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Pour Fred (Chant), les tendances post new-wave amourachées de cold tradition comme Joy Division, The Stranglers ou Christian Death, rythment son temps vers des écrivains tel que Charles Baudelaire, Antonin Artaud ou d’autre plus contemporains comme Hakim Bey, qui marquent ses textes évocateurs de sombres beautés, de tolérances et de séditions.
Pour Djé (guitare et arrangements), le rock dur tel que The Stooges ou Killing Joke, les mouvements néo-punk et l’avènement de l’éléctro du début des années 90 comme The Spiral Tribes, stimulent son besoin d’expression vers un son de guitare épais et vers des machines balancées en séquences hypnotiques.
Ils gravitent alors dans le milieu underground des années 90 et fréquentent de près les squats d’artistes avant-gardistes (CAES-FRIGOS), avec leurs démons intérieurs, leurs vérités sociales. Un long travail sur le son, les transes, l’écriture et l’apprentissage des limites commence alors...
En 2005, entre deux auditions, ils rencontrent sur leur route Pierre-Yves, alias « JIBE » à la guitare (Prorata Temporis, Lisa Papineau).
S’enchaine l’arrivée de Manu à la Basse (The Cranes, Giddy Motors, Boodychoke).
Après d’âpres recherches, David aux drums (Thomas Dutronc, Akli D, The Road Riders), vient sceller l’assise rythmique du groupe.
Dès leur première session de travail, l’alchimie s’effectue. YAKUSA est né. Une première question les guidera sur la construction de l’album : Comment va le monde ?
Pas très bien, la haine est là, le nouvel ordre aussi. A qui le tour de devenir plus pauvre que pauvre ?
Les Yakusas seraient donc les membres d’une mafia rock internationale dénonçant les véritables acteurs du crime organisé contre l’humanité ? Un groupe de voyous tatoués de cicatrices infligées par une société saignée, toujours en recherche de solutions factices ? Loin de vouloir éveiller les consciences, le groupe s’affirme par un besoin d’expression, d’échange, nous livrant ses états d’âmes au travers de leur rock hybride nourris d’une voix puissante, de textes écorchés, épaissis de riffs percutants.
Depuis trois ans, YAKUSA groupe indépendant qui le revendique haut et fort, enchaine les scènes... près d’une quarantaine de concerts dont les premières parties de Mass Hystéria, Queen Adreena, Dominic Sonic, X Makeena, Royal Bubble Orchestra, Gatechien, entre autres.
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