Photo of thomas hosanski

thomas hosanski

General Info

  • Genre: Experimental

    Location Rhône-Alpes, FR

    Profile Views: 8439

    Last Login: 3/27/2013

    Member Since 3/10/2008

    Type of Label Unsigned

  • Bio

    Avant toute chose, Monsieur Hosanski tient à se désolidariser de l'infâme publicitaire qui a tenu à exprimer son incommensurable vacuité cérébrale ci-dessus. Monsieur Hosanski conchie les cartes de visite gratuites et se torche le postérieur avec les sites de rencontres. Dès lors, ami lecteur, passons à un sujet autrement plus intéressant, à savoir la vie dénuée de sens de M. Hosanski: Monsieur Hosanski est né à Cracovie le 10 décembre 1933. Son père, forain, est mort en Ukraine l’année suivante dans d’atroces souffrances après avoir débattu pendant plus de huit heures de la viabilité sociologique et sémantique d’une classification de l’art forain en art populaire. Monsieur Hosanski, bien qu’âgé de seulement un an, fut marqué à jamais par cet évènement, et n’a par la suite eu de cesse de prouver à ses interlocuteurs l’inaltérable vacuité du discours sous toutes ses formes, et ceci en se donnant pour ligne de conduite de ne pas prononcer le moindre mot. A l’issue d’une scolarité sans joie, marquée essentiellement par les brimades de ses camarades et les invectives de ses professeurs, le jeune Hosanski s’engage à la demande pressante de sa mère dans l’armée polonaise, alors intégrée dans le bloc de l’est, comme simple soldat. Il apprend le maniement des armes, le réveil brutal et les plaisirs simples : la cuite, le bras de fer et la messe. Rapidement, il profite de son temps libre pour réfléchir à la création de sa grande œuvre : l’utilisation raisonnée de divers supports artistiques en vue d’élaborer un grand « ars nova » personnel et silencieux. Un camarade de chambrée lui suggère l’existence de Marcel Marceau et la pratique du mimodrame mais monsieur Hosanski ne parvient pas à trouver là un exutoire convenable à sa fièvre créatrice : le problème, c’est qu’on ne s’ennuie pas. Or comme le dit notre ami soldat : « si l’art nuit à l’ennui, l’art sans l’ennui n’est que ruine de l’art ». C’est ainsi qu’il se met à composer frénétiquement dans les années soixante-dix des vers de poésie aphone, qu’il ne lit pas devant de nombreuses personnes. En outre, il n’en couche aucun sur le papier. Devant son insuccès, il se tourne pendant les années quatre-vingt vers la pratique du théâtre réticent qu’il crée en même temps que la notion de mélodie pré-prandiale qui consistait, rappelons-le, en une conception créatrice sonore prenant appui sur le péristaltisme intestinal. Les journées à la caserne sont longues et malgré une intense activité artistique, monsieur Hosanski ne parvient pas à imposer ses méthodes créatrices à ses congénères. Quoi qu’il en soit, en 1992, à l’âge de 61 ans et alors qu’il est toujours simple soldat, n’ayant jamais fait l’effort ni d’utiliser son arme une seule fois, ni d’amadouer un tant soit peu sa hiérarchie, monsieur Hosanski est mobilisé et part à Sarajevo. .. .. .. .. .. .. .... Là-bas, après avoir essayé vainement pendant trois semaines et deux jours, sous le haut commandement de l’ONU, de défaire le soir ce qu’il avait fait le matin et de refaire le lendemain ce qu’il avait défait la veille, le soldat Hosanski profite d’un convoi de prisonniers de droit commun pour déserter après quarante cinq ans de bons et loyaux services au sein de l’armée de pologne. Durant son périple, il rencontre une jeune française et improvise pour elle quelques vers de poésie silencieuse. La jeune femme est sous le charme mais propose rapidement d’agrémenter ces vers d’une mélodie soporifique. Soudain, monsieur Hosanski commence à entrevoir très clairement les deux échecs de sa vie : premièrement, si la démarche artistique qui a fondé son parcours créateur n’a rencontré aucun écho favorable jusqu’alors, c’est probablement parce que le seul public qui n’ait jamais eu accès à ces œuvres était exclusivement composé de bidasses. Deuxièmement, c’est la logique aphone elle-même de son activité artistique qui la rend inexprimable or, et il vient de s’en rendre compte, le partage implique le son et le son n’exclut pas l’ennui. Il décide alors d’apprendre la pratique des instruments de musique, ce qu’il fait pendant plusieurs années en sillonnant les pays d’Europe et en tendant la main pour manger. On retrouve sa trace en France au nouveau siècle alors qu’il compose frénétiquement des mélodies assommantes et anxiogènes dans un foyer rempli de sans abris qui, du reste, se pendent tous les uns après les autres dans les toilettes. Dernier survivant, monsieur Hosanski est rapidement inquiété et placé en garde à vue pour « comportement dysharmonique ayant entrainé la mort sans intention de la donner ». Il écope de douze ans de prison. Il laisse une œuvre importante, couchée au stylo sur du papier hygiénique et du carton d’emballage, et dont on commence tout juste à déchiffrer les partitions. .. .. .. .. .. .. ....
  • Members

