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Royal Gala a failli s'appeler Le Sextet 69, et cela prouve une chose, et une bonne : ces gars-la savent ne pas se prendre au serieux.
Dans le detail, qu'est-ce qu'on a ? Un batteur-auteur-compositeur faussement nonchalant a " la Dutronc" et un groupe uni par un meme etat d' esprit, selon lequel le second degre est toujours au-dessus du premier. Chansons qui jazzent ou Funk qui cause bien, les mots de Royal Gala sont sa force et son ciment. A l' image des musiciens, ces textes-la ont un double fond, une face cachee, un revers en coup droit. Ironie, cynisme meme, mais tout cela n'est pas que pour rire. Tout cela a un sens. Tout cela entre par la petite porte, celle qui ne se referme pas, celle qui conduit (auditif) directement la ou ça gratte. Portraits des deviances de l' epoque, heritage d'une decadence, chroniques de derives banalisees, Royal Gala ricane la ou les rouages grincent. Cest que la derision est une affaire serieuse.
Chanson surrealiste et jazz qui groove diablement, quelque part entre Boris Vian, Arthur H et Tatayoyo...
Bertrand Ploquin
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