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Le voyage a commencé en 2002 dans le café « Chez Maurice », entre gueules cassées, petits bonheurs et chansons, comme le centre de vie d’un quartier à échelle humaine, « portraits crachés » d’un monde se déroulant entre terrasse et comptoir, à la croisée des chemins et des rêves. Et puis, avec le deuxième album, les portes, poussées par quelques glaneurs d’étoiles, se sont ouvertes sur d’autres horizons. Les histoires sont devenues des constats, où la version officielle tente de prendre le dessus sur les utopies. Le voyage se fait alors buissonnier pour ne pas marcher trop vite, pour ne pas passer à côté de l’étincelle, et continuer de chercher la faille dans la citadelle. Avec son dernier album, « La déshérence», le groupe OSFUB continue de creuser son sillon, entre même dérision et insolence, tendresse et rébellion. De leurs précédents albums, ils ont conservé cette pointe d’ironie qu’ils ont distillée dans leurs nouvelles créations, mais les musiques se sont teintées de rock et d’électro : des chansons qui s’écoutent, des mélodies qui s’insinuent, une parenthèse pour un moment de poésie et une invitation à rester vigilants.

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