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Avec la multiplication des lieux d’expositions, des grandes manifestations et le soutien du marché, on a assisté, au cours de la dernière décennie, à un élargissement spectaculaire des moyens, des médiums et des modes de production empruntés par les artistes. Si l’horizon conceptuel était déjà depuis bien longtemps dégagé, il semblerait que cette étonnante diversité des formes et des formats soit une donnée plus récente qui caractérise la création contemporaine.
En sept ans, au fil des plus de 300 projets d’artistes présentés à Toulouse, le Printemps de Septembre, soucieux de rester au plus près des questions suscitées par le mouvement incessant de l’art en train de se faire, s’est donc naturellement adapté à ces développements. Historiquement ancré dans la photographie – et fort de l’expérience des dix années passées à Cahors –, le festival a pu s’appuyer sur une connaissance approfondie de l’image pour devenir le point de rencontre des arts visuels et du spectacle vivant, des jeunes artistes comme des figures historiques de la création. Désormais ouvert à toutes les formes de l’art, il est comme une page blanche offerte chaque année aux commissaires en charge de la programmation et dont la mission peut se résumer simplement à la création libre d’une proposition originale et cohérente.
Bien que fondé sur la logique d’un projet de long terme, le Printemps de Septembre emprunte son mode de fonctionnement à celui du laboratoire, dont l’objet est de créer, à chaque nouvelle proposition, un prototype. Cette flexibilité est cependant garantie par le développement et la stabilité d’une structure. C’est d’une part une équipe qui s’étoffe progressivement et s’organise maintenant entre les bureaux de Paris et de Toulouse et, d’autre part, un ensemble d’acteurs, institutions publiques, mécènes et partenaires dont le soutien est la première condition d’existence du festival.
Il faut également souligner ici l’importance des différents sites qui constituent le parcours du festival et qui lui donnent sa couleur et son unité : parfois inattendus pour des artistes souvent habitués au « white cube » du musée, ils sont, pour eux, à la fois une gageure et un émerveillement.
Enfin, c’est aujourd’hui une image affirmée auprès du public, de la presse et des acteurs internationaux de l’art contemporain.
Marie-Thérèse Perrin
Présidente de l’association du Printemps de septembre à Toulouse
Directrice du festival

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