Alexandra Roos est née en 1970 à St-Cloud.
Chanteuse-compositeur française.
Enregistre son premier album en 1997. Ou, selon d’autres sources, enregistre son premier album en 2000.
S’initie au chant à la chorale du collège "le bon sauveur" où elle est pensionnaire
N’est pas très bonne élève mais obtient son baccalauréat
Pas d'études supérieures
Chante dans des groupes de reprises, piano bar, enregistre plusieurs maquettes (très mauvaises d'ailleurs)
Puis...
Rencontre Gérard Duguet-Grasser, son auteur, en 1993, et de là...
NAIVE. Comment avez-vous rencontré Alexandra Roos ?
ARNAUD VIVIANT. J’ai rencontré en premier lieu l'étrange Jeff Rian, le guitariste au jeu concassé, qui rajoute cette espèce de pureté sourde, je ne sais pas comment le dire autrement, aux mélodies d’Alexandra. Il traînait comme moi dans le milieu de l'art contemporain, mais mieux que moi ! Jeff, c'est un fragment d'étoile, un état d’Amérique à Paris. Puis j'ai fait la connaissance de Gérard Duguet-Grasser. Il écrivait dans « Purple Magazine » des textes follement inattendus, visuels comme des films tremblés, une prose poétique comblée par de l'éthique. Ses textes s'élevaient dans la page comme des murs hérissés de tessons de mots. Nous sommes devenus immédiatement amis.
NAIVE. Et Alexandra ?
A.V. De l'eau a passé sous les ponts, de l’alcool dans les verres, avant que je la rencontre. Elle est très impressionnante, vous savez. J'avais la sensation de rencontrer une femme en voie de disparition. Sa gouaille vous désarçonne. C’est un être à la fois lointain et populaire. Je crois qu’Alexandra ne se réconcilie avec elle-même et le monde qu’avec une guitare entre les mains. Il faut absolument la voir en concert pour comprendre cela.
NAIVE. Vous avez écrit d'elle : « Alexandra Roos serait une chanteuse de rue s'il y avait encore des rues ».
A.V. C'est gentil de vous en souvenir, mais ce n'est qu’une formule. Comme lorsque je dis maintenant qu1elle fait de la country yéyé ! Attention, ça reste off ! N'allez pas écrire cela. Ce que je voulais simplement dire, c'est que cette fille avait la musique dans la peau. Qu’elle chantait en liberté. En gueulant parfois que ça n'a pas de prix. C'est tout ce que je voulais dire. Alexandra Ross a un tic de langage que j’adore, moi qui les déteste tous. Elle commence ou termine toutes ses phrases, par « en vrai ». En vrai, c'est une grande chanteuse. Il suffit d'écouter « Prends-moi » où elle chante comme un truand qui monte et démonte son revolver, les yeux fermés.
NAIVE. « Prends-moi », c'est votre chanson préférée sur Huit de Pique ?
A.V. Oui, même si à ce sujet, je change d'avis plus souvent que de slip Mais je reviens toujours à « Prends-moi » qui est une grande chanson révolutionnaire. Elle est faite de larmes et de sang. Je me souviendrai toujours du jour où je l'ai entendue pour la première fois. C'était à l’auditorium du Louvres pour une soirée en hommage à Robert Badinter. Vous imaginez la tête de Robert quand cette jeune femme a chanté : « Baise-moi puisque je ne suis bonne qu’à ça ». C'est un grand texte. Un tube de barricade, un hit de résistance ! Le slow d'un été pourri sous une dictature comme de la peinture fraîche.
NAIVE. Et le duo avec Julien Clerc ?
A.V. J’adore. Cela me rappelle « Fairytale In New York » des Pogues, le duo entre Shane McGohan et la regrettée, trop tôt disparue, Kirsty McColl. Vous connaissez ? Pour moi, c'est du même niveau, la même équation bancale, magique. J'aime aussi beaucoup « Pescara ». Je connais l’histoire de cette chanson, je sais ce qu’elle évoque dans l’esprit filmique (Antonioni, Wenders) de Gérard Duguet-Grasser. Et j’adore le chant d’Alexandra, sur ce titre. Elle n'a pas du tout apprécié que je lui dise qu1elle chantait mieux que France Gall, mais je m'en fous. Je l'aime, c'est tout. Tant pis si Alex ne comprend pas.
NAIVE. Parlons un peu de la musique
A.V. Il ne faut jamais oublier que Dylan était amoureux de Françoise Hardy Voilà ce que j'ai envie de dire, pour commencer, de cette musique-là. Si on cherche des références comme de l'or, il sera alors difficile, par exemple, de ne pas penser à la country spectrale et monastique des Cowboys Junkies sur « Centre commercial ». Je pense aussi, un peu partout, à la précision millimétrique du folk anglais, celui de John & Beverley Martyn, par exemple. Plus généralement, j1entends partout une politesse, une déférence de la musique par rapport à la voix. Celle-ci est au centre (pas toujours commercialement). Parfois, dans les arrangements, ça frôle l’acupuncture, l’apposition des mains. Ce disque produit en France, puis mixé en Angleterre par l’artisan du son des Tindersticks, montre aussi que, pour l’étranger, la chanson française est considérée depuis peu comme un genre musical en soi, qui a son propre bac dans les magasins de disques d’Amérique, d’Angleterre ou du Japon. Quand on pense que c'est un Anglais qui a composé ce p'tit jerk de p'tites auto-tamponneuses, comme dirait Gérard Duguet-Grasser, qu’est « Tout est fini » ! Mais c'est exactement ce que je voulais dire en rappelant que Dylan était amoureux de Françoise Hardy.
