Le e-book (anglais) de Rudy Hadisentosa, 20 chapitres, (archives 16,17 jan 2009) :
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Encore rarissimes en France, les médecins végétaliens constituent par leur existence même une réponse sereine et crédible aux allégations alarmistes de leurs confrères quant au végétalisme. Le Docteur Jérôme Bernard-Pellet, généraliste en région parisienne, a bien voulu répondre à nos questions.
Médecin et végétalien, cela doit rassurer ceux qui craignent les carences ?
Oui cela rassure beaucoup les végétaliens, car l'hostilité du corps médical français (je dis français car c'est très différent en Angleterre ou aux Etats-Unis) vis-à-vis du végétalisme est encore très important. Le végétarisme commence par contre à être assez bien accepté. Cette hostilité vis-à-vis du végétalisme vient probablement des ouvrages de diététique des années 1950 qui étaient très défavorables au végétalisme. Cette position était probablement basée sur l'observation de quelques cas de végétaliens non avertis qui n'avaient pas respecté certaines règles de base (notamment sur la vitamine B12).
Pourtant, une alimentation végétalienne bien menée (notamment supplémentée en vitamine B12) ne donne absolument aucune carence. Les dernières recherches scientifiques, faites par des médecins qui ne sont pas eux-mêmes végétaliens d'ailleurs, sont très claires là-dessus.
Mais comme dans tous les domaines, les forces d'inertie sont énormes, et ces informations scientifiques ne sont pas encore passées dans l'esprit du corps médical français. De plus, les végétaliens étant très peu nombreux, rares sont les médecins à s'y intéresser, et donc à se documenter sur la question ; si le cas se présente, ils préfèrent déconseiller un régime qu'ils ne connaissent pas, "par précaution", ce qu'on peut comprendre. La médecine est tellement vaste, qu'on ne peut pas reprocher à un médecin de ne pas tout savoir.
Les grandes revues médicales internationales, généralement en anglais, qui font un louable effort de rigueur scientifique, sont très favorables au végétalisme :
- Moins de maladies cardio-vasculaires, notamment moins d'angine de poitrine et d'infarctus du myocarde. Ceci est expliqué en partie par la faible (pour les végétariens) ou l'absence de (chez les végétaliens) consommation en graisses animales saturées et en cholestérol, ce qui est nocif pour les artères.
- Moins de cancers, probablement en partie par le biais des anti-oxydants qui sont contenus en grande quantité dans les fruits et légumes. L'effet protecteur des anti-oxydants sur le cancer a d'ailleurs été très clairement démontré par l'étude SU.VI.MAX qui vient de s'achever en France. Cette étude a duré 8 ans et a concerné environ 10000 personnes.
Or, lorsqu'on sait que les cancers et les maladies cardio-vasculaires constituent la majeure partie des décès en Occident, ça donne envie de devenir végétarien, ou mieux, végétalien.
Je vous invite à consulter la position officielle de l'Association Américaine de Diététique :
http://www.eatright.org/Public/Files/veg.pdf qui fait la synthèse d'environ 250 articles et études dans le monde. Et en consultant l'un des moteurs de recherche médicaux le plus célèbre au monde :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov vous pourrez vérifier par vous même que la très grande majorité des scientifiques qui ont étudié la question sont favorables au végétalisme.
Quelles sont leurs principales inquiétudes et les réponses à y apporter ?
Comme tout régime, omnivore ou végétarien/lien, il y a un certain nombre de règles de base à respecter :
- Faire trois repas par jour.
- Avoir une alimentation variée contenant des légumes, des céréales, des légumineuses, du pain, des pâtes, des noix, des graines, du lait de soja, du tofu et des fruits.
- L'alimentation doit permettre de garder un poids stable. Si on prend du poids ou si on en perd (en postulant qu'on était à son poids idéal au départ bien sûr), c'est qu'il y a une erreur alimentaire quelque part, qualitative et/ou quantitative. La surveillance du poids est un indicateur facile à mettre en ,,uvre et qui peut rendre de grands services.
Si ces règles sont respectées, hormis le cas de la vitamine B12 [voire encadré], n'ayez aucune crainte, vous n'aurez aucune carence. Au pire, si une erreur alimentaire est faite, elle peut être dépistée à temps dans la plupart des cas et corrigée sans donner de séquelles. Mais les erreurs alimentaires ne sont pas l'exclusivité des végétariens/liens, au contraire même, car les omnivores sont généralement moins bien calés en nutrition que leurs homologues végétariens/liens.
