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Influences
Joao Gilberto, Tom Jobim, Nick Drake, Belle and Sebastian, Josh Rouse, Kronos Quartet, Ali Farka Toure, Henri Salvador, Mathieu Boogaerts, Frank Monnet, Bill Evans, Miles Davis, ceux qui font de la musique pas loin de chez moi.
*9 NOVEMBRE: En set acoustique tous les soirs de cette semaine dans l'émission 50° Nord sur Arte Belgique. Interview vendredi.
*29 SEPTEMBRE: Bientôt des concerts éclairs partout en Belgique. En solo guitare-voix, dans des lieux inhabituels, annoncés 48h avant. Suivez ça sur ma page myspace ou ma page facebook.
*8 JUILLET: mon nouveau single Velours et mensonges est désormais téléchargeable sur iTunes... cliquez ICI
*2 JUILLET: dernier jour de studio, mon album sortira le 16 NOVEMBRE !!!
SAMIR BARRIS – Biographie racée
Aussi loin qu'on remonte dans la bio avouable de Samir, il est question de musique. Fan de Led Zep au lycée, il porte le cheveu long et tient la basse de jeunesse dans le groupe du bahut. L'amateur de rock est marqué, plus tard, par le Wowee Zowee de Pavement. Parfois d'ailleurs poussé à haut volume sur la chaîne hifi parentale - pied de nez frondeur d'un fiston foncièrement trop gentil et respectueux pour balancer le no future des Clash à la gueule des générations pas encore passées. Pavement donc pour lâcher la bride de ce spleen rageur, qui titille les neurones comme le chat dans la gorge les jours d'hiver en Belgique. Réflexion qui trouve aux Etats-Unis son mode d'expression renouvelé : bricolage, énergie, fun.
Or, au même moment, la France envoie des signes de nouveauté musicale: Dominique A, Miossec et Mathieu Boogaerts.... Choc pour le lettre-moderniste qu'est en train de devenir Samir. Il n'y a peut-être aucun rapport mais c'est à la même époque, sur le campus de l'Université Libre de Bruxelles que naît Melon Galia. Samir forme avec Thierry de Brouwer (le Yéti) et Aurélie Muller (Soy un caballo) un des premiers groupes pop "en français" de Belgique. A la batterie cette fois. Un album voit le jour sous l'égide graphique de Dupuy-Berbérian (Les Embarras du quotidien, 2000). Succès d'estime au royaume mais aussi outre-atlantique, avant éclatement de la formation.
Et Samir de papillonner : le théâtre universitaire (on ne se souvient pas sans joie de sa prestation en Puck dans Le songe d’une nuit d’été), la batterie toujours quand il accompagne Bright Eyes lors de leur premier déplacement low cost en Europe, puis l’enseignement un temps.
De ses amitiés avec les anciens de l'université de Bruxelles naît la collaboration avec la contrebasse jazz de Nicholas Yates. Une orientation au diapason de sa soif de nouveaux paysages musicaux : Samir aborde Miles, Mingus, Jobim, Coltrane, Joao Gilberto, entre autres. Ouverture qu’on ne retrouve que timidement sur Quel effet? (2006), premier album solo du garçon, porté par «le fossé», chanson carrément pop soutenue par la plupart des radios nationales.
Est-ce cette propension a découvrir sans cesse de nouveaux territoires qui apporte dans Quel effet ? ce mélange réussi d'écriture dense mais sans prise de tête, de guitare fendarde, et de recherche de la mélodie qui fait mouche. A moins que ce ne soit l'entrée timide dans l'âge de raison où se dispute l'adolescence rock et les exigences qualitatives d'adulte? A moins que ce ne soit pour nourrir une prétention mégalomane à passer de la vitupérence des Clash à la classe pré-post-punk de Lou Reed? Ou alors juste pour muer le mal-être contemporain en challenges personnels. Do it yourself. Briser les conventions. S'inventer. Muer le turbin en défis et la scène en passion. Quel effet? voit Samir multiplier les instruments, et travailler en chef d'orchestre de sa production. Puis tant qu'à faire, il sort son album sans maison de disque, envoyant la galette aux auditeurs qui ensuite sont libres de lui renvoyer un prix libre… ou l'album qui n'aurait pas plu. Satisfait ou remboursé. Fun!
