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Pris dans l'trafic, les épinettes poussent au ciel des soupirs de dix roues. Pris dans l'trafic, les épinettes transpirent dans un silence de barre à clous, de caoutchouc, de corde au cou. Les flics nos amis sont accotés su'l bord, attendent toujours, attendent tout l'temps, attendent quèque part. Pogné dans l'trafic, le cabot qui soupire, la bave qui coule le long des g'noux, je suis le maître des synonymes entre rien pis pas beaucoup, pis pas du tout, pis pogne ton trou. Pogné dans l'trafic avec mes concitoyens gentils, on s'parle pas, on rit pas, mais on s'suit on osti. Les vacances sont commencées. "Qu'est-ce t'as fait' pendant tes vacances?". J'me suis défoncé. Ch't'un cramé, un brûlé, ma consommation prend d'la pesée. Quand l'Jack embarque, Kouna débarque, un coq à claque, la clutch qui chauffe, j'f'rais mieux d'marcher. Bizoune en l'air, vas-y mon Koune, tu plotes ta tête comme un tit-coune. Qu'est-ce tu f'rais pas pour t'faire manger l'bate? Des kilomètres, des kilomètres, des trafics pis des flats. Cheeseburger, café, roussette, fromage en crottes, Kit-Kat, Red Bull, Number Seven pis let's rock ma poule. Pris dans l'trafic, la tinque au quart, on laisse le char s'à Rue Richard, on pogne nos godasses pis not' veste, le chien va suivre, pas besoin d'laisse.
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