Vous trouverez tout ce dont le corps a besoin dans les aliments d'origine végétale : protéines (le préjugé populaire qui veut qu'on ne trouve des protéines que dans la viande est complètement erroné), glucides, lipides, minéraux, dont le calcium et le fer, vitamines en abondances (sauf la vitamine B12). En ce qui concerne la vitamine D, il n'y en a pas ou pratiquement pas dans les végétaux (et très peu dans les aliments d'origine animale d'ailleurs), mais l'être humain en fabrique facilement à partir de l'exposition au soleil, une exposition de 10 minutes par jour en laissant découverts mains, bras et visage étant suffisante. Ceux ayant la peau mate ou ne s'exposant jamais au soleil doivent envisager de se supplémenter en vitamine D2 (la vitamine D3 est d'origine animale). En conclusion, le régime végétarien ou mieux végétalien, sont d'excellents modes alimentaires, vous pouvez vous y mettre en toute quiétude. Ce sont des régimes sûrs.
Qu'est-ce qui t'a amené personnellement au végétalisme ?
J'ai d'abord été végétarien pendant 15 ans avant de passer au végétalisme. C'est la prise de conscience de la grande souffrance des animaux, dès mon adolescence, qui m'a fait prendre cette décision. J'avais vu mon grand-père maternel tuer des lapins (il utilisait une technique consistant à les saigner à la patte), ce qui m'avait fait plus que réfléchir sur la question de la souffrance animale et ses justifications.
En outre, je n'ai jamais été chasseur, mais j'ai pratiqué la pêche (poissons, crabes, crevettes). J'ai petit à petit réalisé qu'il s'agissait d'une pratique abominable. Poissons tirés hors de l'eau puis mourant à petit feu d'asphyxie dans un seau à l'eau trop chaude. Crabes ébouillantés vivants de retour à la maison. Crevettes agonisant lentement dans un autre seau. En fin de saison, j'avais d'ailleurs constaté que les crevettes avaient mis en place une stratégie de plus en plus élaborée pour éviter l'épuisette dans laquelle j'avais mis un appât (elles passaient par dessous l'épuisette). Ce qui me fait dire qu'elles ont un système nerveux peut-être moins rudimentaire qu'on ne le pense. Alors que dire des poissons, qui sont des vertébrés disposant d'un véritable cerveau et de tout le système nerveux nécessaire pour ressentir la souffrance. Le poisson est probablement un des animaux pour lequel la question de la souffrance traverse le moins l'esprit des gens, probablement parce qu'il ne crie pas. A mon avis, c'est une grave erreur, car du coup, ce sont probablement eux qui endurent les plus graves et les plus longues souffrances avant la mort, des souffrances dans le silence et l'indifférence générale.
Et finalement, qu'est-ce qui justifie autant de cruauté ? Des raisons tellement futiles qu'on peine à croire qu'elles puissent justifier la perpétuation de ces tortures.
Les choses ne se sont pas arrangées quand j'ai découvert dans la salle d'attente d'un vétérinaire (je m'y étais rendu pour accompagner ma cousine car je n'ai pas d'animaux de compagnie moi-même), une revue qui s'appelait La voix des animaux. Des vétérinaires y expliquaient que les élevages intensifs étaient inhumains et que l'industrie de la viande engendrait des souffrances terribles. Ils concluaient en conseillant de manger le moins de viande possible. J'ai préféré ne plus manger de viande du tout !
C'est tout récemment que je suis passé au végétalisme, influencé dans le bon sens du terme par des amis végétaliens. Jusqu'à une période récente, j'avais la fausse idée que le végétalisme comportait des dangers pour la santé, le discours dans le milieu médical français étant : "végétarisme : Ok, végétalisme : danger". Inquiet pour la santé des amis végétaliens que je côtoyais, et sensible au fait que je participais à des souffrances importantes comme les élevages de poules pondeuses en batterie, j'ai fait les recherches nécessaires dans la littérature médicale internationale. J'ai constaté que ces craintes n'étaient pas fondées scientifiquement, comme nous l'avons vu longuement en début d'interview. Je suis donc passé en toute quiétude au végétalisme, sachant à la fois que c'était une évolution logique compte tenu de mes convictions, et que, cerise sur le gâteau, c'était favorable à ma santé.
Tu exerces du côté de Paris comme médecin généraliste, te connais-tu des confrères végétaliens ailleurs en France ?
