Olympia" le 9 juin 81.
C'est sur scène que Guidoni s'épanouit,
il monte un nouveau spectacle
"Crime Passionnel"aux Bouffes du Nord,
solitude, homosexualité, désespoir, ce spectacle
est encore hanté par les fantômes douloureux de son existence.
L'album "Crime passionnel" sort à cette époque
et reste un des plus populaires du chanteur :
il s'agit d'un opéra pour un seul homme
composé par le maître argentin Astor Piazzolla
dont le livret est signé par Pierre Philippe
qui écrit parmi ses plus beaux textes.
Suivront en 1983
"Le rouge et le rose" -
album comprenant le titre "Le Bon Berger",
hagiographie parodique de Pétain,
et "Putains…" en 1985 qui fait l'objet
de tous les scandales et se voit boycotté
par les grandes radios.
Chacun des ces deux albums
s'accompagne d'un spectacle : l'Olympia 83 où Guidoni
utilise toutes les possibilités théâtrales de la scène mythique
de Coquatrix et Jean-Michel Boris
en reprenant ses grandes chansons
et des titres d'avant-guerre,
et le Cirque d'Hiver en 1985,
spectacle en deux parties très scénographié
qui offre quelques pépites inédites
(Rendez-moi l'enfant, Santa Maria Blanca, Chromos…)
Pour la première fois depuis longtemps,
en 1987 Guidoni écrit un album sans Pierre Philippe,
pour lequel il reçoit une seconde fois
le prix de l'Académie Charles Cros
: c'est l'album "Tigre de porcelaine",
cosigné avec Michel Cywie et Pascal Auriat,
qui contient deux chansons très connues :
Tramway Terminus Nord et Mort à Venise.
Un spectacle au "Bataclan"
Il est suivi d'un concert, l"Européen 1989"
à "L'Européen" et à 'L'Olympia"
où Guidoni est accompagné de deux
pianistes japonais, chante ses classiques
et rend hommage à Jacques Prévert
à travers de nombreux titres
dont La Chanson de l'Homme
ou La Chanson dans le Sang.
La fin des années 1980 est pour lui difficile :
des tournées épuisantes,
l la disparition d'Auriat,
un projet mort-né avec William Sheller
l'amènent à faire une dépression.
Sort en 1990 l'album
"Aux tourniquets des Grands Cafés",
assez désenchanté où il s'en prend à la gauche caviar
et aborde des thèmes
tels que le sadomasochisme ("La punition"),
le Mur de Berlin ("Checkpoint Charlie Gesang"),
le tournage d'un film ("Vérone Véronal"),
chansons très populaires parmi son public.
À noter quelques récitatifs
dont l'époustouflant "Impérial Palace".
Les arrangements et compositions sont
de Bernard Estardy et Jairo.
Il reparaît sur scène en 1991,
participe à un spectacle organisé
au Cirque d'Hiver par le magazine homosexuel Gai Pied.
En 1992, son nouvel album "Cas particulier"
donne lieu à un nouveau spectacle
sur la scène du Théâtre de la Ville,
avec notamment le titre "Manque".
L'affiche, célèbre,
voit Guidoni pasticher un tableau de Magritte.
1995 est l'année des retrouvailles avec Michel Legrand.
Les deux hommes unissent leur talent sur l'album "Vertigo".
Legrand en écrit toutes les musiques
qui se marient avec les thèmes récurrents
du répertoire de Guidoni, sida, mensonge,
intolérance mais aussi humour.
Le duo Legrand/Guidoni se retrouve
au Casino de Paris pour un spectacle du nom
de "Comment faire partie de l'orchestre",
chaleureusement salué par la critique.
Il reprend cette année-la un tour de chant
à "La Manufacture des Oeillets"
1999 sonne l'heure des retrouvailles avec Pierre Philippe
pour un spectacle "Fin de siècle"
qui donne lieu à deux albums,
à l'écriture duquel ont participé notamment
Matthieu Gonet et Juliette.
2000 est une année marquée
par la reprise au Cabaret Sauvage du "Crime passionnel"
par son créateur, Jean Guidoni,
dans une version plus acoustique,
moins électrique que l'originale.
