Comme tous les jeunes premiers, Valentin entre dans le champ sans demander la permission. Plongeant les deux pieds en avant dans la décennie 1980 et la pop française qui affirme ses ambitions. Auteur-compositeur, Valentin est également acteur (un premier tournage avec Lino Ventura, dans La septième cible, 1984), un touche-à-tout, lui qui a usé très tôt ses blue jeans sur les bancs des Beaux-arts. Et parce qu’il prend bien la lumière, il n’en sortira plus. Au milieu de la décade 80: Première signature, premiers frissons, premier label. C’est une major, c’est EPIC. Dans tous les sens du terme. Irrésistible chante-t-il sur les ondes déjà porteuses d’NRJ est un succès. Valentin est du Paris qui ne dort jamais, celui des artistes avec qui il lie des amitiés éclectiques, d’Eric Débris (Métal Urbain) à Sapho en passant par Pierre Wolfson (Taxi Girl). Jusqu'à la rencontre avec Jay Alanski (Alain Chamfort, Lio, Plastic Bertrand). Jusqu’au deuxième single (Le port de Marseille), sorti chez Carrère, et le titre Jane en Jean, déjà prémonitoire des compositions à venir, piochant autant chez Dutronc que Jacques Duvall. Et Serge G., bien évidemment, en ombres chinoises.
«Baisser les yeux, mais pas les bras», comme il l’écrit dans le titre 1+1=Hein !. Les années 90 débutent comme une traversée du désert dont peu se relèveront, lorsque les néons ont brillé trop forts la décennie d'avant. Valentin est encore là, seul face au mur du son spectorien, puisant dans ses passions adolescentes (les Beatles, Pink Floyd, l’expérimentation de la musique électronique). A l’approche du grunge, le dandy range les chemises à jabots, et coupe ses anglaises ! Ce seront dix ans passés derrière les consoles. Mentor-auteur-parrain pour les autres, de Lio à l’univers hip hop avec le label 7 Records (Secteur A, Minister Amer, premier producteur de Doc Gynéco). De cette période, Valentin avoue «ne pas se souvenir de tout, prisonnier de ses démons et de ses passions». Valentin prince en otage de son exil volontaire, se renomme Valentino & the Pims. Une façon d’exhumer ses envies sous-jacentes de nuages opiacés et de femmes conquises. Se désincarner pour mieux renaître. En attendant la suite.
«Pour celui qui prend la lumière, point de repos futiles, point d’ombres néfastes». Le retour en grâce, dans le nouveau siècle, claque comme un accord de septième majeur tiré des pocket symphony de Brian Wilson, le grand frère de cœur. Le premier album de Valentino, réalisé avec le label Fringanor (dont il est le cofondateur) lui permet alors de jouir d'une liberté artistique totale, poussant au maximum ses qualités de producteur/multi-instrumentiste. Après l'avoir parfois rongé, l'expression de Valentino n'a plus de frein. De quoi réaliser l'album de ses rêves, rouvrir la boite de Pandore et accoucher des plus belles compositions. Autant de chansons prêtes à vieillir comme autant de grands vins dans l'attente du grand jour. Cet album est le résultat d'un travail d'orfèvre, réalisé avec les guitares de Basile Leroux et Mickey Finn (Eddy Mitchell, Nino Ferrer). Deux fines lames découpant les mesures avec la précision du chirurgien, le tranchant du rasoir. Il y a aussi le frère, l'ami des nuits trop courtes: Jean-Pierre Sabar, arrangeur de Gainsbourg et Dutronc venu le temps d’une chanson érotique, 1 + 1 = Hein !. Et l'instrumentation, qui toujours revient comme un fil conducteur essentiel: Piano ciselé, Wurlizer distordu, basse ronde, guitares enflammées, le rock toujours présent... Cet album, tout le savoir-faire pop s'y retrouve. Un backing-band de charme, une voix cabotine, un disque au-delà de la simple démonstration. Une claque parfaite à toutes les productions cheap et au monde des machines. Légers ou sombres, selon les saisons, les fantasmes que Valentino couche sur la partition restent le fruit d'un savant songwriting. «D'un songe writing» aurait pu rajouter Jean Fauque (parolier de Bashung); la meilleure définition possible, finalement, d'un artiste au coeur sensible. Celui d'un homme, Valentino, qui dit toujours yes, pourvu que les mélodies soient riches.
Love your style, sound, image, influences…EVERYTHING!
“Si TU VOULAIS” knocked it out of the park! That’s what I’m talkin’ about (; Clever unison key/bass hook. Killer guitar tone! I’m a sucker for tremolo. Hooky! I also adored the jaunty, “LA FEMME DE SA VIE”. Delightful!
I’m HONORED to be your friend, Valentino and the Pim’s!
merci pour ton gentil comment! J'espère que tout va bien de ton côté....:-) Je t'embrasse et te dis à bientôt car je remonte très prochainement sur Panam...
ça fais un moment que je ne suis plus venu sur cette page
je vien donc prendre un peu de tes nouvelles, en esperant qu'elles soient bonne?? uste pour te dire que sayet, mon chère et tendre et moi partons demain s'installer sur montpellier
comment ce sont passé les soirée du 10 et du 11??
je te fais d'énorme bizous prend bien soin de toi et de tous ceux et celles qui te sont chère Douces Pensées.......