    Thomas Hosanski: les instruments de musique. D'autres personnes: les voix. ALBUM "SARAJEVO" (2010) disponible sur demande. Musique expérimentale et bandes sonores issues d'enregistrements réalisés dans la ville de Sarajevo. Ce CD accompagne l'exposition photographique et sonore de Greg Trouillet et Thomas Hosanski.
  • Influences

    Four Tet, Encre, Lou Rhodes, Emma Pollock, Chemical Brothers, Bastard, Philip Glass, La cocotte, la revue Louche, Georges Perec, José Saramago, John Lurie, Grupo Corpo, Eric Aldea, Jim Jarmush, Takeshi Kitano, Nacho Duato, David Lynch, José Montalvo, The stone roses, Massive attack, Emilie Simon, Sofa surfers, Antoni Tapiès, Miyazaki, Stereolab, Diabologum, Ozren Kebo, Leo Perutz et son cavalier suédois, Charles Robert Maturin, TC Boyle, La sniper Alley à Sarajevo et le désert d'Atacama au Chili. Et encore beaucoup d'autres...
  • Sounds Like

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  • Doctor FLAKE

    Doctor FLAKE on tour with Vale Poher during July !

    09 : Festival Bêtes de scène (w/Morcheeba & Liléa Narrative)
    13 : Festival Les authentiks (w/Dj Shadow)
    31 : Festival Astropolis



    Come on !

    2 years ago
  • Revue Dissonances

    DISSONANCES 18 (thème ENTRAILLES) est sorti (c’est du bon !) : la revue passe de 24 à 32 pages, donc 4 de plus autour du thème (21 auteurs publiés) et 4 pour deux nouvelles rubriques (Questions à Hubert HADDAD et Fenêtre sur les éditions HERMAPHRODITE).

    Toutes les infos et deux extraits sont sur http://revuedissonances.over-blog.com/ : s’il vous dit de voir le reste (et de nous soutenir !) vous pouvez vous le procurer dans nos points de vente, ou par la poste contre chèque de 5 € (abonnement (2 n°) à 10 €) libellé à l’ordre de Revue Dissonances et envoyé à Revue Dissonances / La Grand-Maison / 49570 Montjean-sur-Loire.

    Sinon, DISSONANCES 19 aura pour thème IDIOT : les textes (max. 7000 signes espaces compris) sont à envoyer avant le 20 juillet à dissonons@yahoo.fr, le comité de lecture se réunira fin août et donnera ses réponses dans la foulée : si IDIOT vous inspire, nous serons ravis de vous lire !