Barris multiplie les passages sur scène en Belgique et en France, pour promouvoir ses chansons au long d'une centaine d'estrades: de bars, concerts ou festivals , en solo ou duo. Kif!
De ce fourmillement de rencontres et cet échange de passions naissent de nouvelles idées cocasses ou vénéneuses, professionnelles ou personnelles, artistiques ou humaines. Participation au projet « Elvy » où il officie comme batteur, agrandissement de la petite famille, réflexion autour d'un projet de chansons jeune public, mise à l’eau du navire « Le beau Geste » avec la jeune chanteuse Séverine Cayron, écriture pour Marie Warnant, démarches pour trouver un label en adéquation avec ses aspirations, duo avec... etc. etc.
Et voici venir Tenter l’Atout, le second opus. Exercice forcément casse-gueule. Peut-être un peu moins, en fait, quand on n’est pas encore attendu au tournant. Quand on a cru à l'ombre d'une hype qui a détourné ses yeux des chanteurs dits de la "nouvelle scène française". Un second album plus ambitieux. Sans doute. C'est ce qu'on dit quand un album élargit ses arrangements et gagne en ampleur.
On y retrouve les ferments du premier opus, ces textes littéraires trempés à la fois dans l'encre de la poésie et dans l'acide libertaire de tout qui s'est un jour mangé en pleine poire Vian, Van Eigem, Nietzsche et Baudelaire. Cette capacité à partir du spécifique d'une situation pour toucher du bout des doigts l'universel. Faire du trivial du beau, faire du pathétique une non-histoire générale. En chantant les joies de la paresse, le plaisir d’exister, l'idéal adolescent, le goût de la création ou les relations qui se font et se délitent sur un air de bossa, Samir enchante.
Le disque lâche la bride. Ecrit avec réflexion, « écrit » tout court, il évite pourtant l'écueil intello. Il profite d'avoir plus d'espace, la liberté du temps, pour élargir son terrain de jeu. Barris s'adonne aux joie du duo (le piquant single Velours et mensonges avec Vanessa Klak et la magnifique reprise d'Olivier Andu, La Voie rapide avec Séverine Cayron) et aux malices de la citation (qu'elle soit musicale ou textuelle). Les mélodies quittent le giron franco-francophile, pour s'en aller gambader joyeusement du côté de l'Amérique du Sud et de la pop rock Us électrisée.
On écoute du rock dans une chambre avec vue. Et on se remémore le temps perdu en pensant décidément à demain, parce que c'est ainsi et qu'il n'y a pas mieux à faire. Tenter de devenir le surhomme de Nietzsche et échouer aussi un peu.
Merci Samir pour "la joue de Larry Quest" :) Même aux confins de la galaxie, on sait reconnaitre ses vrais amis. "Si bien dire", mon morceau du moment... Tout tout bon. Passe un excellent week-end.
La Tribune de Bruxelles n° 335 - Paru le MARDI 10 NOVEMBRE
Samir Barris tente l’atout
Il s’est déjà écoulé trois ans depuis le premier album. Un peu long, non ?
C’est assez long, effectivement. Mais j’ai fait d’autres choses entre-temps. J’ai un projet qui s’appelle XX, avec Auryn. J’ai écrit quelques chansons en anglais, une chanson pour le prochain album de Marie Warnant également. J’ai pas mal joué. C’est vrai que j’ai un peu traîné, mais ça met du temps de faire un disque ! On est rentrés en studio il y a presque un an, donc là j’ai envie que les choses s’accélèrent. Mais en même temps, comme j’ai plusieurs projets, je n’ai pas envie de m’arrêter d’écrire, car remettre la machine en route, ça ne se fait pas d’un coup. Il faut aussi se laisser le temps d’avoir de nouvelles impressions et émotions à exprimer.
