Pourquoi Bardot ? En janvier dernier, L’Archipel m’a proposé d'interpréter Marilyn Monroe au petit festival “Les voix au cinéma”. J’étais moyennement emballée. J'adore Marilyn, mais j'ai “déjà donné”. Tant qu’à “visiter” un répertoire, j’ai préféré innover. Et pourquoi ne pas réaliser le rêve lointain de chanter celui de Bardot, que je trouve merveilleux et peu fréquenté.
Cette Parisienne qui a réinventé la Femme après Marilyn, cette déesse qui a symbolisé la liberté d’être, en France et au-delà, a eu aussi à ses pieds les meilleurs auteurs et musiciens français des années 60 : Serge Gainsbourg, Jean-Max Rivière, Gérard Bourgeois, Claude Bolling, Alain Goraguer… Parmi toutes ces perles de chansons, j'ai privilégié les titres moins connus. Je raconte aussi les quelques fois où Brigitte s'est trouvée sur mon chemin...
Je vous invite à me rejoindre pour visiter en chansons cette capiteuse légende vivante...
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• “PHANTOM FEATURING MARIE FRANCE” (album CD paru en 2008 chez Freaksville Records) :
• Ci-dessus : concert au festival “Nuits du Botanique” à Bruxelles le 15 mai 2008.
Loge du White Trash à BERLIN 2008 "ICH BINN FONN KOPFF BISS FUSS AOF LIBE EINGUESTELT"
Marie France, La Fée Transgénérationnelle, voit dans son Cristal que la Vie restera une farce Cruelle mais que l'amour et la Beauté vaincront par la Grâce de Celles et Ceux qui y Croient.
Le mot “égérie” semble avoir été inventé pour elle, qui a su inspirer pêle-mêle ANDRÉ TÉCHINÉ, MARGUERITE DURAS, le parolier JACQUES DUVALL, le groupe de rock’n’roll BIJOU, PIERRE & GILLES, JEAN-BAPTISTE MONDINO, et une multitude d’autres créateurs. Tour à tour meneuse de revue à l'ALCAZAR de PARIS — où elle fait ses premiers pas de débutante sur les planches en chantant “Parlez-moi d'amour” (fin 1969) —, chanteuse de charme, rockeuse enflammée, performeuse, et même écrivain, ou modèle à ses moments perdus, MARIE FRANCE n’en est pas moins une comédienne unique en son genre.
Bref rappel : MARIE FRANCE voit le jour à Oran, sous le signe du Verseau. Après avoir quitté l’Algérie française, elle découvre le Paris des sixties naissantes.
Dans les années 70, présente sur scène entre deux revues au cabaret de JEAN-MARIE RIVIÈRE (à l'ALCAZAR et L'ANGE BLEU), on la découvre aussi dans des créations avant-gardistes : en 1975, “MAGGY MOON”, chez FRÉDÉRIC MITTERRAND ; et en 1976 dans “LA BARRE” de GENEVIÈVE HERVÉ, mise en scène par MARC'O (réalisateur du film “LES IDOLES”, qui révéla Jean-Pierre Kalfon, Pierre Clémenti, Bulle Ogier et Jacques Higelin).
Elle enregistre son premier vinyle en 1977, “DÉRÉGLÉE”, en pleine période punk, avec le compositeur JAY ALANSKY et le parolier sans égal JACQUES DUVALL. Toujours avec ce tandem, elle publie trois autres 45 tours : “LOS ANGELES” (1978), “JE NE ME QUITTERAI JAMAIS” (1982) et “CHAMPS-ÉLYSÉES” (1983).
Dès l’aube des années 70, après une ou deux figurations, elle effectue grâce au subversif ALFINO ARRIETA ses véritables débuts à l’écran. Héroïne des cultissimes “INTRIGUES DE SYLVIA COUSKI” aux côtés d’HOWARD VERNON et de MICHÈLE MORETTI, MARIE FRANCE — que l’on surnomme à l’époque “la mascotte des Gazolines” — se voit très vite confier d’autres rôles plus ou moins importants par FERNANDO ARRABAL, JACQUES ROBIOLLES, CHARLES MATTON. Ce dernier lui fait reprendre dans le film “SPERMULA” le rôle de clone de MARILYN MONROE. Ce rôle qu'elle incarne, et qu'elle crée à l'ALCAZAR devant un public hypnotisé, elle le promène de théâtres en cabarets depuis le début des seventies.
En 1975, ANDRÉ TÉCHINÉ lui écrit “ON SE VOIT SE VOIR” pour le film “BARROCO”, avec ISABELLE ADJANI et GÉRARD DEPARDIEU. Le film reçoit le premier César de la Musique, et la chanson reste le titre fétiche de son répertoire sur scène lors de tous ses concerts acoustiques depuis bientôt trente ans.