Effectivement, j'exerce en région parisienne en tant que médecin généraliste remplaçant. Ne me cherchez pas dans l'annuaire, car seuls les médecins installés y figurent, ce qui n'est pas mon cas. Je pense m'installer dans quelques années en banlieue parisienne.
Je connais d'autres médecins végétariens, ainsi que plusieurs étudiants en médecine. Il existe d'ailleurs une petite liste des médecins végétariens installés sur le site suivant :
http://www.dietobio.com/medecins/index.html
Je n'y figure pas car la webmaster n'a voulu inscrire que les médecins installés.
Par contre, je ne connais pas d'autres médecins végétaLiens. Hormis une étudiante en médecine à Rouen, qui est une authentique végétalienne, et pour laquelle j'ai beaucoup d'estime sur le plan professionnel : elle a un esprit scientifique et connaît bien l'épidémiologie. Elle sera une grande doctoresse végétalienne, j'en suis persuadé.
N'est-ce pas trop dur de défendre cette position dans le milieu médical ?
La réponse est clairement non, ce n'est pas si difficile. Les preuves scientifiques sont là, et un médecin un peu honnête ne peut plus soutenir que le végétalisme bien mené est dangereux, en tout cas s'il a pris la peine de se documenter un peu dans la littérature médicale récente.
Il ne resterait que les trois possibilités suivantes pour expliquer de telles réticences :
- La mauvaise foi. Il est évident que ces découvertes scientifiques remettent en cause beaucoup d'aspects de notre société, et certains ne le supportent pas, et trouveront toujours les arguments les plus fantaisistes et les plus fallacieux pour discréditer ce mode alimentaire. Comme tout être humain, les médecins ont une idéologie.
Et cette idéologie a parfois tendance à les éloigner des réalités médicales. J'essaye moi-même de ne pas tomber dans ce piège, et de bien séparer les aspects diététiques et les aspects bioéthiques du végétalisme.
Je pense aux livres de psychiatrie des années 1950, où l'homosexualité était classée au chapitre des "perversions sexuelles". Les psychiatres de nos jours ont renoncé à cette classification, qui était empreinte de l'idéologie dominante de l'époque.
- La méconnaissance de l'épidémiologie et des problèmes d'évaluation médicale. L'absence d'esprit scientifique si vous préférez. Au cours de ma courte carrière (j'ai commencé la médecine à 17 ans et j'en ai 30 actuellement), j'ai pu discuter avec des centaines de médecins. J'ai constaté avec effroi chez un grand nombre une ignorance coupable d'une discipline pourtant basique qu'est l'épidémiologie, à savoir les problèmes d'évaluation médicale, les études randomisées, les niveaux de preuves, la notion de différence statistiquement significative... Certains continuent à imaginer naïvement (et à le dire sans rire) que l’expérience personnelle de leurs quelques patients a plus de valeur que les grandes études épidémiologiques internationales ! Là, il y a un vrai problème. Heureusement, il y a de très bons médecins qui connaissent bien ces notions, et j'en connais, mais le niveau général me paraît encore largement insuffisant.
- Ce qui est dans la continuité de la critique précédente, la consultation de vieux ouvrages de diététique des années 1950, maintenant complètement dépassés ou, plus pervers, la consultation d'ouvrages plus récents qui se sont contentés de répéter les informations de ces vieux ouvrages. Les auteurs de ces livres n'ont malheureusement pas pris la peine de prendre en compte les nouvelles données médicales accumulées depuis les années 1980.
Es-tu plutôt optimiste ou pessimiste pour l'avenir du monde ?
Je suis très inquiet. L'obsession du court terme, et son corollaire, l'absence de vision à long terme, minent nos sociétés. Chacun ne voit pas plus loin que le bout de son nez et défend égoïstement son propre intérêt, n'hésitant pas à sacrifier l'intérêt général, voire même son propre intérêt à long terme. Ceci est vrai à la fois à l'échelon individuel, et à l'échelon des gouvernements (ces derniers souvent eux-mêmes freinés il est vrai dans l'application de réformes pourtant nécessaires par une population ultra conservatrice). Je fais allusion par exemple aux marins pêcheurs, qui ont refusé obstinément la diminution des quota et l'augmentation de la taille des mailles des filets, alors que continuer à un tel niveau de pêche signifie la disparition de leur activité économique à long terme, ce qui est pourtant contre leur propre intérêt. C'est dire l'inconséquence et l'irresponsabilité de ces gens là. On pourrait multiplier les exemples.