A l’époque du premier disque, j’écoutais pas mal de jazz, mais ça a mis du temps à déteindre sur ce que je faisais. Il y a des sonorités jazz plus marquées en partie aussi parce que sur le premier disque, je jouais tous les instruments. Tandis qu’ici, il y a d’autres musiciens, dont beaucoup font ça mieux que moi. Ça permet à tout le monde d’exprimer une palette plus large.
Pour ce deuxième album, tu as enregistré en studio ?
Oui, c’est plus confortable d’être dans un studio. Et puis c’était un studio maison, car c’est celui de la maison de disques. C’était assez pratique car je pouvais venir quand je voulais ; il n’y avait pas ce coté agenda rigide de quand on loue un studio. Ce qui m’avait plu avec le premier disque, c’était de pouvoir travailler quand je voulais. Mais c’est très agréable aussi de travailler avec quelqu’un qui supervise le travail, car il y a deux écoutes. Et puis c’était gai de faire ça différemment que pour le premier album.
“La Voie rapide”, c’est la suite du “Fossé” ?
J’ai déjà remarqué ça ! Dans “Le Fossé”, je chantais une joie de la pause, de l’abandon, du recul. Ce n’est pas une chanson qui prône l’arrêt, mais plutôt la course sans enjeu autre que le plaisir. On peut courir et être dans la course sans se focaliser sur la victoire. Je n’ai pas envie de sacrifier mes moments présents pour planifier un futur. Mais je suis quelqu’un qui aime le mouvement, le parcours, et dans cet album-ci, j’ai beaucoup chanté l’évolution, le voyage, le mouvement, la mobilité.”
Sur ce disque, il y a un duo inattendu avec Vanessa Klak…
C’est elle qui y a pensé, nous étions en secondaire ensemble. On s’était perdu de vue et quand mon disque est sorti, elle m’a envoyé un mail en me disant « je viens d’annoncer ton disque à la radio, sur Pure FM, est-ce qu’on n’irait pas se boire un café ? » Ce qu’on a fait. A ce moment-là, sur Pure FM, ils avaient envie de faire une compilation entre les animateurs et les artistes. Elle m’en avait parlé et on s’était dit qu’on ferait un duo tous les deux. On a choisi la dispute comme sujet. Le projet de la compilation est tombé à l’eau mais quand j’ai enregistré mon disque, j’ai rappelé Vanessa pour faire ce duo, et la maison de disques a tout de suite accroché.
Tu as également un titre appelé “Pauline” Qui est Pauline ?
J’ai choisi “Pauline” pour Pauline Croze, c’est un petit clin d’œil à une chanteuse que j’aime beaucoup, même si je ne parle pas réellement d’elle. Je voulais écrire sur ce que c’était d’être fan de quelqu’un. Au départ, j’étais assez distant, je parlais d’autres gens que moi. J’étais tombé sur des blogs de filles qui parlaient de Raphaël et autres. Je me suis rendu compte qu’il y avait un coté qui me déplaisait dans ce texte, à cause justement de cette distance. Je me suis donc mis à leur place, avec quelqu’un dont je suis fan. Un jour, je me suis retrouvé dans une émission de radio avec Pauline Croze à coté de moi, et je n’arrivais pas à parler, j’étais bêtement fan et paralysé ! Je me suis servi de ça pour écrire cette chanson sur le fait d’être fan de quelqu’un, sur ce que ça peut avoir de ridicule et en même temps de touchant.
Après le premier album, je voulais arrêter de parler de moi, j’avais envie d’écrire comme si j’étais à la place d’une fille. Au départ, je voulais faire un disque avec plusieurs filles qui chanteraient mes chansons. La première que j’ai abordée était Auryn : j’étais tombé sur sa page MySpace et j’aimais bien les morceaux. On s’est rencontrés et ça a bien collé. J’ai abandonné l’idée de faire un disque avec plusieurs chanteuses, j’en avais une ! On a donc décidé de créer un groupe. On a formé un trio avec un contrebassiste. Je fais de la guitare et j’écris une grosse partie des chansons.