Elle apparaît en 1979 au Théâtre Edouard VII dans la création “NAVIRE NIGHT” de MARGUERITE DURAS aux côtés de MICHAEL LONSDALE, parfaitement durassienne et mise en scène par CLAUDE RÉGY.
En 1981, après avoir séduit les membres du groupe BIJOU, qui lui dédient une chanson dans leur premier album en 1977, elle enregistre avec eux le disque “39° de FIÈVRE”. Un 33 tours rock’n’roll électrifiant, aujourd'hui culte.
En 1983, elle retourne à l'ALCAZAR de PARIS et décroche son rôle de Première Meneuse de Revue, pour y rester en haut de l'affiche jusqu'en 1987.
En même temps, elle tourne en 1985 avec GÉRARD MORDILLAT, dans “BILLY-ZE-KICK” aux côtés de FRANCIS PERRIN. Puis en 1987, ANDRÉ TÉCHINÉ lui redemande de chanter, cette fois dans “LES INNOCENTS”, entourée d’une demi-douzaine de boys dans une séquence mi-glamour, mi-torride. La même année, JOSIANE BALASKO fait d’elle dans “LES KEUFS” la plus savoureuse des pensionnaires du bar d'entraîneuses tenu par Dora Doll.
En 1991, elle tourne avec JOHNNY HALLYDAY dans “LA GAMINE”, un film de HERVÉ PALUD. Elle se consacre à l’enregistrement de deux albums. L’un, en 1993, avec le chanteur britannique MARC ALMOND. L’autre en 1997 (éponyme, chez LAST CALL), avec le guitariste YAN PÉCHIN et le fameux MIRWAIS (qui produira Madonna trois ans plus tard). En 1998, elle est tapineuse chez GABRIEL AGHION dans “BELLE-MAMAN”, avec comme partenaire JEAN YANNE, et enfin grande bourgeoise — pour la toute première fois de sa carrière — dans “LE DÉFI” réalisé par BLANCA LI en 2002.
La même année, SOPHIE PEREZ lui écrit un rôle sur mesure, et l'intègre à son univers intello-décalé-chic dans “DÉTAILS SUR LA MARCHE ARRIÈRE”, joué au Théâtre National de CHAILLOT (puis en tournée en France sur les Scènes Nationales). En 2003, elle publie une autobiographie bouleversante, "ELLE ÉTAIT UNE FOIS…” (éditions DENOËL).
Elle apparaît dans le film “LE FANTÔME D'HENRI LANGLOIS”, réalisé par JACQUES RICHARD et présenté en “Sélection Officielle” au Festival de Cannes 2004.
En 2006, sort l'album “RARETÉS”, qui mêle music-hall glamour et pop, avec des perles de chansons spécialement écrites pour elle par FRÉDÉRIC BOTTON (arrangements ANDRÉ MANOUKIAN), des titres inédits de MARC ALMOND, dont un duo avec ce dernier, et une chanson offerte par ses amis les RITA MITSOUKO. Dans la foulée, elle enchaîne une série de récitals, accompagnée par le pianiste CHRISTOPHE CRAVERO et la violoncelliste VALENTINE DUTEIL dans plusieurs salles de la capitale : Le Trianon, L'Archipel, Le Méry, La Reine Blanche.
En 2007, YANN GONZALES la fait tourner dans “JE VOUS HAIS PETITES FILLES”, aux côtés de l'actrice KATE MORAN. Ce moyen métrage est présenté à la “Quinzaine des réalisateurs” à Cannes en mai 2008.
Au même moment, paraît le CD “PHANTOM featuring MARIE FRANCE” résolument surf rock garage, composé par BENJAMIN SCHOOS et entièrement écrit par JACQUES DUVALL. S’ensuit une longue série de concerts à Paris, en Belgique, à Londres et Berlin.
En décembre 2008, MARIE FRANCE surprend avec “MARIE-ANTOINETTE IS NOT DEAD”, un vinyle 45 tours collector, tranchant et historique, une réalisation electro jazzy cosmique par JAC BERROCAL et JACK BELSEN (label ROTORELIEF).
Sur scène, MARIE FRANCE est une artiste dont les capacités vocales et scéniques sont incomparables. Elle excelle dans tous les registres qu'elle aborde : théâtre, récitals, ou rock pur et dur.