Le plus criant concernant sans doute les problèmes liés à l'environnement, où on a l'impression d'assister à un véritable suicide collectif, sans que personne, ni au niveau individuel, ni au niveau gouvernemental, ne prenne les mesures radicales qui s'imposent. On reporte le problème à plus tard, et à d'autres personnes sans doute !
J'espère me tromper mais, sans imaginer une disparition pure et simple de l'espèce humaine, il est raisonnable de penser qu'avant la fin de ce siècle (bien avant peut-être même), l'humanité va traverser une crise majeure, causée par :
- La surpopulation mondiale galopante.
- L’épuisement des ressources naturelles.
- La pollution majeure de tous les écosystèmes.
- Les modifications météorologiques défavorables avec fonte des glaces, augmentation du niveau de la mer et diminution de superficie des terres habitables.
- Les conflits armés résultant des tensions extrêmes créées entre nations par le manque général de ressources et de terres habitables.
Ceci devrait engendrer des souffrances incommensurables pour l'humanité. Peut-être même que le végétalisme deviendra la norme, non pas par convictions éthiques, mais tout simplement pour pouvoir nourrir le plus de monde possible avec le peu de ressources disponibles.
Ceux qui viennent au monde actuellement risquent d'en baver un maximum dans le futur... Redresser la barre est une urgence. J'espère qu'il est encore temps.
Quelle serait ta définition du mot "interdit" ?
Ce qui est interdit dans nos sociétés, c'est de dire la vérité.
L'homme est l'espèce animale la plus cruelle, et de loin, qui n'ait jamais existé sur terre. Nous croire "civilisés" est un mensonge grossier qui ne résiste pas à une analyse objective de la situation.
L'industrie de la viande est une machine infernale, qui torture les animaux à grande échelle, une machine diabolique à fabriquer le malheur, la souffrance dans une proportion si incommensurable (quand on parle d'animaux sacrifiés, il faut parler en milliards), qu'elle ravale l'homme au rang de sombre brute.
Et je ne parle pas de la vivisection...
Continuer à manger de la viande, c'est se rendre complice (pour ne pas dire être le commanditaire) de ces crimes abominables. Manger de la viande est totalement inutile diététiquement à l'être humain, pour ne pas dire nuisible.
C’est injustifiable, comme était tout aussi injustifiable l'esclavage des noirs et l'oppression des femmes.
L'industrie de la viande est une nuisance pour l'environnement, pour la santé, et pour les animaux. Elle contribue à la pollution des nappes phréatiques, au gaspillage des ressources, à la déforestation. Il faut 7 grammes de protéines végétales pour faire un gramme de protéines animales. Autant les manger directement.
Devenez tous végétaliens, nom d'un boucher !
Propos recueillis du Dr Bernard-Jerome Pellet, par Alias (
Interdits.net) 2003.
L'Irradiation des Aliments
Mauvaise Foi :
L’irradiation des aliments et boissons en vue d’assurer leur conservation se développe discrètement depuis des années. Or ce procédé provoque des changements chimiques, connus ou inconnus, dans les aliments traités et dans leurs emballages qui, souvent, altèrent la qualité gustative des aliments, et à long terme présentent parfois des risques pour la santé.
En général le public est peu ou mal informé sur la conservation des aliments par irradiation, et toutes sortes de confusions sont faites: beaucoup de propos inexacts étant tenus sur ce sujet, les professionnels de l'agro-alimentaire ont beau jeu de présenter les détracteurs de ce procédé comme des alarmistes ignorants.
Il existe toutes sortes de formes d'irradiation différentes quant à la nature des rayonnements employés et de leur énergie, avec des résultats forcément variés, changeant aussi suivant la nature des aliments traités. Cette diversité permet avec un peu de mauvaise foi, de nier tous les dangers de l'irradiaton ; on dit souvent que ces procédés ne peuvent induire une radioactivité artificielle des produits traités, car l'énergie des particules irradiantes est insuffisante pour cela...
C'est exact dans la majorité des cas, mais pas absolument dans tous, d'autant plus que les expérimentations se concentrées sur les études physiques alors que chacun sait que la radioactivité a aussi des effets chimiques (1)..
Une Série d'Effets Gradués :
-Les irradiations aux plus faibles doses empêchent, par arrêt de la reproduction cellulaire, la germination des graines de céréales, mais surtout de tubercules (les pommes de terre ne se flétriront pas au profit de leurs germes; idem pour les bulbes -oignons, ail, échalotes-...).
Cela permet, en atmosphère sèche, une conservation prolongée (dans un emballage percé d'orifices d'aération) sans recours à la réfrigération.
