Je vis quelque part par là... une petite ville dans le Sud-Ouest de la France.
J'ai un métier "étrange"... Je travaille pour et avec des gens "bizarres", sympas & gentils la plupart du temps et bourrés de talent(s) souvent...
comme Serge Lopez qui préférera toujours jouer de la guitare sur un escalier plutôt que d'en gravir les marches...
ou comme Francis Cabrel qui, de quelques mots sur quelques notes transforme le temps en magie... tout simplement...
et puis dans mes bagages j'ai la chance d'avoir Seb, -Sébastien Bramardi... on s'est apprivoisé, on est devenu quelque chose comme deux gars d'une même famille ou deux doigts d'une même main, on se trouve souvent les yeux fermés...
et "mon" Bernard -Bernard Paganotti, qui en plus d'être un ami est sans doute le bassiste le plus fabuleux de la terre entière de l'univers...
La liste est longue, celle des gens que j'aime, c'est un livre qu'il faudrait écrire pour tous les citer... je les aime et les respecte pour ce qu'ils sont et pour tout ce qu'ils m'ont donné... la musique est un pays fabuleux.
J’ai l’impression très agréable d’être une éponge, d’avoir appris de chacun quelque chose d’important, de n’être au fond qu’un puzzle mêlant un peu de ce que je suis à beaucoup de ce que les autres donnent… On peut critiquer la vie à bien des égards, je la remercie chaque jour.
Rico & Amélie (répétitions août 2008)
Comme je la remercie d’avoir mis sur ma route tous ces gens dont on connaît l’existence -puisque sans eux les concerts n’existeraient pas, mais dont on ne parle jamais… Ils s’appellent, Rico, Juju, Stéphane, Chantal… font du son, de la lumière, de la cuisine, s’occupent des instruments, des loges… ils sont aussi ma famille et m’ont appris plein de petites choses, à se fondre dans un groupe, à penser à soi sans oublier le reste de l’équipe… à comprendre que sans les autres finalement on est pas grand chose…
Dans les gens bizarres que je côtoie, il y a Stéphane Mondino. Ce n’est pas seulement parce que j’aime sa voix, son écriture, son talent que j’aime Stéo, pas seulement. J’aime son « humanité » et cette manière si rare de se mettre au service de ses chansons, de ne pas se servir d’elles pour briller… ce type a un vrai cœur, un de ceux que l’on voit battre une fois et qu’on a plus envie de lâcher… En vrai, je ne serai pas surpris qu’un jour on retravaille ensemble, je l’espère.
Ben, c’est comme ça qu’on l’appelle entre nous, est un incontournable. Nos parcours se croisent et se recroisent et à chaque fois le plaisir est un peu plus grand, la complicité un peu plus présente. Denis Benarrosh est bien plus qu’un excellent musicien, à l’instar de son complice Paga, il sait écouter et faire vivre une chanson et lui donner de l’ampleur et du son. Un modèle.
Au final, on se connaît très peu avec Bertrand Lajudie, mais à chaque fois le courant est passé. J’admire son travail d’écriture de cordes, j’aime son personnage de « savant un peu fou », la tête dans les nuages pour y puiser ses idées et les pieds sur terre pour écouter les envies des autres…
Il est des rencontres d'où naissent des idées nouvelles, comme recommencées. Celle avec James Farber -par son attitude, son amour sans limite pour le son, la musique, par sa manière si particulière de travailler, d'envisager même la musique, restera une expérience superbe... une grande et belle leçon.
C'est quand-même étrange de se dire que ce que l'on aime totalement, passionément chaque jour, vous passionne encore un peu plus le jour d'après... Je suis juste un type qui aime son métier. Je travaille avec des gens bizarres et je n'ai pas peur de l'éternité.
La vie continue, avance, les mois, les années passent et toujours la chance qui vient montrer le bout de son nez... Le hasard m'a présenté Souad Massi. Quand au travers de relations professionnelles naissent de vrais relations amicales, fraternelles on se dit que la vie est un sourire...
Il y a des gens de qui on apprend, sans même le vouloir, juste en les croisant, parce qu'il ont une personnalité, une philosophie, une attitude, bref quelque chose qui vous apprend à regarder, à voir autrement, à ouvrir votre pensée... On a tous la chance de rencontrer ce genre de personnage qui d'un sourire, d'une phrase laisse entrer la lumière... Idir est de ceux-là (ici avec Malika Saana).