Le temps a beau passer, MARIE FRANCE ne perd en rien de sa beauté, de sa verve, de son sex-appeal et, surtout, de la douceur et la sensibilité qui la caractérisent. Nous l'applaudirons donc encore longtemps sur les Écrans de Cinéma et de Télévision, les Scènes de Théâtres et de Concerts. Et bien sûr, nous l'écouterons en boucle sur nos lecteurs de CDs et mp3 !
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• Autobiographie “ELLE ÉTAIT UNE FOIS…” de MARIE FRANCE (parue en 2003 aux Éditions Denoël/Collection X-Trême) :
“ELLE ÉTAIT UNE FOIS…” :
« Au fond de moi, j’ai toujours pensé que j’étais une œuvre d’art… », confesse MARIE FRANCE. Sa beauté rayonnante — dont Serge Gainsbourg parla vingt ans durant — et son formidable appétit de vivre ne tardent pas à faire de cette jeune rapatriée d’Algérie une figure incontournable des nuits parisiennes. De Montparnasse à Pigalle en passant par Saint-Germain-des-Prés, MARIE FRANCE a tout connu de la fête, de ses plaisirs comme de ses pièges.
De Chez Castel à la Coupole, du Sept au Palace, elle séduit et fascine. MARIE FRANCE devient une muse, et la complice de tous ceux qui secouent la France à partir des années 60, de la “bande de la Coupole” (Pierre Clémenti, Jean-Pierre Kalfon, Bulle Ogier, Jean-Jacques Schuhl, Jean Eustache, etc.) en passant par les fameuses Gazolines.
Reine de l’Alcazar de JEAN-MARIE RIVIÈRE, son numéro d’évocation de Marilyn Monroe reçoit une couverture médiatique unanime et internationale. Marilyn, au-delà d’un rôle fétiche, un double… jusque dans l’adaptation d’“APRÈS LA CHUTE” d’Arthur Miller.
Une artiste underground aura-t-elle jamais suscité autant d’enthousiasme de la part de talents reconnus ? ALFINO ARRIETA, ANDRÉ TÉCHINÉ et GÉRARD MORDILLAT la filment. MARGUERITE DURAS la fait jouer et chanter. Le groupe BIJOU la produit et l’assiste musicalement pour l’enregistrement de son premier album. JEAN-BAPTISTE MONDINO signe ses pochettes. Les RITA MITSOUKO lui composent une chanson. MARC ALMOND décide de chanter un duo en français avec elle. PIERRE & GILLES en font une icône admirée de Tokyo à Buenos Aires.
De son enfance à aujourd’hui, MARIE FRANCE a choisi de dévoiler son histoire, de se dévoiler entièrement…
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« C’est impossible de ne pas être troublé par elle. Tout le monde. Les femmes comme les hommes. »
(Marguerite Duras)
INTERVIEW
• 1969 : “LES CHEMINS DE KATMANDOU” (André Cayatte).
• 1972 : “LES INTRIGUES DE SYLVIA COUSKIi” (Alfino Arrieta).
• 1973 : “J’IRAI COMME UN CHEVAL FOU” (Fernando Arrabal).
• 1974 : “LE JARDIN DES HESPÉRIDES” (Jacques Robiolles).
• 1974 : “LE SUJET OU LE SECRÉTAIRE AUX MILLE ET UN TIROIRS” (Joaquin Noessi/Joaquin Lledo).
• 1975 : “SPERMULA” (Charles Matton).
• 1976 : “BAROCCO” (André Téchiné).
• 1979 : “RUE PAUL COLIN… DES AFFICHES ANIMÉES” (téléfilm de Marie-Hélène Rebois).
• 1980 : “MÉDECINS DE NUIT” (série télévisée de Nicolas Ribowski).
• 2003 : “ALAIN PACADIS, UN HÉROS ‘IN’ ” (moyen métrage documentaire de Grégory Hervelin & Vladimir Tybin).
• 2004 : “LE FANTÔME D'HENRI LANGLOIS” (Jacques Richard), présenté en Sélection officielle au festival de Cannes 2004.
• 2008 : “JE VOUS HAIS PETITES FILLES” (Yann Gonzales), présenté à la “Quinzaine des réalisateurs” au Festival de Cannes.
• 2008 : “ALAIN KAN, L’ENFANT MAUDIT DU ROCK” (documentaire télé de 52 minutes, présenté par Karl Zéro. Enquête de Christian Eudeline & Karl Zéro).
Mon plaisir de chanter Bardot ne date pas d'aujourd'hui. Lorsqu'en 1980, j'ai présenté au cabaret “Combinaisons” mon tout premier tour de chant piano-voix, j'avais déjà mêlé à Jacques Prévert, Vincent Scotto et Boris Vian, deux chansons de Bardot, “Invitango” et “Mélanie”. Ensuite, j'ai voyagé vers d'autres univers artistiques, le temps a passé. Il aura fallu dernièrement, l’heureuse proposition de participer à un petit festival appelé “Les voix au cinéma” pour que je revienne vers BB et lui rende cet hommage.
