Haute comme trois pommes du haut de ses 23 ans, Luciole, mêle parlé, chanté, interprétation et textes envolés dans un projet qui serait de trouver sa propre parole, celle qui lui ressemblerait…
Cette envie de mélanger ? Cette jeune artiste d’origine bretonne la tient de toutes ses pratiques artistiques. Depuis ses 6 ans (elle n’était alors qu’haute comme une pomme) elle apprend la musique : le piano puis le chant. À 9 ans elle tombe dans le théâtre pour ne jamais vraiment en sortir. Elle obtiendra par la suite un bac L dans cette discipline puis intègrera le Conservatoire National de Région de Rennes où elle étudiera en parallèle de ses études d’histoire jusqu’en 2006. Comédienne dans des spectacles musicaux, chanteuse dans un groupe de funk, c’est dès son plus jeune âge qu’elle prend goût à la scène, à cette adrénaline, à cette boule dans le ventre avant de s’élancer puis à cette sensation de se sentir vidée en se disant que peut être quelque part dans la salle, quelque un se sent un petit peu plus rempli.
La découverte du slam en 2003, va développer chez elle une pratique qu’elle ne faisait alors qu’effleurer, l’écriture. Tordre et retordre les phrases, goûter au plaisir de chaque mot, trouver les siens. Elle s’y jette à corps perdu et de cafés en scènes ouvertes se retrouve très vite sur celle du Championnat de France de Slam qu’elle remporte à deux reprises (en individuel en 2005 et par équipe en 2006).
En juin 2006, elle enregistre deux titres sur la compilation « Original Slam » (EMI/Amusement) et décide d’aller plus loin en se lançant dans sa propre aventure. Elle s’installe à Paris.
Son envie, mélanger les pratiques, textes écrits pour le slam, musique et théâtre pour les réunir dans un même projet atypique.
Influencée par la rencontre d’artistes tels que Camille, Saul Williams ou Grand Corps Malade, elle va se fabriquer un univers bien à elle, poétique et tout en sensations, et de performances en concerts, va se forger une véritable expérience scénique. D’animations d’ateliers d’écriture en créations collectives, elle poursuit son chemin artistique. De notes en notes, elle se lance à la recherche de sa propre musique. C’est en février 2007, qu’elle rencontre celui qui deviendra par la suite le réalisateur musical de son album, Dominique Dalcan. Avec lui, elle travaillera durant plus d’un an à la composition d’un bon nombre de morceaux. Ensemble, ils vont chercher, essayer, expérimenter, recommencer jusqu’en juin 2008 où tout sera fixé.
Le premier album de Luciole « Ombres » est sorti le 16 février 2009 et existe aujourd'hui dans une nouvelle édition enrichie de deux inédits, avec à l’intérieur, des histoires de rencontres, d’amours qui se terminent, de joies et puis de peines, de rires et puis de larmes, fragile et pleine de force, c’est l’histoire d’une fille qui grandit…guidée par sa lumière.
Bonjour Luciole, j'espère que tout se passe bien pour toi, je vois que tu es de sortie ce soir au silo alors je te souhaite de bien t'amuser, dommage c'est trop loin pour moi. Je te souhaite un merveilleux week-end et au plaisir de te retrouver. Bisous. Jean Noel
C'est pour ça que, de temps en temps, je tente un petit tour dehors, histoire de servir de phare au frère, de radar et d'aéroport avec, en guise de boussole, ce que Lulu a laissé de mieux. Ce bel appel à l'envol : sa bonne étoile dans nos yeux.
(3/4) Lulu donne tellement à rêver que Zizie finit par demander "Ça te dirait de les retrouver ?" Lulu se fige. "Il fut un temps où je n'aurais pas demandé mieux. C'est drôle, elles me manquent moins maintenant depuis que je les vois dans tes yeux …" C'est à ce moment de l'histoire qu'on m'a tissé, soie-disant : Guliver, fils de Zizie, taupe, et de Lulu, le ver luisant. Mélange amusant, je le conçois. Je le vois dans les tunnels que j'hante. C'est pas tous les jours qu'on y croise une taupinette phosphorescente. Et c'est sans doute pas plus mal, j'aime vivre caché, comme ma mère. Chez nous autre taupes, le mot trouillard a une odeur honorifère. Mon père m'a laissé sa lueur qui vibre quand je monte en surface. C'est tout ce que j'ai gardé de lui, ça, et un souvenir fugace … Un rayon de lune. Eux qui s'enlacent, à la verticale de l'été. Tant de saisons étaient passées. Il était temps de remonter, ne serais-ce qu'une fois pour, de nouveau, goûter l'air frais, toucher le ciel, déguster à la belle étoile une bien méritée lune de miel. C'est la dernière fois que je voyais sourire ma mère et luire mon père. Dès leurs premiers pas dans le pré, il s'est fait faucher par une serre. On a jamais su qui s'était (Zizie, la vue, c'est pas son fort). Elle n'est plus jamais ressortie. "Ne pas faiblir, tenir encore …" Mais moi je pense qu'on aurait tort d'en faire tout un pataquès. Le connaissant, il est perché à l'aile d'une belle aiglesse. Il lui susurre à l'oreille des chants d'étoiles et des mots doux. Peut être lui parle-t-il de tunnels. Qui sait, peut être même de nous ? J'ai peut être même un frère caché, aussi caché qu'on puisse l'être avec notre ascendant luisant, on risque de vite se reconnaître.