Trente ans de carrière jalonnés
de rencontres et de collaborations avec les plus grands, Michel Legrand, Catherine Sauvage,
Astor Piazzolla, Carlos d'allessio,
Alain Bashung et Michel Cywie entre autres,
mais Guidoni reste boudé par les radios;
peut-être sa personnalite
et son ton sulfureux effraient-ils.
Jean Guidoni publie en 2003
un roman auto-biographique Chanter n'est pas jouer,
ainsi qu'un longbox 4 cd reprenant
majoritairement sa carrière scénique.
L'album "Trapèze" réalisé par Edith Fambuéna
sort en octobre 2004
et reçoit des critiques souvent élogieuses.
Guidoni a bénéficié notamment
de la collaboration des écrivains
Jean Rouaud et Marie Nimier.
En 2004-2005, il remplit quatre salles parisiennes :
le Café de la Danse,
L'Européen (ex-Théâtre en Rond de ses débuts),
l'Elysée Montmartre et le Vingtième Théâtre.
En 2007, sort son dernier album
"La Pointe Rouge", disque auquel ont collaboré
Dominique A,
Jeanne Cherhal,
Mathias Malzieu (de Dionysos)
et Philippe Katerine.
La sortie de l'album est suivi d'une série de concerts
à la Boule Noire, à Paris.
Trente années de carrière et Jean Guidoni
n'a jamais sonné aussi libre.
Deux ans après le très beau Trapèze,
il revient, bénéficiant de la reconnaissance de ses pairs.
Né de sa collaboration avec Nicolas Deutsh (Julien Baer, Thomas Fersen)
qui a mis en musique et réalisé les titres
écrits par Jean Guidoni,
l'album compte quatre titres écrits
par Dominique A, Jeanne Cherhal, Katerine et Mathias Malzieu.
En 2008 un nouveau cd "Guidoni chante Prévert"
dont une chanson en duo avec JULIETTE.
ORPHANE. .. ..
Sounds Like:
La salle est pleine à craquer, on doit se pousser pour laisser les derniers spectateurs prendre place. Venus de la France entière, Roubaix, Strasbourg, Rouen, ils parlent de leur voyage à Paris entre deux conversations sur Trotski et l’anarchisme. Fans de la première heure, public d’autrefois, spectateurs d’aujourd’hui, tous veulent écouter Jean Guidoni chanter son propre répertoire. Costume noir, quelques pas de danse, un tour sur lui-même. C’est d’abord une présence féline, amusée et virevoltante qui envahit la scène. Puis la célèbre chanson d’Ingrid Caven, "Lalala", pied de nez à ceux qui attendent la parole engagée ou la référence à l’autorité d’un répertoire. Guidoni offre une version d’une beauté épurée, à la limite du parlé, confidence intime et grave faite à son public : on ne change pas le monde avec une chanson. Que dire après cela ? Avec une modestie hors du commun, Jean Guidoni part du "Lalala" pour éveiller tout un monde, le sien, donnant vie aux lieux les plus divers : le bistrot de "Chez Guitte", le métro poisseux du "Voyage", le "Marseille" populaire, la salle obscure de "Midi minuit" et l’exotique pays de la "Chanson de Mandalay". A partir du moment où il s’y engouffre, c’est à corps perdu, déployant une énergie brutale, modifiant à chaque instant sa manière de chanter, passant du souffle vibrant à la frappe de ses envolées brusques. Assister à son concert, c’est vivre une expérience sauvage. Dressé souvent à la hauteur primaire du cri, le chant bouscule, émeut, laisse un peu exsangue. C’est que Jean Guidoni investit tous les possibles, depuis la sensualité troublante d’une voix tendue à l’oreille jusqu’à la harangue déclamée vers la Cité. La chaleur de son timbre sert tout à la fois l’intimité de la confession et la révolte plébéienne. Dans cette dramatisation extrême du chant, servie par le piano nerveux et virtuose de Fabrice Ravel-Chapuis, la générosité de Jean Guidoni consiste à ne jamais laisser le spectateur passif dans son fauteuil et à son aise dans le noir, l’emportant avec soi dans une marée d’images, de portraits, de souvenirs rendus sonores. Cet élan par lequel il nous transporte utilise la force de l’invective politique, le phrasé magnifié de la révolte sans pour autant emprunter aucun de ses tics ni aucune de ses conventions. On