-Une irradiation nettement plus énergique s'attaque aux insectes en les rendant stériles, eux ou leurs descendants immédiats.
-Enfin, à un stade d’énergie supérieur, les insectes ne peuvent plus muer, grandir, et si elle est plus forte encore, ils sont tués.
-Enfin, une irradiation de forte énergie et intense détruit toute forme de vie. Si l'emballage est étanche, l'absence totale de germes fait de ces aliments des conserves qui n'ont pas subi de cuisson, ou l'équivalent de produits surgelés, mais se conservant à la température ordinaire: procédé applicable aux viandes et poissons.
Des Dangers Potentiels :
L'irradiation est utile commercialement à la grande distribution alimentaire, puisqu'elle lui permet de conserver bien plus longtemps des produits présentés comme frais, et non comme surgelés ou conserves. Mais, la matière vivante -et parfois même minérale- est souvent très sensible aux radiations, et les réactions chimiques ainsi induites sont impossibles à prévoir dans des systèmes aussi complexes que des organismes biologiques, même morts. On se contente donc de tests déterminant la toxicité immédiate des aliments irradiés. Mais ni recul, ni statistique sérieuse, ne renseignent sur le long terme. Il s'agirait en effet d'étudier sur des années de très nombreux nutriments, traités suivant différentes méthodes.
Du reste, on peut déjà constater que ce traitement affecte fortement le goût de certains aliments: on l'a d'ailleurs abandonné pour les produits laitiers. C’est là bien l'indice de transformations chimiques des protéines, inconnues, qui pourraient bien, dans certains cas, engendrer des substances cancérigènes à long terme, ou capables de s'attaquer à certains organes comme le foie ou le cerveau.
Mais il Existe d'Autres Risques :
Dans des cas d'irradiation moyenne, les organismes (insectes, champignons, bactéries) subissent une modification de leur patrimoine génétique. La plupart du temps, cette mutation profonde de structure et de physiologie entraîne la mort, mais d'autres fois, plus rares, elle peut rendre cet organisme plus agressif, mieux adapté à la fonction d’engendrer des poisons.
Quand il s'agit d'organisme se multipliant très rapidement, comme les bactéries, en augmentant considérablement leur pouvoir de mutation, on court un risque accru de voir apparaître des affections inconnues, dangereuses et difficiles à soigner
L'émergence de salmonelloses et autres maladies bactériennes n'y est-elle pas due? Sans préjudice, bien sûr, des effets de pollution chimique et d'abus antibiotiques.
Les actions chimiques de l'irradiation, même faible, sont donc incontestables et imparfaitement contrôlées. Restent les effets nucléaires -même faibles-, liés à la radioactivité des sources employées. Or pas de seuil limite: la probabilité d'induire une radioactivité augmente avec l'énergie des particules employées. Et une augmentation de la radioactivité absorbée, même de l'ordre de ce qu’on trouve dans la nature, entraîne des risques supplémentaires pour la santé (cancers entre autres).
Or le consommateur n'est informé ni des techniques d'irradiation utilisées, ni des énergies impliquées.
Et les Eaux Minérales ?
Le traitement par ultraviolets, détruit les bactéries qui auraient pu rester dans ces eaux ou leurs emballages, en modifiant d'une manière radicale leur chimie générale.
Vu la faiblesse des radiations employées, et la courte durée d'exposition (quelques secondes) l'eau ne peut en subir aucune modification chimique de sa formule très simple, et encore moins une induction radioactive. Ce procédé fonctionne en raison de la transparence de l'eau et de la très faible densité des bactéries en question. Pour avoir une eau saine, il faut l'agiter et l’aérer avant de la consommer, car l'eau se régénère d'elle-même tant qu'on ne la pollue pas avec des produits chimiques.
Cependant les eaux minérales sont le plus souvent conditionnées dans des récipients plastique, sensibles aux ultraviolets qui les décomposent partiellement et leur permettent de polluer leur contenu, à des doses très faibles, qui, incontrôlées, peuvent produire des effets pervers.
Radiations Ionisantes
Les radiations photoniques employées pour traiter aliments et boissons sont au mieux, des rayons ultraviolets déjà relativement forts ; puis viennent les rayons X classés, suivant leur énergie, en «X mous», «X moyens» et «X durs» et enfin les rayons gamma, les plus dangereux, car leur énergie considérable engendre de très nombreuses réactions chimiques, et mais aussi parce qu'ils sont capables de briser les noyaux des atomes, ce qui engendre des transmutations (changement d'espèce chimique), et surtout une radioactivité artificielle.
