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Je suis née au Cameroun , pays du Lion . Ma bouche n'est pas polyglotte mais mon corps l'est . J'ai étudié la danse en Occident ,je n'oublie pas mes racines . mon parcours est pluridisciplinaire . J'ai commencé mes classes et formation professionnelle à l'Académie Internationale de la Danse ( A.I.D ) , compagnie des Anti-Stars . De là ma carrière s'inscrit dans l'histoire ...
Très récemment , j'ai croisé, par hasard,Jean Babilée,que je considère comme un trés grand danseur,un humain au sens le plus vaste,le plus généreux.C'est un homme de petite taille pourtant...Immense dès qu'il bouge.
La beauté d'une chorégraphie c'est sa vérité...Au-delà de l'imperfection des corps alors libérés de l'obsession esthétique de perfection.
Le chorégraphe se doit à travers l'interprète de faire surgir le coeur,l'ame,de donner accès à l'univers intérieur.
La danse;son langage est porteur de différence,de singularité et d'universel;différence d'origine,de culture;singularité par la personnalité de l'interprète;d'universel par l'identité de l'etre humain,cette identité qui nous relie malgré tout à notre humanité profonde.
J'ai l'exigence dans mon travail de chorégraphe de ne plus séparer,de relier ma naissance africaine,le quartier populaire de mon enfance à Paris,mon apprentissage de la danse,mes bases classiques,modernes,jazz et contemporaines,mes rencontres et mes amours,pour trouver et créer une langue de danse qui touche l'autre dans son intimité secrète,sa propre réclusion,son silence.
Je ne vous parle pas de concept mais de matière;de matière visible et invisible par laquelle se perpétue l'aventure de la création.
Une trace sensible dans la symphonie du monde.
Georgette Kala-Lobé
""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""Ainsi donc, d’un bout à l’autre dépourvue de toute concession, la matière mouvante, émouvante de cette pièce dansée, véritable tragédie politique que, pliée, roulée, jaillie, bondissante, ancestrale, militante, écartelée, animiste, ruisselante, caoutchouteuse et les nerfs mis à nu, va, durant quelque quarante cinq minutes s’employer à charner à l’extrême, Georgette Louison Kala–Lobé. Un nom qui a lui seul est déjà une invitation au voyage.
Certes,se trouvent ici contenus toute la détresse et le feu de l’Afrique de ses origines mais aussi, flagrante à chaque figure, une omniprésente volonté de jouer la carte de la plus parfaite et sincère des modernités""
Jehan Van Langhenhoven (Au sujet du "solo pour Douala Manga Bell " )""
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