Fils marron de marchand en ruines d’esclaves
Naufrageur d’estran asservis de collines
Gitan des routes engluées d’anciennes éternités
Corsaire en mal de ville closes et triangulaires
Nomade des steppes urbanisées de périphéries
Paysan errant en labours de colères marines
Barbare cravaté de certitudes désabusés
Conquistador indien en pillages de rêves castillans
Aborigène du creux des asphaltes circulaires
Marin des terres au thermafrost irradié
Homme urbain rugissant d’exils décalés
Chasseur-cueilleur d’âmes essentielles
Je redéfinis mes ascendances
Et me fait enfant-ancêtre
d'un peuple en rages de nouvel âge
Entendez
Le bruit du Tamtam de nos âmes qui déraisonne nos rêves à la face du destin
Entendez
la rage chamane des Tambours de guerre sur nos collines rouges de sangs ancêtres
Entendez
la danse affamée de nos Djembés s’échapper du jeu creux des banlieues esclaves
Entendez
la fureur de nos frappes qui roule et coule de nos pentes faméliques de Favelas
C’est dans les coups que nous changerons de Terre
De nos poings rageurs saignant de cris sur la tôle scandée de nos bidons
Et aux rythmes de nos révoltes martelés de vivant
Nous ferons trembler la peau tendue du ventre de ce monde
Roulons une gigantesque pelle à cette humanité bêcheuse,
prenons la goulûment, forçons la vie en elle…
et, qui sait,
en répandant tous nos fluides odorants dans les muqueuses du monde
nous éjaculerons bien un jours d’une autre réalité… vraie !
Dans cette ruelle fétide derrière la taverne aux puanteurs iodées
Au milieu des senteurs de pluie de sperme et de mauvais bourbon
Je goûte sur ton cou salé l’âcre de la rouille et du fioul frelaté
Tes lourdes phéromones ont submergé mes alcools de sueurs
Las, je m’écroule le nez hémoglobine dans le pisseux fumé du caniveau
A-douez bandenn dispis hon nozvezhioù
Dindan skleurenn dihet ar bleizi
E tedosta un den diouzh lusk al loar
En ur ober d'e zidrouz bugel gouez yudal
E-kreiz safar al lazherien stered,
Dezhañ pep tra sklaer ha pep tra teñval.
DIMMIR DRAUMAR
Yfir skuggfylkingu nátta
Blikar föl úlfanna týra
Þar gengur einfarinn mánaskrefum
Og æpir þögn sína villibarns
Í hringiðu gnýsins stjarnmorðingja
Honum orðið allt ljóst og allt dimmt.
UN SONGE SOMBRE
Dans la trouble horde de nos nuits
Sous la lumière blafarde des loups
Un homme s'avance à pas de lune
Et hurle ses silences d'enfant sauvage
Au coeur du vacarme des tueurs d'astres
Pour lui, tout est clair et tout sombre
je marche,
je marche sur les quais de Brest la désolée
le Port de commerce luis des larmes d’un crachin pathétique
les pavés se rêvent vainement des mots de Mac Orlan
sombre Cargo cassé, trépassé,
quelle bombe est passée là ?
sous les gravats de quel porche est ensevelie Barbara ?
c’était quand déjà ?
et dans quel trou dans l’eau a sombré Fanny ?
c’était ou déjà ?
bon dieu,
bon dieu qu’elles sont jolies les âmes des dames qui arpentent la pluie
celles que pensent mes mots
celle qui pansent mes maux
pour une pièce en or … et quand ils ont bien bu
une putain,
une putain et du Rhum
Putain du Rhum !
il me faut du Rhum … et des femmes
trouver la taverne
trouver la taverne et tout mettre en berne
trouver le verre, le Grall ...
le Grall qui emprisonne mon ancre de miséricorde
trouver le plus crade des rades de la rade
et calfater mon âme
à coup d’addictions de bourbon
et de largesses de Guinness
se caler sur le zinc cradingue et partir
partir en piste et boire avec les ombres qui sombrent dans ma mémoire
partir en bordée avec Jack, Pierre, John, Paol, Xavier, Corto, et les autres
partir pour une nuit, pour une vie jusqu’au plomb du petit matin
et gerber
gerber à l’aube toute cette daube qui me laisse encore à l’encre
à l’encre
à l’encre
merci de m'ouvrir les portes de votre univers... à mon tour, je vous ouvres les miennes... bienvenu... au plaisir de vous lire sur ma page... moi simplement...