    2 years ago
  • Ici d'ailleurs



    PROGRAMME en concert :


    - 06 Mai 2010 @ Le Grand Mix,    Tourcoing
    - 15 Mai 2010 @ La Carène,    Brest
    - 26 Mai 2010 @ Le Ciel,    Grenoble
    - 27 Mai 2010 @ Le Clacson,    Oullins
    - 29 Mai 2010    @ Le Confort Moderne,    Poitiers
    - 04 Juin 2010 @ Festival Villette Sonique,    Paris
    - 17 Juill 2010 @ Festival Chauffer dans la Noirceur,    Montmartin sur Mer


    Nouvel album : "Agent Réel" dans les bacs depuis le 3 Mai 2010

    www.prgrmm.com






    3 years ago
  • Revue Dissonances

    Bonjour,

    Ceci est un appel à textes : dissonances 19 (sortie octobre 2010) aura pour thème « idiot » - les textes (inédits / format word / maximum 6300 signes espaces compris) sont à envoyer avant le 20 juillet à dissonons@yahoo.fr où ils seront anonymés et uniformément mis en page avant d’être transmis au comité de lecture qui se réunira début septembre et donnera réponse dans la foulée : si « idiot » vous inspire, nous serons heureux de vous lire !

    Dissonances

    3 years ago
  • Alexcor

     

    Merci pour l'ajout et meilleurs voeux !!!
    surtout une excellente santé!
    Vous pouvez également me retrouver sur facebook,
    www.akamusic.com/alexcor  et télécharger mon album "tournetacor sur" fnac.com, virgin...
    amitiés alexcor

    3 years ago
  • Jen Gloeckner

    Jens new record Mouth Of Mars is now available!
    Hope you love it as much as we do! We are also
    giving away Pulse and Seven Maids as free downloads!

    3 years ago
  • Cyesm

    Merci pour le commentaire. De belles ambiances sur vos morceaux...

    3 years ago
  • gregory gregechoes

    Mr Hosanski, je vous suis depuis que vous avez fait votre 1ere scene majestueuse, le 13 juin 1936 au royal albert hall. Votre prestation etait sublime, pleine de poesie et de sensibilité tel un mallet finger dans un pot de porcelaine, fait avec tout l'amour de l'artisant de la vallée de la Volga.
    Je ne cesse de penser a ce 10 decembre où LE Créateur en personne a enfin decidé de vous envoyer sur notre bonne ville planete bientot grise (pour le coté politico-ecologiquement correct).
    Que la force soit avec vous en cette date anniversaire. Vous etes beau, bon et bien urbain.

    3 years ago
  • toma

    Ouais ben désolé ça va venir.

    3 years ago
  • Doctor FLAKE

    Hi !

    Minder SURPRISES available NOW !

    Featuring : Vale Poher / Miscellaneous (Fumuj) / Dj PEE ( Le peuple de l'herbe )




    3 years ago
10 of 32More

Bio:

