A l’avenir, laisse venir, laisse le vent du soir décider. A l’avenir, laisse venir l’imprudence. Tu perds ton temps à te percer à jour. Devant l’obstacle, tu verras, on se relève. Tel Perceval, tel Casanova, tel Harvey Keitel. Tel Attila, tel Othello, tel Guillaume Tell.
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Comme une pensée de foudre, j'en appelle à l'air suprême, au sifflotement carcéral de la pensée qui s'extirpe, au fanal humide et rougeoyant du rire et de la joie, aux cheminées du deuxième souffle, à cet enfer bouillonnant qui gargarise notre amour au fond des gorges chaudes.
Et dans la nuit qui supplante les ténèbres, je brûle d'une impatience proférante. J'entends le froissement des tôles et l'alchimie du minerai. Des phrases asthmatiques et fusionnelles décrassent les hauts fourneaux de ma pensée. Je crache un venin plus pur que le serpent.
Ne crains rien, tout est poésie. Les corps se défigurent longuement sur ces lits de fortune que nous avons peuplés de noirceurs constellées. Bâtis par les anges et dévorés par les rêves, ils sont le territoire et le souverain. Il y sera frotté la peau d'une reine et d'une gueuse, il y sera joué la parade et la chasse d'un royaume où ne courent plus les chiens mais où les chevaux galopent sauvagement. C'est ici l'animal éventré, le gibier menotté, le loup qui tire sur sa chaîne pour rejoindre la meute et dévorer l'agneau qui fut son appât et sa perte.
Mes lèvres saignent un vin douloureux dont le tannin m'enivre et me déglace. Une encre rouge écoule son versant de mémoire à la commissure du sourire. C'est la peau griffée, la chair meurtrie, la morsure d'un plaisir planté comme une flèche venimeuse dans la première égratignure de l'enfance. Il y remonte l'amer et l'acide, le fonds du puits mémorial. C'est la morve d'un souvenir, la parole désavouée, les salives fratricides et l'amour poudré de blanc.
Le sperme oblong qui me déferle cherche une fontaine écarlate à sa jouissance poitrinaire. Elle monte aux joues comme l'ascenseur d'une joie pigmentée. Le monde s'écoule devant toi, au dedans de toi, comme l'amont d'une source calcinée dont je suis l'aval inondé.
Du haut de tes seins coule une lave plus lente que l'effacement du monde. Vénus descend de ses monts. Le Vésuve est en toi. Il est l'engloutissement labial des terres, il est le souffre et l'explosion des jaunes purulents, il est le rouge et son chaos de braise, il est le bleu concassé du ciel.
Et quand je prononce aux rousseurs amères de l'amour, ton goût de lune retardée, je sais qu'il n'y a plus rien d'autre que ton sang, plus rien d'autre que ta voix criant l'harmonie des outrages.
Florent Marchet et Bertrand Belin aux deux premières places, je crois qu'on va s'entendre... De bien belles choses par ici en tout cas. Enchanté, Emmanuel
Ces derniers titres en écoute, aux textes sombres et beaux, ciselés, affûtés, toujours. Avec en plus la voix timbrée en grave "harmonie". Les notes elles, en "haut de gamme" subliment le tout !
Félicitations, je viens de me delecter de vos nouveaux titres, l'amore, la mort liés à jamais dans vos mots et nos maux. Hâte de cet album, je vous souhaite le meilleur tellement vous êtes talentueux. Quelle jolie plume et voix. Cela fait du bien et du beau de vous écouter. Bien à vous tous.
Bonsoir Dionys Phase créative donc ... Hâte de découvrir cet album en devenir. En attendant je "grave" vos chansons mentalement en passant souvent ici ! Bonne soirée Laurence
Merci Dionys pour ton avis sur le duo, heureuse que tu l'aimes. Bon enregistrement à vous, donc, vu qu'apparemment vous êtes dedans ! Et faites vite, avant de n'avoir plus que 9h...(que j'aime beaucoup)