En cette période de crise, l'entraide reste plus que jamais d'actualité.
Les élèves de Prisme (formation régie spectacle) prennent en main l'organisation de la soirée Dazibao du 2 Avril en partenariat avec le CRIJ pour une soirée au goût de Solidarité Internationale, où se mêleront tous les genres.
Au programme : un rassemblement festif, convivial et solidaire en allumant la salle du 4Bis (Esplanade Charles de Gaulle) avec du théâtre, de la danse et bien sûr des concerts.
Un espace de libre échange qui permettra de rencontrer des associations solidaires, de voyager autour d'expositions, de vous détendre avec des conteurs et des jeux.
Phildemena Trio s'associe à l'évenement pour un live survitaminé mélant Ska, énergie Punk et bonne humeur (mépakeu).
En live également : Alternine, Ludwig Van dub, Rectrip Machine ainsi que Valoche et son accordéon.
Bienvenue Bienvenue au pays des morts Là Les masques lisses dont toute couleur est absente Ils reflètent toutes les images qu'on leur présente Bienvenue au pays des réjouissances obligatoires Nez rouges et mirlitons réglementaires Les grandes réjouissances éclairées au sodium mortifère A l'heure où le soir les grands fauves vont boire
Bienvenue au pays des morts Territoire marketé où les vivants crêvent dans la rue Où les prédateurs dévorent – jamais repus Ruine rouge et cendres volcaniques Voilà notre remède contre l'ennui catatonique Rock'n'roll éclair zébré de la fureur des survivants
A vivre à vivre A foudroyer de vérité les bouches aux voix mortes Vox mortem du pays des morts Drapée dans l'illusion d'une paix immobile Fabriquée nulle part consommée partout Au grand bonheur d'être comme chacun A savoir Un peu de tout
Bienvenue donc Bienvenue Mais moi Je n'y suis plus
Il y a là Dans la cage en plein vent de mes os blanchis Un mouvement rythmique Un soupir Inspir-expir à la cadence minérale Une pierre d'opale en forme de pique Un pique aigüe à la place du coeur Petite pointe Petite pointe émergée baignant dans l'eau pâle des courants immobiles Comme un écueil traître entre deux eaux guettant A l'affût d'une proie facile
Il est des jours où les voix enfouies résonnent en cadence Là où le vent réveillé tient son discours sulfurique On distingue l'écho de la parole désarticulée et de ses circonvolutions paraboliques Des murmures je crois Des murmuresqui n'en finissent pas Des murmures comme on n'en fait plus Des murmures faits de souffre D'eau et de terre
C'est le vent des vies passées à la pointe des lames qui ouvre les portes Remodèle à l'envie la vie à la manière des choses mortes Décomposition recomposition en hybride halluciné Où de la chair fanée s'élèvent les générations futures Où des racines à la cîme sont les grandes figures pourpres sous la blessure Au rouge de nos sangs là où le courant passe C'est la voix qui les dresse vers le ciel
La voix qui les pousse au grand devenir La voix toujours aux accents de terre des cités du souvenir Effondrées Aux tassements du sol granitique Aux grandes crevasses tectoniques de la peau plissée Jusqu'aux cavernes désertées par nos os blanchis à la lune noire Là où les corbeaux comptent le temps qu'il nous reste Bercés par le flots des souvenirs électrocutés Au flux et reflux des grandes marées de la baie Et du devenir ensablé
A nos chemins de coeur Coulent pierres et pluies et vapeur A nos nuits rouges de tout le sang bu S'effritent les songes en lambeaux décousus Toujours pareil quand on s'éveille On sait tout on ne se souvient de rien On lache le fil comme pour se perdre Amorce dérive sur flou du réel On se guide à la lueur des incendies semés Comme phares de bord du monde Et on se cramponne On se cramponne au bastingage à regarder filer les images En joue Feu Sniper d'élite en chasse ouverte Au feu logos brûle le reflet atteind enfin au coeur Sous nos manteaux de cendre chaude Au coeur de nos chemins Là où coulent pierres et pluies Et vapeur
merci beaucoup pour cette invitation à ton vernissage ! merci de ta spontanéité et de cet accueil plein de chaleur , d'humilité et de simplicité magnifique exposition bravo ! jerome sylvia alice à tres bientôt