Je suis né à Boulogne, en Vendée, le 25 mars 1949, d’un père lorrain et d’une mère catalane. Je n’ai jamais connu mes deux grands-pères, à cause de la guerre de 14-18. Mon grand-père maternel fut gazé en 1917, alors qu’il montait à l’assaut des lignes ennemies. Il mourut plus tard des séquelles de sa blessure. Mon grand-père paternel fut fauché par un obus allemand à la tête de sa compagnie, à la bataille du Grand Couronné, qui sauva Nancy en septembre 1914.
Je suis le deuxième d’une famille de quatre enfants élevés dans le respect du service public et de la patrie.
Mon père, Jacques de Villiers, était un des officiers proches du colonel de Lattre, au prestigieux régiment du Quinze-Un, à Metz.
Il se comporta en héros de la Résistance, s’évadant quatre fois et quatre fois repris.
Il termina sa guerre, en 1945, au camp de représailles de Lübeck, souffrant dans sa chair sous la botte nazie. Il fut alors distingué par une décoration rare, la “Croix du Combattant Volontaire de la Résistance”.
J’ai vécu mon enfance et mon adolescence à Boulogne, une petite commune de 450 habitants. Passionné de football, je fus, avec mon frère, à l’origine de la création du club l’Étoile sportive de Boulogne ; j’ai été le capitaine de l’équipe première pendant plusieurs années.
Après des études secondaires en Vendée, j’ai obtenu ma maîtrise de droit à Nantes pour être ensuite diplômé de Sciences-Po Paris en 1973. J’ai été reçu au concours d’entrée à l’ENA en 1975.
Devenu sous-préfet en 1978, en poste à La Rochelle puis à Vendôme, je démissionne de l’administration préfectorale en 1981, au moment de la victoire de François Mitterrand. C’est, dans ma vie publique, ma première rupture fondatrice.
Après avoir imaginé et conçu le Puy du Fou en 1978, j’ai crée Alouette FM, l’une des premières radios régionales de France, puis la grande école Sciences Com, devenue plus tard un fleuron de la communication d’entreprise.
En 1986, alors que je ne détient aucun mandat électif, je suis appelé, sur la foi de mes réalisations et de mes succès, au gouvernement comme secrétaire d’État à la Culture.
En 1988, à 39 ans, je deviens président du Conseil général de la Vendée. Dès lors, je me lance dans plusieurs combats nationaux qui me feront connaître et apprécier par beaucoup de Français.
En 1991, je déclenche une lutte sans merci contre la corruption du milieu politique et crée l’association Combat pour les valeurs.
À la suite du succès obtenu par sa liste L’Autre Europe (12,5 %) aux élections européennes de juin, en tant que leader de l’Europe des nations je lance le Mouvement Pour la France, dont les assises constitutives se tiennent à la Maison de la Chimie à Paris le 20 novembre 1994 devant 2 000 personnes.
Au printemps 1995, à la tête du Mouvement Pour la France, je suis candidat à l’élection présidentielle, à laquelle j’obtiens près de 1,5 million de voix.
En 1997, à l’occasion de la dissolution de l’Assemblée nationale, le MPF réussit le défi de présenter 520 candidats aux élections législatives sous le sigle de La droite indépendante (LDI) ; ils recueillent 3,5 % des suffrages, soit près de 800 000 voix, un très bon score pour un mouvement jeune, compte tenu de la brièveté et de la soudaineté de la campagne.
Deux ans plus tard, à l’occasion du scrutin européen, je remporte un nouveau succès, puisque ma liste Rassemblement Pour la France et l’Indépendance de l’Europe arrive en tête des listes de droite avec 13 % des suffrages et l’élection de 13 députés au Parlement européen.
Au printemps 2002, lors des législatives, je suis réélu député de Vendée dès le premier tour, avec près de 70 % des voix. Je réalise ainsi le deuxième meilleur score de France. Mon Mouvement est présent dans 350 circonscriptions.
En septembre 2003, en clôture des trois jours de l’université d’été du MPF à Lamoura, je lance ma campagne pour les élections européennes. En juin 2004, 7 listes interrégionales sont présentées sous le slogan “Changer d’Europe pour protéger les Français”. Le MPF obtient 1 200 000 voix ; il s’impose dès lors comme incontournable sur les thèmes du refus de la Constitution et de l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Je suis dès lors reconnu par tous comme le leader de l’Europe des peuples et des patries face à Bruxelles.
Le référendum sur la Constitution européenne au printemps 2005 voit le Mouvement Pour la France mener une campagne dynamique et enthousiaste à travers toute la France : des millions de tracts distribués, d’affiches collées, d’argumentaires diffusés…
Accompagné du secrétaire général du MPF, Guillaume Peltier, j’effectue plus d’une centaine de conférences de presse, de dîners-débats et de réunions publiques. Point d’orgue de ce marathon, le MPF organise le plus grand meeting de la campagne, le 21 mai au Palais des Sports de Paris : écrans géants, projection laser, mur d’images… et plus de 5 000 personnes ! Le MPF est définitivement installé dans la vie politique française.
En septembre 2005, j’annonce à Grasse, lors de l’université d’été du MPF, ma candidature à l’élection présidentielle. Je nomme Guillaume Peltier porte-parole de ma campagne et lui confie la mission de faire du MPF “un grand rassemblement populaire”. Depuis, le Mouvement Pour la France est devenu le cœur battant du patriotisme.
Durant toute cette période, j’ écris et publie douze ouvrages, dont beaucoup sont des best-sellers, notamment les deux derniers : mon livre contre les grandes multinationales agrochimiques et mon adresse à Jacques Chirac contre l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.
Je partage ma vie entre la création et l’action. Tous ceux qui connaissent la Vendée s’accordent à constater que j’en ai fait un véritable laboratoire de la réussite.
J’ai toujours préféré l’action à la protestation, les convictions à la carrière, à partir de la devise suivante : “Arriver au pouvoir, oui, mais avec ses idées.”
Je suis un homme d’action qui cherche non à témoigner mais à inscrire ses idées dans le réel.