NAIVE. Country yéyé, vous confirmez ?
A.V. Faute de mieux ! Faute de mieux ! En vrai, il n'y a pas de prix sur l’étiquette.
NAIVE. Pour finir, le morceau caché
A.V. Quel morceau caché ? Tout le monde sait qu1il n'y a pas de « morceau caché ».
Salut Alexandra, J'espere tu vas bien. Le concert de l'autre soir était bien, le groupe qui m'accompagne a assuré comme jamais...la péniche al alamein sur laquelle on a joué vaut vraiment le détour. Il faut qu'on partage une scene un de ces quatre,la ou ailleurs, si ça te dis. A bientot
Salut Alexandra, Comment vas-tu? L'album va arriver de facon imminente...Le concert qui viens t'en donnera un avant-gout. Je suis ravi que tu viennes voir tout ca sur scene. A Vendredi Jason
ah Alexandra, thank you for sharing your music. And thank you for the friendship. Your songs, each one, are wonderful. I was so taken with "Centre commercial", the guitars so soulful and then your emotional vocals, ahhhhh. And "la danseuse de samba", thoroughly deluightful. I need to leatrn French so I can enjoy even more. Thank you again . . .
Please check out three of my new songs, which were taken from a recital, recorded live, without a microphone or any other source of amplification, at Escola de Música do Rio de Janeiro (Music School of Rio de Janeiro). The poem was written by Portuguese poet Fernando Pessoa and the music was composed by maestrina Patricia Lopes. Semi-classical song, with special harmony and melodies. Delicate voice & piano tunes. Listen to it and please leave your comments.
Thanks.
They are the thre first songs. Stay confortable to erase this scrap after read it.
Il y avait dans une ville une grande agitation On a présenté un spectacle incroyablement beau Tout le monde s’est amusé, à part une personne…
Une jeune femme au premier rang ignorait les artistes, Même le chanteur, qui chantait uniquement pour elle! Et même s’il perdait la raison pour elle, elle riait, elle criait… Dans le second acte, le chanteur a repris enfin ses esprits Mais la jeune femme était toujours farceuse et pas sérieuse. Jusqu’au moment, où soudainement, en pleine représentation sont tombées les paroles:
Ne gigote pas ma chère, ne gigote pas! Car tu n’es pas toutefois un miracle! Pas tout de suite, ma chère, pas tout de suite, Tu ne feras pas fondre la glace de mon cœur tout de suite!
Une autre fois j’étais invité à un vernissage, A une exposition en pleine nuit dans les caves voûtées, Est-ce que c’étaient les toiles du maître Paul ou Jean...? Je ne m’en souviens plus...
Il y avait des grandes toiles, des peintures toutes en couleurs, Avec les femmes impudiques les dessins suggestifs, Par bonheur que ce n’était que de la nature morte.
Ne gigote pas ma chère, ne gigote pas! Car tu n’es pas toutefois un miracle! Pas tout de suite, ma chère, pas tout de suite, Tu ne feras pas fondre la glace de mon cœur tout de suite!
Il y avait un autre instant, que je suis pas prêt d’oublier C’était un soir plein de rêves et d’espoirs brûlants, A cause de cette fille, du fond de la salle, belle comme une rose... Et sa danse a démoli toute la paix dans mon coeur.
Et alors est arrivée une chose merveilleuse et incroyable, Je ne sais plus comment ça s’est passée, Difficile à raconter... Je me souviens d’une seule chose Que je lui chantais:
"Ma bouche se tait, mon ame chante, ...(je t’aime)* ma bouche se tait, mais le monde crie, ...(je t’aime)"
mais la fille n’a pas entendu, absorbée par la danse, en dansant, elle a chanté à quelqu’un les mots qu’il n’oubliera pas:
" Ne gigote pas mon cher, ne gigote pas! Car tu n’es pas toutefois un miracle! Pas tout de suite, mon cher, pas tout de suite, Tu ne feras pas fondre la glace de mon cœur tout de suite! "
Ne gigote pas ma chère, ne gigote pas! Car tu n’es pas toutefois un miracle! Pas tout de suite, ma chère, pas tout de suite, Tu ne feras pas fondre la glace de mon cœur tout de suite! Text: Marek Grechuta sauf Traduction: Rafal SZCZUCKI
Sanctus Saint saint saint - ce brillant qui perce las yeux Sainte sainte sainte - la terre qui nous porte Sainte la poussière des routes Saint le bâton qui aide à marcher Saintes les gouttes de la sueur Saint le voyage Sainte la pierre dans les champs Reposes-toi sur elle Sainte la petite flamme de la rosée Sainte sainte sainte - la terre qui nous porte Saint le pain - le partage du pain Saint le sel - l'invitation du sel Saint le silence, saint le chant Le fracas fatigué du coeur généreux Les yeux écarquillées du ravissement Le frétillement de paupières étonnées Saint le mouvement et les petits pieds Sainte sainte sainte - la terre qui nous porte Le Soleil et toute la ménagerie céleste Le Bélier, le Lion, le Scorpion et les Poissons sphériques La Voie Lactée, la Nébuleuse de Magellan Les Comètes, les Étoiles Avant matinales Saturne et sa Couronne de merveilles Trois anneaux et neuf satellites Neptune, Pluton, Uranus, Mars, Mercure, Jupiter Sainte sainte sainte - Terre qui nous portes Textes: Edward Stachura Traduction: Rafal SZCZUCKI