... La perfection faite taupe, si ce n'est pour un petit détail : elle manquait d'imagination. Mais que voulez-vous qu'elle y voye, dans cette pénombre souterraine sombre comme dix tombes, en plus coquet. Plus qu'la vue qu'elle a jamais eue, c'est les visions qui lui manquaient. Sa vie n'était qu'un long tunnel : tenir le fort, jamais faiblir. Le vide autour d'elle, elle sait faire. Mais après, comment le remplir ? Alors quand Lulu apparut après sa descente aux enfers, Zizie sauta sur l'occasion : "Taupopopop ! Papiers, le ver. Pas de papiers ? Des pieds, d 'la soie? Non ? Et rien d'autre à présenter ? Tu sais, garde à vue, chez les taupes, ça veut dire haute proximité ! J'ai tout mon temps, on va s'asseoir et tu vas tout me raconter. A quoi ça ressemble là-haut, le jour, le soir et la nuitée ... " Lulu, fourbu de cette longue chute, restait debout, déboussolé, cherchant la branche de salut qui pourrait l'empêcher de couler. "C'est beau, dites, chez vous, confortable. Ça doit demander de l'entretien ... Et cette belle couleur sur vos murs. Gris bien sûr ? Taupe ! Je me disais bien ..." "Ecoute petit, coupa Zizie (que les esprits tordus s'abstiennent), les questions, c'est moi qui les pose. Tu veux parler ? Qu'à cela ne tienne. Éclaire moi donc sur ces étoiles dont parlent ces sources invérifiables. Je l'ai appris d'une racine qui l'a appris d'un tronc, qui l'a appris d'une feuille … Mais ça se saurait si le téléphone à arbre, c’était fiable." Parler étoiles ? La question piège. Lulu, ça lui fait chaud au cœur. Alors, les murs gris (taupe, pardon) s'habillent de 1001 couleurs. Lulu veut tellement les revoir, toutes, celle qui brille et celle qui luit, qu'il les décrit, la rousse, la brune et bien sûr sa lune blonde à lui. Et une par une, chacune prend vie. Lulu donne tellement à rêver
En hommage à toi, à te chaleur, à tes couleurs, et aux rêves que tu nous fais vivre ...
"Lulu, poussière d'étoile"
Parfois, naître sous une bonne étoile, c'est pas tout, encore faudrait-il pouvoir la garder dans sa voile. Ça, c'est un poil plus difficile. On en connaît qui commencent bien et qui finissent crucifiés. Voici l'histoire d'une autre star que l'avenir a oubliée … Une fois, il n'y a pas si longtemps, dans un des champs avoisinants, naquit sous une bonne étoile un bien amusant ver luisant. Ce qui le rendait séduisant, c'est l'harmonie qu'il marmonnait, ce chant d'attraction reposant qu'il fredonnait en se balançant. On dit que quand il apparut, la nuit fugua, la lumière fut. Ses parents voulaient une Louison, ils ont hérité de Lulu. C'était le seul hurluberlu qui, dans ce ballet incessant, se permettait de passer outre tous les "Oh Lulu ! Tu descends? Allez viens, quoi, dans le sillon, c'est là que ça groove ! C'est là que ça grouille !" Lulu était loin, yeux au ciel. Le reste, il s'en battait les ailes. On le traitait d'halluciné, le ver qu'est fêlé du bocal parce que pour Lulu, le ciné, c'était se payer une étoile. Y à qu'avec elles qu' il se voyait vivre, vibrer de mille et une couleurs, des airs d'airain, d'or et de cuivre à faire s'effeuiller toutes les fleurs. Où qu'il aille, un champ de bataille refleurissait à son passage. Enfin, jusqu'à cette faille fatale, cet abyssal trou Luluphage … C'était la gorge la plus profonde et la plus ondulée des fentes, la plus démente des descentes, classée première au taupe-50. Et cette merveille de la nature autant que de la technologie, c'était l'oeuvre au noir de Zizie, taupe-model et fée du logis. La perfection faite taupe, si ce n'est pour un petit détail : elle manquait d'imagination. Mais que voulez-vous qu'elle y voye, dans cette pénombre souterraine sombre comme dix tombes, en plus coquet. Plus qu'la vue qu'elle a jamais eue, c'est les visions qui
Salut toi,
Dans le cadre de la programmation des 15 ans de La Pêche, retrouvez Control Tower en concert le Samedi 28 Novembre 2009 à 20h00.
Plateau partagé avec Koumekiam & K-Jazz.
Tarif : 9/6€
La Pêche
16 rue Pépin
93100 Montreuil
Métro : Mairie de Montreuil (L9)
Réservez dès maintenant en cliquant sur le flyer ci-dessous !!!
"Avec la liberté de celui que la culture n'a pas entièrement englouti, le vagabond de la musique ramasse le morceau de verre qu'il trouve sur la route et le tend vers le soleil pour en faire jaillir mille couleurs." Theodor Wiesengund Adorno.
Je n'y crois pas que m'dame Luciole, celle qui m'a scootché à Paris est aujourd'hui même à Cebazat, à 10 min de chez moi et que je ne peux pas m'y rendre... Je te souhaite de beaucoup t'amuser en tout cas, d'avoir un public à la hauteur de te talent et j'espere que tu reviendras vite dans ce petit pays d'auvergne.
Luciole, thanks for the add & for visiting my page. You have such a unique, wonderful sound and I'm so glad I was around to hear your songs. Keep up the great work!