Pour l'île déserte:Atlas encyclopédique, L'encyclopédie des sciences de poche, Mais qui mange les guêpes? L'ancien testament, Les Fables d'Euclides , Les Métamorphoses d'Ovide et tous ceux que je n'ai pas encore lus...
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Kissa "Il y a un proverbe chinois qui ne dit rien. Il m'arrive de le citer quand je n'ai rien à dire"...P Geluck Posted 18 hours ago view more
Dis! Est-ce moi qui crée de toutes pièces ce monde?
Quand je ferme les yeux, il cesse de tourner
Et sous mon regard clos je découvre des choses,
D'autres rues, d'autres ports, d'autres lieux, d'autres étés
Je découvre des visages, d'autres mots pour le dire,
D'autres gestes, d'autres histoires pour embraser l'amour,
Je ressens d'autres espoirs, j'ai même la manière
Pour savoir Le trouver au milieu d'un faubourg.
Quand j'ai le vague à l'âme, que ce monde est trop lourd
Comme un vaisseau rouillé qui prend l'eau et la vase
Et coule lentement dans quelques flots obscurs
Je referme les yeux et je fais table rase.
Je divague et m'entraîne vers des lieux d'outre terre
Et donne une âme aux Hommes, aux Hommes du génie,
Sur la marelle efface la case de l'enfer
Et relance les dés pour de nouveaux défis.
La vie,ne dépend-t-elle que de mes paupières
Comme un rideau léger qui cligne sur le temps?
Selon que je les lève, selon que je les baisse
Je choisis la lumière, je fouille le néant.
Quel est le vrai du faux, la magie du réel?
Peu importe, l'important c'est ça et là glaner,
Refaire ici le monde, défaire ici les rêves
Et sous mes paupières closes créer l'Éternité!
.... MESSAGE
:Je tiens à limiter mes "amis" à 80 ESPACES au maximum au gré de ma fantaisie sur deux pages... les uns amenant vers les autres à l'infini..! sans compter tous mes "amis" de La jeune Parque...
mieux que sur la photo... mieux que sur la photo...la coupe de cheveux fait un peu moyenageuse ,quant au tee-shirt.... enfin les goûts et les couleurs:))...
Et cependant, à vrai dire, je passais mes journées à t'attendre et à te guetter. Il y avait à notre porte une petite lunette de cuivre jaune par le trou rond de laquelle on pouvait voir ce qui se passait de l'autre côté, devant chez toi. Cette lunette - non, ne souris pas, mon bien aimé ; aujourd'hui encore je n'ai pas honte de ces heures là ! - cette lunette était pour moi l'œil avec lequel j'explorais l'univers ; là, pendant des mois et des années, dans le vestibule glacial, craignant la méfiance de ma mère, j'étais assise un livre à la main, passant des après-midi entiers à guetter, tendue comme une corde de violon, et vibrante comme elle quand ta présence la touchait. J'étais toujours occupée de toi, toujours en attente et en mouvement; mais tu pouvais aussi peu t'en rendre compte que de la tension du ressort de la montre que tu portes dans ta poche, et qui compte et mesure patiemment dans l'ombre tes heures et accompagne tes pas d'un battement de cœur imperceptible, alors que ton hâtif regard l'effleure à peine une seule fois parmi des millions de tic-tac toujours en éveil.
"Aussi attentivement que l'on scrute ces
traces noircies de sang, de larmes, on n'y décèle ni regard ni voix de
Dieu, nul reflet de sa face qui se serait inclinée vers les hommes en
détresse, leurs enfants suppliciés pour répondre à leurs cris, leurs
appels, à leur attente illimitée et demeurée vacante. Devant un tel
silence, on est tenté de conclure au scandale, à l'outrage, car tous
ces pas de fauve qui apposent sur la terre avec une folle prodigalité
leurs sceaux de mort et d'infamie semblent autant de preuves de
l'absence de Dieu ou, pire de son indifférence." *
Dans un extrait du Roi Lear on peut lire:
"Voilà
bien la folie suprême de l'univers : quand notre heur s'avère mauvais,
et souvent par le triste effet de notre propre conduite, nous rendons
coupables de nos désastres le soleil, la lune, les étoiles, comme si
nous étions coquins par fatalité, bêtes par contrainte céleste,
chenapans, voleurs et perfides de par un signe qui nous gouverne,
ivrognes, menteurs et adultères par docilité obligée à l'ascendant de
quelque planète et, en un mot, jamais portés au mal que si un dieu nous
y mène. Quel admirable alibi, pour ce maître ruffian qu'est l'homme,
d'aller mettre son tempérament de bouc à la charge d'une étoile."
* Les échos du silence - S.Germain
(Desclée de Brouwer, 1996)