Monsieur Hosanski est né à Cracovie le 10 décembre 1933. Son père, forain, est mort en Ukraine l’année suivante dans d’atroces souffrances après avoir débattu pendant plus de huit heures de la viabilité sociologique et sémantique d’une classification de l’art forain en art populaire. Monsieur Hosanski, bien qu’âgé de seulement un an, fut marqué à jamais par cet évènement, et n’a par la suite eu de cesse de prouver à ses interlocuteurs l’inaltérable vacuité du discours sous toutes ses formes, et ceci en se donnant pour ligne de conduite de ne pas prononcer le moindre mot. A l’issue d’une scolarité sans joie, marquée essentiellement par les brimades de ses camarades et les invectives de ses professeurs, le jeune Hosanski s’engage à la demande pressante de sa mère dans l’armée polonaise, alors intégrée dans le bloc de l’est, comme simple soldat. Il apprend le maniement des armes, le réveil brutal et les plaisirs simples : la cuite, le bras de fer et la messe. Rapidement, il profite de son temps libre pour réfléchir à la création de sa grande œuvre : l’utilisation raisonnée de divers supports artistiques en vue d’élaborer un grand « ars nova » personnel et silencieux. Un camarade de chambrée lui suggère l’existence de Marcel Marceau et la pratique du mimodrame mais monsieur Hosanski ne parvient pas à trouver là un exutoire convenable à sa fièvre créatrice : le problème, c’est qu’on ne s’ennuie pas. Or comme le dit notre ami soldat : « si l’art nuit à l’ennui, l’art sans l’ennui n’est que ruine de l’art ». C’est ainsi qu’il se met à composer frénétiquement dans les années soixante-dix des vers de poésie aphone, qu’il ne lit pas devant de nombreuses personnes. En outre, il n’en couche aucun sur le papier. Devant son insuccès, il se tourne pendant les années quatre-vingt vers la pratique du théâtre réticent qu’il crée en même temps que la notion de mélodie pré-prandiale qui consistait, rappelons-le, en une conception créatrice sonore prenant appui sur le péristaltisme intestinal. Les journées à la caserne sont longues et malgré une intense activité artistique, monsieur Hosanski ne parvient pas à imposer ses méthodes créatrices à ses congénères. Quoi qu’il en soit, en 1992, à l’âge de 61 ans et alors qu’il est toujours simple soldat, n’ayant jamais fait l’effort ni d’utiliser son arme une seule fois, ni d’amadouer un tant soit peu sa hiérarchie, monsieur Hosanski est mobilisé et part à Sarajevo. .. Là-bas, après avoir essayé vainement pendant trois semaines et deux jours, sous le haut commandement de l’ONU, de défaire le soir ce qu’il avait fait le matin et de refaire le lendemain ce qu’il avait défait la veille, le soldat Hosanski profite d’un convoi de prisonniers de droit commun pour déserter après quarante cinq ans de bons et loyaux services au sein de l’armée de pologne. Durant son périple, il rencontre une jeune française et improvise pour elle quelques vers de poésie silencieuse. La jeune femme est sous le charme mais propose rapidement d’agrémenter ces vers d’une mélodie soporifique. Soudain, monsieur Hosanski commence à entrevoir très clairement les deux échecs de sa vie : premièrement, si la démarche artistique qui a fondé son parcours créateur n’a rencontré aucun écho favorable jusqu’alors, c’est probablement parce que le seul public qui n’ait jamais eu accès à ces œuvres était exclusivement composé de bidasses. Deuxièmement, c’est la logique aphone elle-même de son activité artistique qui la rend inexprimable or, et il vient de s’en rendre compte, le partage implique le son et le son n’exclut pas l’ennui. Il décide alors d’apprendre la pratique des instruments de musique, ce qu’il fait pendant plusieurs années en sillonnant les pays d’Europe et en tendant la main pour manger. On retrouve sa trace en France au nouveau siècle alors qu’il compose frénétiquement des mélodies assommantes et anxiogènes dans un foyer rempli de sans abris qui, du reste, se pendent tous les uns après les autres dans les toilettes. Dernier survivant, monsieur Hosanski est rapidement inquiété et placé en garde à vue pour « comportement dysharmonique ayant entrainé la mort sans intention de la donner ». Il écope de douze ans de prison. Il laisse une œuvre importante, couchée au stylo sur du papier hygiénique et du carton d’emballage, et dont on commence tout juste à déchiffrer les partitions. ..

Member Since:

mars 10, 2008

Members:

Thomas Hosanski: les instruments de musique. D'autres personnes: les voix.

Influences:

Four Tet, Encre, Lou Rhodes, Emma Pollock, Chemical Brothers, Bastard, Philip Glass, La cocotte, la revue Louche, Georges Perec, José Saramago, John Lurie, Grupo Corpo, Eric Aldea, Jim Jarmush, Takeshi Kitano, Nacho Duato, David Lynch, José Montalvo, The stone roses, Massive attack, Emilie Simon, Sofa surfers, Antoni Tapiès, Miyazaki, Stereolab, Diabologum, Ozren Kebo, Leo Perutz et son cavalier suédois, Charles Robert Maturin, TC Boyle, La sniper Alley à Sarajevo et le désert d'Atacama au Chili. Et encore beaucoup d'autres...

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