Né à Kimpese à 275 km de Kinshasa en république démocratique du Congo (ex Zaire) sous le nom de Washington David Tufuene, Zhou-Mack est le dernier né d’une fratrie de 16 enfants (Tufuene:«il n’y aura plus personne après toi » en Kikongo). Dans sa famille, la musique est plus qu’une tradition, c’est un art de vivre: grand père et arrière grand père joueur de Masikulu (musique traditionnelle), père accordéoniste, mère chanteuse de négro spirituals, frères guitaristes, saxophonistes etc…. Mascotte de la famille, le petit dernier accompagne ses ainés partout, ce qui contribua à son éveil et sa curiosité sans limite.
Musicien précoce:
Très vite, il montre des prédispositions pour la guitare & le chant, mais la famille ayant déjà son quota de guitaristes, le petit Tufuene sera plutôt orienté vers le chant & suit sa mère dans les chorales. C’est en donnant la 1ère note, la plus haute, celle sur laquelle les autres s’accordent, qu’il se fit surnommé «Zhou»(«note la plus haute»en Kikongo). Mais ses cordes vocales ne lui suffisent pas et il s’exerce en cachette sur celles des guitares de ses frères.
A 13 ans, il crée son 1er groupe de musique avec ses amis d’enfance. Mais sa famille le destine aux études, il en suivi donc en littérature, tout en continuant la musique. Pendant cette période, il fréquente assidument Jah Lucky (musicien rasta congolais qui avait longtemps vécu en France) qui l’initie au reggae.
C'est à ce même moment qu'il découvre l'Esperanto, puis, repéré par la ligue espérantiste, il part l'étudier en Hollande à sa majorité, afin de l'instaurer dans son pays.
Zhou Mack arrive à Paris en 1989, mais très vite il déchante; l'absence d'argent, de papiers, de boulot, puis l'arrivée de sa fille, le pousse à mettre ses ambitions musicales ..é pour l'élever seul. Mais en 1994, il découvre le jazz, et de nombreux musiciens, tels que Ravy Magnifique, Chico Freeman et Archie Shepp. De ses collaborations, un genre musical naît, l'afro indian funk qui incite Zhou Mack à reprendre le chemin de la scène.
C'est en 2000 qu'il rencontre «La Fève» un groupe de 5 membres de combos essonniens. Unis par une même passion, le dub et les roots, ils montent rapidement un groupe, «Zhou Mack & La Fève» et enregistrent l'album «International Love» en 2005. L'album est un succès; ils sillonnent les routes de France, à la rencontre de leur public.
2009 s'annonce être l'année du changement, du retour aux sources.
Actuellement en studio pour l'enregistrement de son premier album solo, «Origines», c'est en plusieurs langues (français, lingala, kikongo anglais) qu'il s'engage, tant politiquement que humainement et pose un regard critique sur l'avenir de sa terre natale, le Congo, et l'ensemble de la diaspora africaine.
Le Congo l'attend, après 20 ans d'absence. Il retrouvera en juin prochain, ses proches; une série de conférences de presse est organisée, ainsi qu'un concert, cosmopolite et métissé, se jouant des étiquettes et des frontières entre les pays ou les styles.
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