Margarida Guia commence au théâtre en tant que comédienne et découvre peu à peu l'univers des musiques improvisées. Elle explore le poème comme une partition et sa voix comme un instrument, elle joue avec musiciens rencontrés à la croisée des chemins, tout en présentant un “Solo” entourée d'accessoires: boîtes à musiques, radios, mélodica, métronome, sampler, mégaphone qu’elle mélange à des ambiances urbaines.
En 2002, le designer Michel Véla conçoit pour elle une bibliothèque ambulante,“Bibliambule”, avec laquelle elle lit, scande, chante de la poésie.
Elle vient de terminer une carte blanche pour l’Atelier de Création Radiophonique (France culture), diffusé le 4 janvier 2009;
“J’appelais l’écho à mon retour” , une partition poétique à partir des rencontres avec les poètes qu’elle a visités et de ses bibliambulations à Paris (Gare du Nord, Parc de Belleville, Place de la Sorbonne) et dans le quartier des Marolles à Bruxelles
( au tabac/presse “Librairie des Puces”) , enveloppant le tout de ses compositions musicales
Ses lectures sont intimement liées à la musique. En 2007, elle enregistre avec Serge Teyssot-Gay, guitariste du groupe français Noir Désir, “Des Millions de morts se battent entre eux” une oeuvre poétique et musicale de K. Styczynski, poète et fondateur des éditions caedere (France).
En 2008, avec le groupe Poney Club, “Tigther than a tick” (Label Range ta chambre) à partir de l’oeuvre de “The Sky, The Stars, The Wilderness” de l’écrivain américain Rick Bass.
En janvier 2009, en résidence avec Sylvie Mélis (plasticienne et conceptrice lumière) pour une performance/installation (son/lumière) à “La Raffinerie”, Centre Chorégraphique à Bruxelles. En juin 2009, performance sonore dans "percept 2.1 de Thomas Israel et Jacques Urbanska présenté au festival des Bains numériques (Enghien-les-Bains) Elle jouera aussi au théâtre à Bruxelles, autour de textes de mystiques du 13ème siècle dans une m.e.s de Céline Tertre, dans “L’heure du diable” de Fernando Pessoa, m.e.s de Fabien Dariel.
Depuis une dizaine d'années, Margarida Guia propose des ateliers sur la lecture à voix haute “les Champs de la voix”.
Hommage à Anna Politkovskaïa et à tous les journalistes russes assassinés
Ilan Kaddouch: piano, électronique Pascal Tursan : ténor Laurent Jarfer: texte, voix version créée à l’occasion du BIPVAL 2009 (texte original disponible dans le numéro 6 de la revue de poésie DIXIT)
tout ici m'a l'air aussi halluciné que vos campagnes...
La fin de toutes les fins à vécu. Seule la mienne m’est assurée.
La porte des vents condamnée, à nouveau je crains le froid, le chaud, et l’autre. Ma main manipule des têtes, ma tête se cherche des mains. J’accouche de nouveaux mythes que je devrai contenir, que je devrai soutenir. La porte des vents condamnée, dans ma hutte ennoblie, au service de l’évolution, de pas en pas, s’affaiblir. Ou devenir un autre.
Dépossédé du poids de ces gestes qui racontent une fable, épousant de nouveaux gestes encore froids, écrire les fables de demain.