Pour produire des rayons gamma, le plus «économique» est d'employer des substances radioactives, sous-produits des résidus de centrales nucléaires.
Les effets chimiques de ces radiations résultent de leur caractère ionisant. Suffisamment énergétiques pour déplacer et même arracher les électrons d'autour du noyau, elles perturbent de fait les liaisons chimiques entre atomes, base des substances qui composent les êtres vivants.
Dès lors, certaines molécules brisées/modifiées, forment des produits nouveaux qui, à leur tour, peuvent réagir avec d'autres pour engendrer de nouvelles substances ; une chimie peu prévisible lorsqu'il s'agit de produits animaux et végétaux qui comprennent des molécules très complexes et variées, notamment les protéines.
Il en résulte, en plus d'une possible altération du goût des aliments, la naissance de substances toxiques, peut-être à long terme: quand s'en apercevra t-on?
Ces phénomènes se produisent même avec des particules irradiantes d'énergie modeste: les ultraviolets les plus faibles provoquent le bronzage en stimulant la formation de mélanine, et transforment certaines substances en vitamine D. Même la lumière visible, d'énergie encore moindre, peut produire des ionisations chimiquement actives: elle agit sur la chlorophylle.
Tout cela montre donc bien que l'irradiation, même peu puissante, peut avoir des effets bénéfiques mais aussi, dans d'autres cas, des conséquences néfastes, quand elle est appliquée dans des conditions que la nature vivante n'a pas connues pendant quelques années pour s'y adapter.
Irradiation et ADN
Les cellules vivantes, hommes, animaux, plantes, bactéries, virus contiennent des nucléotides (ADN: acide désoxyribonucléique et ARN: acide ribonucléique).
Ces chaînes moléculaires longues de milliards d’atomes contiennent le plan des protéines qui va assurer composition, fonctionnement et développement de l’être vivant qui les contient.
Un mécanisme fondamental de «duplication» des nucléotides leur permet d’engendrer des copies d’eux-mêmes, destinées à gouverner la croissance et le fonctionnement physiologique des descendants multiples.
Or ces nucléotides sont assez sensibles aux radiations ionisantes qui modifient localement et aléatoirement, la structure d’une chaîne moléculaire, et parfois la coupent. Or le système d’autoréparation des cellules parfois incapable de résorber ces «malfaçons», peut en accroître les effets. De sorte que la cellule vivante au patrimoine génétique ainsi abîmé subit un préjudice variable suivant la dose et surtout l’énergie des radiations reçues, qui implique un remaniement plus ou moins profond des nucléotides.
Dans les cas les plus doux, croissance ou développement de l’être vivant se trouvent affectés, ou stoppés. A des doses plus fortes, les transformations (mues, passage d’une forme larvaire à une forme adulte) sont empêchées ou se font mal.
Des radiations encore plus puissantes affectent la reproduction: descendants non viables, ou alors présentant monstruosités ou anomalies fonctionnelles qui les empêchent de vivre longtemps et de multiplier. Avec encore plus d’énergie, les organismes exposés deviennent stériles, et leur colonie ne peut se développer faute de descendance..
Mais les utilisateurs agro-industriels de l’irradiation ionisante n'en ont guère souci, préoccupés pour l'essentiel, uniquement du type de modification chimique qui sert leurs intérêts...
(Le Miso préserve des radiations atomiques : Inexpliquable et pourtant!)
voir le témoignange (d)étonant du Dr Akizuki :
"Le 9 août 45, la bombe atomique fut larguée sur Nagasaki. La radiation atomique mortelle s'étendit sur la cité rasée. Un grand nombre de personnes connut une mort agonisante. Pour un petit nombre, ce fut un miracle. Aucune des personnes travaillant à l'hôpital ne souffrit ou mourut des radiations. (...) Il y avait à l'hôpital un stock important de miso et de tamari. Nous avions aussi une grande provision de riz complet et de wakamé (algue utilisée pour faire un court-bouillon ou la soupe au miso).J'avais nourri mon personnel au riz complet et à la soupe au miso un certain temps avant le bombardement. Aucun d'entre eux ne souffrit de la radiation atomique. Comment la soupe au miso pouvait-elle prémunir contre la radiation ? La science pourra un jour donner une réponse ferme à cette question si on permettait aux gens de fournir des éléments aux fins d'expérience ..."
