Albert Spaggiari est né dans le village de Laragne-Montéglin. Un village en pente douce aux pieds des Alpes de Haute Provence. Un village tout en pierres, flanqué d'une église rafraîchissante et d'une grand-place avec des cafés à tous les coins ! D'ailleurs, le jour de la naissance d'Albert, son père en habit du dimanche, le « pli du pantalon fin comme du papier à cigarettes » en a fait le tour ! Mais quand Albert atteint l'âge de trois ans, celui-ci décède, le laissant avec sa mère. Elle se remettra en couple et ouvrira à Hyères un magasin de lingerie où Albert adolescent aura l'habitude de chiper la caisse pour financer ses lointaines fugues.
Après des années de voyages, d'errances et de guerre (L'Indochine en tant que Para.), Albert s'installe à Nice et y ouvre un studio de photo. Et durant quelques années, à contrario de la vie d'aventure qu'il avait jusqu'alors menée, il vivra une vie calme rythmée par les mariages, baptêmes, communions qu'il photographiera.
Mais en 1976, après avoir longuement et ingénieusement réfléchi, il décide de s'attaquer à la chambre forte de la Société Générale de Nice par les égouts !
Avec du bon sens (il vérifiera les systèmes de détection sismique et acoustique grâce à un réveil caché dans un coffre loué, il se fournira des alibis) et un bon coup de pelles (il creusera accompagné de gangsters professionnels recrutés sur Marseille et de quelques amis d'aventures), au bout de trois mois, il accédera à la salle des coffres !
C'est ainsi qu'au cours du week end du 17-18-19 Juillet 1976, il dérobera prés de 50 millions de francs ! Des jours mémorables, largement fêtés sur place !
Dans les coffres, ils trouvèrent aussi de tout et n'importe quoi comme des photos compromettantes de notables.