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Edito de novembre du Préfet :
LES BONNES INTENTIONS SONT LES PAVES DE L'ENFER
Pour expliquer ce qu'est un réseau, et bien faire sentir toute la solidarité contenue dans ce terme, rien de tel qu'une bonne vieille métaphore, par exemple celle de la grippe.
Je la donne à mon voisin en lui éternuant dessus, qui la refile à sa gonzesse à travers la capote, qui la refile à son coup du soir en lui suçant la bite, ladite bête d'un seul regard la fourgue à un trou du cul avenant, qui va se poser' au bar et infecter un siège où viennent s'assoir une dizaine de Jean's sales, qui contamineront à leur tour une bonne quinzaine de truffes curieuses, au total, on dénombre 3O malades en moins d'un éternuement : on dit alors qu'on a constitué un réseau.
Parmi ces 30 formations humanoïdes, un infime pourcentage, à savoir 1%, donc ici ça fera 1/3 d'organisme, s'enfle d'une crise de paranoïa médiatique, et décède illico presto des suites d'une paratrouille normale à effet placebo prématuré. On se retrouve donc avec un tiers de mort sur les bras qui va à son tour contaminer les 99 autres %. Jusqu'à remonter à la source du mal, c'est à dire moi, et m'excommunier manu militari pour malpropreté manifeste et déviance nasale sans mouchoir jetable. On vient alors de constituer un réseau boomerang susnommé « Et paf dans ma gueule ».
N'oublions jamais mes frères le double effet du réseau grippal : que c'est toujours celui qui le constitue le plus fautif, qu'il faut le virer après une enquête profonde, et que tout contact avec autrui mène à la paranoïa car il n'y a pas de séquelles sans feu. D'autant plus que tout réseau est un complot qui s'ignore, et ça, ça fait fantasmer les cons !
LE PREFET
Avril 2009 : l'édito du Préfet :
AH !! CHER PUBLIC !
Merde,
Je me suis fait traité d'Artiste.
J'étais assis le long d'un mur près d'une porte, le cul sur mes talons façon caca dans les bois, le dos bien droit pour soigner ma scoliose, la clope au bec par réflexe
Et voilà qu'un quidam à casquette flanqué d'un scooter en panne m'interpelle du ton le plus vulgaire « Eh, t'es un Arrtiste, toa ! »
Nous étions dans une ville de province devant l'entrée des artistes d'un théâtre fondé par Jack Lang et qui pouvait contenir la moitié de la population du bled
Mon sang ne fit qu'un tour et devant la grossièreté de l'insulte je restai coi, plus par lâcheté que par surprise
Cet épisode m'inspira une bordée de réflexions toutes sans intérêt mais qui piquèrent ma curiosité prompt à s'émouvoir de moi-même :
Premieremo, pourquoi se fait-il que le mépris que je voue aux artistes se rencontre si couramment chez les populations imbéciles ? Y a-t-il un rapport de cause à effet et dans ce cas dois-je me poser des questions ?
Secondo, je la fis sous forme de maxime, en pensant au dernier spectacle que j'avais vu, (je me cite) : « L'art ankylose le poignet. Une bonne branlette et il n'y paraîtra plus. Le monde aura alors échappé à deux choses inutiles : votre enfant et votre oeuvre.
Troisiemo : « Le commerce des abrutis est un marché à pertes ajoutées : ils commencent par vous faire perdre du temps et finissent inévitablement par vous taper cent balles. Car la bêtise reste encore le plus sûr moyen d'être pauvre. Il peut cependant arriver de commercer avec un génie sans le sou, certes, vous finirez par lui donner cent balles, mais considérant la pauvreté de votre esprit, vous pourrez vous vanter qu'il vous a fréquenté sur un pied d'égalité. »
Considérant bien sûr que je n'avais certes pas un rond mais que, loin d'être un artiste, j'étais un génie. Ce qui m'amena naturellement au quatriemo (et dernio) :
« Il y a tant de choses sans intérêt dans le monde qu'on ne finit par ne s'intéresser qu'à soi. Qui est généralement la chose la moins intéressante du monde puisqu'on la connaît déjà. Ce qui me fait croire que ne s'intéresser à rien reste la seule façon d'attendre la mort sans trop perdre son temps. »
J'en conclus donc aussitôt que l'artiste n'est rien d'autre que monsieur tout le monde, c'est à dire un égocentrique forcené, tête de gondole d'une société où l'instinct de la possession a depuis longtemps dépassé l'instinct de survie. Et si on a envie de lui tailler des pipes, c'est bien parce qu'il nous rend notre égoïsme bien sympathique... quand on est sur les bancs publics évidemment.
Suite à l'annulation du concert au Baby, nous nous délocalisons en ce vendredi 4 décembre à l'Embobineuse faire chauffer les amplis à l'occasion de la venue marseillaise de l'IndispensablE Tristan-Edern Vaquette !
We proudly present our last short movie shooted and directed by the Vidio.Atak!
An army of beauties, crazy druid, strong males, head-banging transvestites, bizarre drug, sexy princess and a big buckett of blood for a shamanic rock’n'roll ceremony hidden behind a free-fight competition leads to massacre.
"5 minutes
infernales de plaisir !" (None magazine)
"Ils sont roulés comme des camions!" (Auto/moto)
"Peter steel et Zack Wild peuvent aller se rabiller!" (Hard Rock)
"Du grand art!" (Elegy)
"Ils n'ont pas voulu poser pour nous...snif!" (Tetu)
"Du jamais vu, unique au monde, un show de strip et de Death,
hallucinant!" (Science et vie junior)
"Meilleurs que les Chiken Dips (tm), un spectacle plein de
croustillant et de sauce Barbe-Cul" (Le Guide du
Gourmet)
"Pendant des années les gens aux concerts ont gueulés "A poil
!" à tout va. Maintenant cette phrase prend tout son sens !! Viva la
Raie volution !!!" (Hellcharge)
Le Hip-Hop Action revient sur la scène de la MJC d'Aubagne, non plus
dans le cadre d'un festival mais sous la forme de dates pontuelles. Le
28 novembre, L'Escale accueille le Marseillais Ysaé, référence du
hip-hop acoustique, et le New-Yorkais S.P.O.T. du crew Splintah Cell,
venu de Brooklyn, accompagné du rappeur Spence Boogie et de Dj DCS.
Egalement à l'affiche les Aubagnais de Skwar Section. Une scène
fortement inspirée du flow East-Coast des années 90. ..
Salut, viens déguster, pour l'apéro tous les Vendredis, du bon son Elektronik!!! Et ça se passe à L'Intermédiaire! (63 Place Jean Jaurès 13006 Marseille) Fais tourner l'info!
La
scène de la MJC
d’Aubagne et le théâtre Comœdia se font complices pour rendre un hommage
musical à Georges Brassens. Singulière, la programmation sur deux jours, est
une ballade joyeuse et décalée sur le répertoire du célèbre poète qui, pour le
coup, se fait drôlement arranger.