Brigitte Bardot, cette Parisienne qui a symbolisé la liberté d’être en France et au-delà, a eu aussi à ses pieds les meilleurs auteurs et musiciens français des années 60 : Serge Gainsbourg, Jean-Max Rivière, Gérard Bourgeois, Claude Bolling…
De ce trésor de répertoire, j'ai choisi une vingtaine de perles, en privilégiant des titres moins connus (comme “Noir et blanc”, “Faite pour dormir”, “Les omnibus” ou “C’est rigolo”), voire inconnus (“Les hommes endormis”)… Accompagnée de mes trois fidèles musiciens, j’ai proposé un premier concert-Bardot. Puis Laurent Balandras et Jean-Pierre Chiarla m’ont permis d'aller plus loin et concevoir cet album que j’appelle avec bonheur « mon bb » !
Nous avons tous une petite histoire qui nous lie à BB. En ce qui me concerne, elle a débuté lorsque j’avais 10 ans, au fin fond d’un quartier perdu d'Oran, en Algérie, où les couleurs de ses affiches illuminaient mon enfance. Plus tard, j’ai eu la chance de croiser Bardot deux ou trois fois sur mon chemin, petits traits d’union de mon histoire avec elle. Des souvenirs que je dévoile volontiers dans mes spectacles…
Aujourd’hui, une éblouissante exposition est consacrée à Brigitte Bardot au moment même de la sortie de “Marie-France visite Bardot”, cela est encore le fruit d’un heureux hasard.
Notre chère Brigitte est de nouveau honorée, célébrée. Elle le mérite largement, pour sa beauté sans égale, sa grâce, pour l'artiste, la femme, et d’autant plus la fervente défenseuse des animaux. Tous mes encouragements vont vers elle, avec mes souhaits de meilleure santé et de succès dans ses combats.
“MARIE-ANTOINETTE IS NOT DEAD” (2008, label Rotorelief) :
« Disque 45 tours en vinyle cristal transparent incrusté de giclées blanches, édition limitée, numérotée et estampée à 470 exemplaires. Étonnante collaboration entre quatre entités qui ont laissé un sillage indélébile dans divers milieux et à diverses époques, que ce soit le feu-follet JAC BERROCAL, figure mythique, improvisateur dans sa musique et ses rencontres, un visionnaire poète et trompettiste d'avant-garde qui a pris à rebrousse-poil les courants jazz et punk (entre autres).
Ou son acolyte JACK BELSEN : ce touche-à-tout virtuose des machines et guitariste, compositeur de musiques de films, a fondé avec F.J. Ossang en 1980 les Messagero Killer Boy dont la musique aux sonorités noise'n'roll se construit principalement autour des paroles poétiques de Ossang.
Puis MARIE FRANCE, chanteuse, actrice, muse, égérie rock, punk, diva, cabaret, friande des collaborations imprévisibles et surprenantes, à son image.
“JE VOUS VEUX” et “MARIE-ANTOINETTE IS NOT DEAD OU DANS QUELLE POSITION JE VOUS LAISSE” sont les deux morceaux qui composent ce 45 tours historique. Historique par cette collaboration inédite, initiée par le label ROTORELIEF et par le personnage auteur de la lettre et du poème mis ici en musique : MARIE-ANTOINETTE, Reine de France, quatrième protagoniste du projet.
Ce concept hors-temps et hors-époques s'éloigne définitivement d'un royalisme passéiste ou d'une vaine nostalgie. Pour ne mettre en avant que ces quatre personnalités toutes innovatrices, avant-gardistes, éprises de liberté et de plaisirs.
Merci pour le superbe tour de chant hier soir à Beaubourg, un très bon moment... Dommage pour les 4 derniers titres qui n'ont pu être interprétés.... A très vite aux 3 Baudets en décembre... Pascal qui vous embrasse (car il n'a pas osé hier soir) ....
Bonjour Marie-France, Je n'ai pas pu rentrer dans la salle de votre concert au Centre Pompidou mais je l'ai vu dans le salon d'à coté sur grand écran. Bravo pour votre performance artistique. J'ai vraiment passé une agréable soirée et le redressement de votre chute à la fin du concert était très classe. Bonne journée. Amitiés. Serge Vincent
cette fois j'étais là à l'archipel, quel plaisir de te retrouver et en plus dans ce répertoire j'espère que cela va bien marcher j'ai vu que Chrissie était la aussi bonne continuation je t'embrasse