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Influences
en plein coeur
Hendrix, Beatles, Stones, Pink Floyd... Brel, Ferré, Brassens, Higelin, Bashung... Robert Johnson... Otis, James, Aretha... les Stooges, Lou Reed, Bowie... Zappa, Neil Young, Dylan... Clash, Sex Pistols, Cure... Led Zep, AC/DC... Rage Against The Machine, Tool... Coldplay... et bien d'autres...
dans mon jukebox
Pearl Jam
"Space Baker"
Porcupine Tree
"The Incident"
Pink Floyd
"Meddle"
spéciales dédicaces
Aux artistes infidèles, arrivistes en costume de lumière qui maquillent leurs idées pour plaire aux dieux du commerce...
A la passion qui m'anime, me caresse, me taraude et ne me quittera jamais...
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Sounds Like
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l'affaire "Chien Seul"
Cet album d'Eric Ginhac enregistré en partie dans mon home-studio (voix, guitares, orgue hammond, percussions, choeurs...) et au studio Polygone à Toulouse (basse/contrebasse, batterie + mixage) fut une vraie partie de plaisir à réaliser... mais fut une vraie et grande déchirure quand la nouvelle de sa "non-sortie" est tombée (quelques heures à peine avant son départ en fabrication !)... s'en suivirent de longs processus contradictoires et procéduriers, bien loin de la musique... et à l'arrivée, un an de travail assidu et passionné parti en fumée, un album superbe jamais arrivé aux oreilles de ceux que cet univers aurait pu séduire...
Aujourd'hui, 10 ans plus tard, Seb (Sébastien Bramardi), Ginhac et moi, avons décidé de sortir "ce bébé de 10 ans" de son sommeil et de vous le proposer (en autoproduction). Pour nous, il n'a pas pris une ride.
Il y a un petit peu de tout, un petit peu de nous… il y a des notes qu’on sculpte, des phrases qui rampent doucement vers le jour, des mots qui font des guirlandes aux premières gouttes de nuit, des mots qui n’en font qu’à notre tête… il y a une vie aussi, dont on ne veut rien dire, dont on ne parle pas et qui pourtant passe, partout, silencieuse et muette… il y a d’autres instants suspendus à d’autres matins souriants ou peureux, d’autres regards tristes et creux, et d’autres bouches qui s’approchent… il y a des impressions vagues, des plaisirs surprises, des regards entendus et des larmes exquises… il y a des enfants qui jouent, les cartables pleins de l’envie de grandir, des amis qui sortent du chapeau, d’on ne sait où et qui vous prennent la main comme un voyageur prend le train… il y a des feux follets qui dansent et des drapeaux qui flottent au milieu de nulle part… il y a des âmes sacrifiées plein les journaux, des anges fusillés qui tombent de haut, des idées mortes… il y a des nuages en pleine lumière… il y a des rires, ton sourire et ta peau et mes doigts qui cherchent ton coeur… il y a des visages inconnus qu’on imagine, des destins là-bas, ailleurs, qu’on traverse par hasard, par amour ou par dépit… il y a les silences, il y a les départs, il y a ce qui part et ce qui nous revient et tout ce qui recommence… tout ce qui nous retient… il y a des milliards de choses qui traversent nos vies… et puis, sans bruit, attirées par la lumière des autres, des petites bulles de soi montent doucement et viennent danser, heureuses… en surface..
Les diables attablés
le bar qui frôle
le paradis des songes
est passé sous contrôle
du mal qui nous ronge
on voit des dieux
livides et humiliés
passer en baissant les yeux
devant les diables attablés…
on voit l’amer…
bien loin des vagues
le ciel vient se noyer
loin des côtes dans le vague
des alcools foudroyés
on touche terre
mais sans jamais l’aimer
l’amour c’est un autre verre
aux diables attablés…
on boit l’amer…
aux diables attablés
on boit l’amer…
à petites gorgées
au bar où viennent
s’asseoir les anges
on a bien de la peine
a dire prières et louanges
on voit le temps
si fier de mal tourner
faire de drôles de présents
aux diables attablés…
on boit l’amer…
aux diables attablés
on boit l’amer…
à petites gorgées
il se peut qu’elle vous quitte
regardez-la mieux
elle change si vite
dans ses yeux
des ombres s’invitent
écoutez-la bien
vous l’entendrez frémir
quand hurlent les loups, les chiens
quand tremble l’avenir
il se peut qu’elle vous quitte…
serrez-la encore
sachez lui sourire
menez-la jusqu’au port
à la proue des navires
il se peut qu’elle vous quitte…
glissez à son oreille
des envies qui respirent
racontez des merveilles
dessinez des soupirs
balayez les nuages
poussez les arcs-en-ciel
effacez les mirages
et montrez-lui le ciel
il se peut qu’elle vous quitte…
lissez-lui les ailes
laissez-lui le choix
il se pourrait bien qu’elle
revienne un jour vers moi
"En Surface" est un album autoproduit. Réalisé avec mes petites mains. Fabriqué majoritairement dans le Sous-Marin (mon home studio) avec la complicité de Tom Françoise (batterie & implication) et au studio Ephémère pour quelques prises, quelques sons... cet opus, plutôt dans la veine "électrique" existe aussi grâce à la participation de quelques amis sûrs : Patrick Batard (photos/graphisme) - Ludo Lanen (mastering) - Sébastien Bramardi (prise de son) - et de Christian Françoise (production exécutive)... sans eux cet album n'aurait peut-être jamais atteint la surface... Ce disque a été enregistré pour partie dans la solitude, entouré de micros, de guitares et d'amplis, et de papier crayons... Les chansons sont un mélange de morceaux "tout neufs" et de choses écrites il y a déjà quelques temps. Quelques titres sont à mi-chemin, textes "anciens" et musiques "neuves "ou le contraire (et lycée de Versailles)... Séances en solitaire entre deux projets (voir ci-dessous) pour d'autres, séances étalées sur plusieurs années, séances sous-marines aujourd'hui... "en surface"...
