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A l’origine…
…il y a la rencontre entre un violon, celui de Rabah Hamrene, et une voix, celle de Ma Sarah. Ils se retrouvent un soir pour une répétition improvisée. Le dialogue prend aussitôt : un air de yiddish qu’elle lui chante lui rappelle un thème arabo-andalou, qu’il lui joue – elle enchaîne sur une vieille chanson en ladino, à laquelle il trouve des accents communs avec un chant kabyle…
Elle, de formation musicale classique, a derrière elle des années de piano, de chant lyrique et de chanson française. Lui, ayant grandi dans l’école de musique dirigée par son père, a depuis l’enfance sa place dans des orchestres arabo-andalous.
Puis…
… ils invitent Samuel Maquin, clarinettiste passionné de klezmer et membre du groupe Les Mentsh, et Samuel Petit, un ancien de la formation Shaady, pianiste ultra-éclectique et passionné de tout, à les rejoindre. Tous ont en commun des parcours de musiciens atypiques et un goût immodéré pour le mélange des genres et des styles.
Ensemble ils croisent leurs inspirations, avec en tête un même désir : faire que ces musiques échappent à leurs territoires d’origine, à leurs publics attitrés, à leurs interprétations codifiées.
Au final, les égarés, c'est...
un violon arabo-andalou aux accents klezmer un violon klezmer aux accents litvak (!! une nouvelle recrue, Eleonore Biezunski du groupe de klezmer les Shtetl Stompers se joint au groupe en septembre 2008) un piano jazz qui scande des mélodies médiévales une clarinette classique qui gémit comme une flûte orientale une chanteuse qui prie sur des textes ultra-laïcs, mêle chants liturgiques et chansons d'amour, passe du yiddish à l'hébreu, de l'arabe au judéo-espagnol, de la joie la plus fervente à la mélancolie la plus noire…
…car tout est bon quand il s'agit de parler à chaque âme la langue secrète de son propre exil
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