Quels sont tes projets de tournée ?
La première date sera au Botanique, je chanterai en duo avec Vanessa, Auryn et peut-être encore d’autres copains ou copines qui viendront m’accompagner. J’ai envie d’avoir beaucoup de dates. Je préfère faire dix petites dates que de préparer une grosse date. J’aime bouger et chanter un peu partout. L’album va sortir en France et j’ai trouvé un tourneur là-bas, donc je vais y partir pour quelques concerts et la promotion de l’album.
MAILYS CHARLIER
Samir Barris, “Tenter l’atout”, sortie le 16/11 chez Bang ! En concert au Botanique le 12 /11. www.samirbarris.com -
Trois ans après un premier album solo, « Quel effet », qui lui a permis de décrocher pas moins de neuf prix au concours Musique à la française, le Bruxellois Samir Barris revient pour « Tenter l’atout ». Un disque ludique, moins léger qu’il n’y paraît à la première écoute et déroulant le fil de nos existences fragiles avec beaucoup d’optimisme.
« La première chanson que j’ai composée pour cet album est Air. C’est une mise en abyme sur le travail d’écriture. Un peu comme si j’avais voulu exorciser cette fameuse angoisse de la feuille blanche. Le thème de la création est une bonne source d’inspiration. Je l’exploite aussi dans le morceau La question. Pour moi, une chanson est plus proche de la poésie que de la prose. Il y a toujours cette quête d’équilibre entre le fond et la forme. J’aime la langue, j’aime jouer avec les mots, mais le contenu a son importance. Une chanson doit raconter quelque chose, c’est chaque fois un petit scénario »
Licencié en philologie romane, Samir aime rester en mouvement perpétuel. Ses héros, biographiques ou non, voyagent constamment dans le temps ou dans l’espace. « Je tourne en rond depuis ton départ », chante-t-il dans Tu files. Plus loin, il ose les formules « Avançons sans peur », « J’ai besoin d’une ville où m’enfuir », « Suis-moi encore un peu ». Il y a un peu de Michel Legrand, de robes de chez Courrèges et de comédies musicales à la Jacques Demy dans son univers. Et ça fait du bien. Il y a aussi beaucoup d’arpèges de guitare acoustique, parfois redondantes sur les ballades up-tempo Air, Velours et mensonges (en duo avec Vanessa Klak) et Mais oui mais.
...On ne peut s’empêcher de penser à son premier tube Le fossé en écoutant ces trois chansons. Pourtant, son travail de composition s’est complexifié. « S’il y a effectivement des morceaux sur lesquels je privilégie toujours l’efficacité avec seulement trois ou quatre accords, il y en a d’autres où la structure harmonique est plus élaborée. Je pense notamment à la chanson Si bien dire qui est plus proche du jazz. » A cet exemple, il aurait pu rajouter l’entêtante dernière plage du disque, Regarde-moi, chanson yéyé avec une voix plus prononcée et des guitares vintage. L.L.
Les 20/11 aux Brasseries Sauvenière (Lège), 25/11 au C.C de Theux, 13/3 au Salon (Silly) et 23/3 au Théâtre royal de Mons
j'ai pris "la voie rapide" pour venir au botanique jeudi soir et je suis trop content d'avoir pu assister à ce concert dans ta ville, et dans ma ville à présent...
Hello Samir! Heureux que ma musique te plaise! J'aime beaucoup, comme toujours, la musicalité et la poésie de tes chansons! : ) Bonne continuation! Alvin
Merci pour l'ajout! Très chouette univers et très chouettes chansons. Je serais heureux de bosser avec toi si l'occasion se présente. Julie (Rens) m'a dit beaucoup de bien de toi.