Dr S. Akizuki, Hôpital St-François à Nagasaki, Japon
- 7 centrales d’irradiation des aliments référencées en France,
- Au moins 5000 tonnes d’aliments irradiés chaque année en France et des dizaines de tonnes importés,
- Selon un rapport de la Commission Européenne, 2,7% des aliments commercialisés dans l’Union Européenne sont irradiés et non étiquetés.
L’irradiation des aliments, qu’est-ce que c’est ?
Ce procédé consiste à exposer des aliments à de hautes doses de radiations ionisantes, soit par rayons gamma (issu de substances radioactives, le Cobalt 60 ou le Césium 137), soit par électrons projetés à une vitesse proche de celle de la lumière. Ce « traitement » supprime les bactéries et les insectes présents sur les aliments et permet d’en allonger la durée de conservation.
L’irradiation rend-elle les aliments plus sûrs ?
Les promoteurs de l’irradiation des aliments présentent ce procédé comme une solution-miracle contre les maladies d’origine alimentaire ( salmonellose, infections à E. coli 0157 :H7). Cependant, de nombreuses études scientifiques montrent que les méfaits de l’irradiation sur la santé sont bien pires que ses prétendus bénéfices :
- L’irradiation détruit une grande partie des vitamines et des nutriments présents dans les aliments ;
- Certaines bactéries sont très utiles puisqu’elles agissent sur l’apparence des aliments (pourrissement, odeur) et permettent ainsi aux consommateurs de repérer les aliments douteux. Les aliments irradiés paraissent sains, mais ne le sont pas toujours ;
- L’irradiation est très souvent utilisée comme substitut à de bonnes pratiques sanitaires ou pour « recycler » des produits atteignant leur date de péremption ;
- Les animaux de laboratoire nourris d’aliments irradiés sur de longues périodes souffrent de nombreuses maladies génétiques, de problèmes de reproduction, de déformations et de mortalité précoce.
- Selon une étude récente menée par des scientifiques allemands et français (Delincée, H. and Pool-Zobel, B. « Genotoxic properties of 2-dodecyclobutanone, a compound formed on irradiation of food containing fat » Radiation Physics and Chemistry, 52:39-42, 1998), une substance particulière créée par l’irradiation dans les aliments, l’alkylcyclobutanone, pourrait être facteur de cancer.
La délocalisation des productions, la panacée ?
L’irradiation, en allongeant la durée de conservation des aliments, risque d’accentuer la délocalisation des productions agricoles. Or ce phénomène met en péril la dynamique de nos économies locales et détruit l’environnement :
- Les emplois agricoles sont menacés par l’arrivée sur nos marchés d’aliments produits par des multinationales dans les pays du Sud dans des conditions sociales et environnementales déplorables.
- La biodiversité est mise en péril par le développement des monocultures au Nord comme au Sud ;
- Les transports générés par la délocalisation des productions entraînent un gaspillage énergétique monstre et accentuent le problème du réchauffement climatique.
Une centrale près de chez moi, non merci !
Les centrales d’irradiation des aliments se multiplient, souvent sans que les habitants des communes concernées soient informés des risques encourus ou des mesures à prendre en cas d’accidents. Or, la plupart des aliments sont irradiés selon une méthode qui implique des substances hautement radioactives, le Cobalt 60 et le Césium 137, et de nombreux cas de fuite, d’exposition accidentelle à des sources radioactives, voire d’incendies mettant en jeu ces centrales ont été répertoriés. Il est urgent de réagir !
La France, à la traîne de l’Union Européenne
Des aliments sains, produits dans de bonnes conditions sanitaires et commercialisés dans des délais raisonnables n’ont pas besoin d’être irradiés. Le Parlement Européen a reconnu que l’irradiation des aliments présentait une « nécessité technologique faible ». Au niveau européen, seules les épices et les herbes aromatiques séchées sont inscrits dans la liste des aliments irradiés autorisés. La plupart des autres pays de l’Union Européenne n’autorisent pas la production d’aliments irradiés sur leur territoire et n’acceptent la commercialisation que des épices et des herbes aromatiques séchées. En France, une quinzaine de denrées et ingrédients alimentaires peuvent être soumis à un traitement par irradiation (épices, herbes aromatiques séchées ou surgelées, oignons, ail, échalotes, légumes et fruits secs, corn flakes et muesli, viande de volaille, cuisses de grenouilles, crevettes).