pourrait juger certaines peintures (l’Algérien, l’occupation, les grands combats politiques des années 80) dépassées, mais les textes prennent vie avec une telle force évocatoire, qu’ils atteignent à l’universel. Jean Guidoni fait tout passer en se dressant d’abord et avant tout comme un individu singulier et non comme le héraut d’une cause. La chanson ne se referme jamais sur ce qu’elle dit, elle est passage, exprimant et animant le monde. Le "Je pourris camarade" solennel et puissant va au-delà de la connotation communiste pour imposer la sublime fraternité dont Guidoni reste le chantre inégalé. Un homme, la voix ferme, le regard absolument présent, la « dépense de soi » pour un public, si contraire à la préservation des familles, la mesquinerie des comptes, la thésaurisation de ses propres forces. Voici son véritable engagement : être là. Ce n’est pas le discours qui intéresse Jean Guidoni. Il se fait tour à tour conteur et poète. " Le Grand Lustucru" tient ainsi le public en haleine comme des enfants fascinés par le jeu théâtral du chanteur qui s’amuse à les effrayer. Dans "Il y a", après avoir cherché les aigus, il déploie le spectre de sa voix pour servir une poésie de la présence, sur un mot, puis deux, qui permet d’entrevoir un peu le monde, du bout de l’oreille. Son timbre pénètre l’air, prolongé par les coups de talon qu’il donne sur le sol : une vibration monte comme son crescendo sur le "Tout va bien " de la chanson du même nom. Quand l’hypocrisie veut faire croire que tout est comme il faut, Jean Guidoni sait saturer l’air avec son corps, pour qu’on perçoive les cris étouffés derrière le conformisme. Le chant se fait appel : à la force, la marche, la levée, contre toutes les apparences mensongères. L’impression qui reste au spectateur est celle d’une profondeur existentielle bouleversante. Jean Guidoni leste son art du poids de l’expérience, avec une lucidité amusée sur l’existence. Il jette un regard attendri sur le monde et "Midi minuit" perd sa tonalité militante de défense des réprouvés pour gagner en épaisseur humaine, pour ne pas dire humaniste. Il n’a plus rien à réclamer, il veut juste faire sentir. L’évolution incroyable de sa voix, plus virile, chaude, mais aussi douce et veloutée, sert à merveille l’émotion. Mais on ne reste jamais longtemps dans la gravité, puisque tout le récital sait jouer de l’enchaînement des chansons, tantôt très profondes, souvent très gaies, faussement superficielles. Et puis, il y a ces intermèdes pendant lesquels Jean Guidoni, avec une grande finesse, exerce son art du dialogue. D’abord, il taquine à l’envi son pianiste : "Fais plaisir à papa, t’auras des bonbons" lui dit-il avant de lui dédier, mutin, une chanson sur l’amour des militaires. Il propose ensuite de chanter en son hommage "Viril", avec une grande complicité, l’accusant de faire de la musculation en cachette et de dissimuler des piercings inavouables. Il finira par lui chanter une sérénade burlesque a capella, empruntant "La Boudeuse" à Tino Rossi. Jean Guidoni dialogue aussi avec son personnage subversif d’autrefois : "A mon âge, il y a des choses que la morale réprouve." Le public rit de bon coeur. Ces mots d’esprit créent des respirations dans la dense matière du concert. Cet équilibre cultivé entre gravité et légèreté culmine dans la chanson "Tu mourras ce soir", où Jean Guidoni se fait Monsieur Loyal pour faire la chronique de morts annoncées. Puis c’est en chef de chœur qu’il dirige son propre public conquis et ému, lorsqu’il lui fait chanter les refrains du "Bon berger" et de "La Rue". Il quitte la scène, laissant vivre sa chanson sans lui. Jean Guidoni atteint alors à la magie : disparaître et rester sur toutes les lèvres. Florence Chapiro...Aurélien Hupé.LA LA LA.
Etranges Etrangers (2008)

La Pointe Rouge (2007)

Trapèze (2004)

Long Box.
Universal
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