Toutes les "belles" photos ci-dessus sont de Patrick Batard.
Du temps, du plaisir, beaucoup de belles guitares et un artiste qui éclaire simplement les enregistrements de son talent immense... J’ai goûté chaque jour le plaisir de travailler à un projet comme celui-ci et appris énormément. Le résultat semble être une réussite, j’en suis très heureux et fier. Coup de chapeau aux musiciens qui traversent et illuminent ce disque... avec mention spéciale à Messieurs Paganotti et Benarrosh.
- Studio Ephémère : photo perso prise lors de l'enregistrement -
On voyage facilement en écoutant les morceaux de ce nouvel album. Les couleurs se mélangent : le Maghreb et l’Espagne viennent tour à tour teinter un jeu de guitare inspiré et vif. On pense à Paco De Lucia -la référence ultime. Serge sait faire oublier la technique pour laisser la part belle à la musicalité. On se laisse emporter par les mélodies et les climats musicaux, les images défilent… « au fil de l’horizon ». La guitare est reine, elle danse entre percussions -votre serviteur- et contrebasse - Bernard Paganotti. Enregistré par Sébastien Bramardi et moi-même, cet album à vocation essentiellement instrumentale aura je l’espère la résonance qu’il mérite. Sortie courant 2010.
Sébastien Bramardi - Serge Lopez - Bernard Paganotti
On peut entendre Serge Lopez laisser échapper quelques jolis chapelets de notes sur l'album "Des roses et des orties" de Francis Cabrel ("La robe et l'échelle" - "Elle m'appartient") et sur l'album "Roll Over" de Stéphane Mondino, entre autres... On le retrouve également sur disque et sur scène avec "Origines contrôlées" (projet créé par Mouss & Hakim).
Un honeypot (en français pot de miel) est un ordinateur ou un programme volontairement vulnérable destiné à attirer et à piéger les pirates* informatiques.
(*Un pirate, c'est un bandit qui se promène au "fil de l'horizon").
Très très intéressants ces nouveaux sons... J'aime beaucoup !!! Je ne sais pas si c'est l'effet "sous marin" mais dans cet album j'y plongerais bien... ;o) Au plaisir de vous applaudir...
Et le regard funambule sur le fil de l'horizon il a enfilé un pull, Changement de saison, C'est pas vraiment qu'il fasse froid non c'est pas çà C'est pas vraiment qu'il fasse froid mais c'est comme çà, Quand le soleil fut pris de doutes dans cette noire nuit sans fin elle avait déjà pris la route dans le matin, Et le regard funambule sur le fil de l'horizon il a enfilé un pull Changement de saison, C'est pas vraiment qu'il fasse froid non c'est pas çà C'est pas vraiment qu'il fasse froid mais c'est comme çà, Sur un fauteuil dans le salon il a ramassé son écharpe et son parfum ce doux poison comme une écharde plantée dans son coeur de glaçon, C'est pas vraiment qu'il fasse froid non c'est pas çà c'est pas vraiment qu'il fasse froid mais c'est comme çà, Et le regard funambule sur le fil de l'horizon il a enfilé un pull Changement de saison...
No Wake est en concert avec Ananta et Drawers Vendredi 4 Décembre à 20h30 au Saint des Seins. PAF: 4 euros Venez nombreux soutenir la scène métal ainsi qu' Ananta qui nous vient de Montpellier!
Eau, miroir de nos regards se posent les yeux sans fards à la surface qui plisse un peu en transparence l'image d'un je reflets de soi à l'onde bleue, au port s'attachent nos silences les pierres de nos rêves gris nos esquifs en partance et l'annexe de nos souvenirs posée sur notre image en double, je flotte ...