Les 7 centrales d’irradiation des aliments en France :
Centres de traitement par rayonnement Gamma : Sablé sur Sarthe (près du Mans) : ZI de l’Aubrée 72300 SABLE SUR SARTHE (Firme IONISOS) Pouzauges (près de Nantes) : ZI de Montifaut 85700 POUZAUGES (Firme IONISOS) Dagneux (près de Lyon) : ZI les Chartinieres 01120 DAGNEUX (Firme IONISOS) Marseille : Rue Jean Queillau Marché des Arnavaux F-13014 MARSEILLE (Firme GAMMASTER)
Centres de traitement par électrons accélérés : Orsay (région parisienne) : Domaine de Corbeville 91400 ORSAY (Firme IONISOS) Chaumesnil (près de Troyes) : 10500 BRIENNE LE CHATEAU (Firme IONISOS) Berric (Morbihan) : Le Flachec 56230 Berric (Firme IONISOS)
source : notre-planete.info
Comments
Nov 28 2009 4:13 AM
Wishing you an amazing weekend!
♥Nathalya ♥Vegan Diva♥
xox
Nov 27 2009 5:40 PM
Finally… a travel-sized soy creamer for those on-the-go!
Healthy, Tasty, Portable, Gluten-free, Lactose-free, Vegan… the endless benefits of SoyGo :-)
Nov 25 2009 7:00 PM
Nov 24 2009 10:13 PM
Nov 20 2009 10:12 PM
Nov 3 2009 8:21 AM
Crois tu que ce serait bon des crêpes fourées aux légumes. On sait qu'il y a des petites crêpes fourées aux fromages, avec des champignons dans le commerce.
Pensées. Merci.
Nov 1 2009 1:17 AM
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Oct 30 2009 3:24 PM
Je te mets dans mon top en espérant que du monde vienne te visiter...
Bises vegan !
Oct 29 2009 2:27 PM
Disque dans les bacs et en vente sur le site :
http://www.brennus-music.com
Oct 27 2009 11:54 AM
Oct 9 2009 12:31 AM
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Oct 8 2009 12:29 PM
Sep 20 2009 9:03 AM
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Sep 15 2009 8:38 PM
Sep 11 2009 8:42 PM
Sep 11 2009 9:01 AM
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glitter-graphics.com
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Awesome actor Eli Roth of Inglorious Basterds directed & starred in a NEW PSA for Peta. The message is to report animal abuse immediately!
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Truth is natural, like a wind that blows. Follow the direction, no matter where it goes. - ~Third Eye Blind, Wake For Young Souls~
Aug 18 2009 7:20 PM
Aug 16 2009 11:50 AM
VEGAN & SOLIDAIRES est un collectif d’individus végétariens et végétaliens dont le but est de diffuser et de promouvoir le mouvement de libération animale et le mode de vie « vegan » & "végétarien" par le biais d’organisation de repas collectif gratuit pour tous, toutes.
VEGAN & SOLIDAIRES se veut être un collectif autogéré, un collectif sans chef ni leader et sans statuts légaux qui allie solidarité (donc gratuité des repas pour tous, toutes) & militance pro « vegan ». Le mode de fonctionnement est simple et passe par l’organisation de concerts de soutien dont la totalité des bénéfices serviront à financer les repas gratuit distribués.
La première action de VEGAN & SOLIDAIRES se déroulera le vendredi 11 septembre de 19 heures à 21 heures à Bordeaux devant la salle de concert indépendante l’Heretic Club [58 rue du mirail].
Au programme distribution gratuite de Veggie Burger pour tous et toutes dans un esprit de camaraderie.
Hors du cadre de VEGAN & SOLIDAIRES, concert à 21 heures au même endroit le même soir avec A.S.C.O (street punk – Espagne) / PRINCE RINGARD (folk punk –Bzh) / OVERDOSE TV (punk rock – Bx).
VEGAN & SOLIDAIRES BORDEAUX !
www.myspace.com/veganetsolidaires
veganetsolidaires@hotmail.fr
Aug 5 2009 3:50 PM
Bisous xox
Nathalya *Vegan Diva*
xox
Jul 22 2009 4:30 AM
Jul 8 2009 11:51 AM
most people already know about the animal rescue site, but if you don't, please visit it, especially on the weekends, their numbers drop by thousands fri-sun. with 1 simple and free click you can know that you helped feed shelter animals! just think of all those furry, feathery, and sometimes scaly happy faces after a nice tasty bowl! :P
Jun 30 2009 8:11 AM
Jun 22 2009 11:05 AM
Jun 22 2009 8:17 AM
Jun 16 2009 2:15 PM