S’il fallait résumer l’envoûtant « Sugar Sugar », deuxième album de Diving With Andy, ce serait par ces mots de la chanteuse sur Merry Dance, troisième titre du disque : « Should I ever lead you/my steps would never deceive you ». « Si je devais mener, jamais je ne vous décevrais ». L’invitation du groupe tient largement ses promesses. Diving With Andy accède ici à de nouvelles sphères : le trio français vient directement se placer dans la descendance de grands artistes anglo-saxons comme Harry Nilsson ou Margo Guryan, à la croisée des chemins entre pop baroque et folk charnel. Aucune racine française ? On pense bien sûr à Serge Gainsbourg, sauf que : Diving With Andy ne vit pas dans la nostalgie des sixties ou seventies, leur musique ambitieuse s'inscrit parfaitement dans notre époque. Leur projet ? Façonner une pop audacieuse, toujours à mi-chemin entre Paris et Londres. Le trio, aujourd’hui parisien, est composé de Juliette Paquereau (née en 1981 à Angers), Rémy Galichet (né en 1978 dans les Ardennes), et Julien Perraudeau (1978 à Challans).
L’histoire du groupe est l’une de ces Greatest Stories qui composent l’album. Rémy rencontre Juliette en vacances, autour du Songbook des Beatles, qu’ils jouent et rejouent sur la plage. C’était il y a dix ans. À l’époque, Juliette écoute Future 3, Notwist, Massive Attack, elle rêve de formations trip-hop à la Elysian Fields, Portishead : 2 garçons aux machines et une fille pour la voix. De retour à Paris, Rémy, lui, rêve de Juliette repartie à Londres. Il embarque Julien (son ami du Conservatoire) dans son nouveau projet musical : une entreprise de séduction. L’idée est de composer pour Juliette, la faire revenir à travers un groupe de musique. Pour les paroles, ils font appel à John Cox, ancien partenaire de Van Morrison. Juliette, étudiante d’anglais, accepte de poser sa voix sur ces toutes premières chansons de Rémy, à Paris. Mais, très vite, elle doit rentrer. Rémy et Julien poursuivent leur entreprise et lui commandent des textes. Juliette se met à écrire des chansons : « Je devais passer par quelque chose de personnel, pour m’approprier le groupe. C’est l’anglais qui m’a appris la musique, j’en ai donc fait mon costume de scène. » Dans les allers-retours qui s’ensuivent, entre les textes de Juliette et les musiques de Rémy, échangés par email, un groupe à distance commence à voir le jour. Par le biais d’un collègue musicien, Benjamin Biolay écoute leurs morceaux ; il les encourage à en faire un premier album. L’enregistrement se fait avec une énergie innocente et spontanée, dans un esprit « musique faite dans une cuisine ». Avec la sortie de ce disque (éponyme), Diving With Andy est définitivement né. Nous sommes en 2006.
Trois ans sont passés, Diving With Andy a été sélectionné au CQFD des Inrockuptibles, lauréat du FAIR et groupe-résidant au Chabada à Angers, ils ont fait de la scène, du chemin. Juliette habite maintenant Paris, le groupe est enfin réuni, géographiquement. Musicalement aussi ; les divergences musicales sont devenues des références communes. Pour ce deuxième album, pas de guest, ni de collaborateur, Diving With Andy a fait le choix de s’auto produire, d’enregistrer en vase clos, toujours dans une logique d’artisanat minutieux, sophistiqué. Rémy et Julien jouant tous les instruments. Intitulé « Sugar Sugar » pour donner le ton sucré, ce nouvel album, encore plus que le premier, est articulé autour de la voix de Juliette : « Vous attendez que je me taise pour que la musique prenne la parole ! ». Une voix délicate et déchirante qui nous entraîne dans un dancing rétro où une femme attend plus qu’une danse de son partenaire (Merry Dance), dans un film noir où tout le monde se tire dessus (Kate Weal, Johnny Call & Mr Rose), au cœur de la déclaration d’amour d’une menteuse à un daltonien (Colour-Blind) ou chez une Lolita qui se demande si elle n’a pas mis un peu trop de maquillage (Anna May). Cette ballade pop acidulée, à la fois anglaise et frenchie, aux humeurs grisâtres ou colorées, se finit au petit matin, avec les bruits d’une ville qui se lève (4’ o’clock).
« Sugar Sugar » est façonné comme un recueil de nouvelles, profondes et légères, enjouées et mélancoliques, comme un film intimiste anglais aux arrangements classieux, l’écriture de Juliette ayant tout le charme de sa voix. « Quand Rémy nous envoie ses maquettes, chacun se raconte ce qu’il voit. » Ces histoires ont donné dix splendides morceaux de pop soyeusement orchestrée, de folk délicieusement voluptueux. Juliette raconte souvent l’histoire de filles sur le départ (Nether Town), ou dans le flou (Sugar Sugar). Des filles qui, sur un malentendu, prennent le train en sens inverse (You don’t have to cry). Des chansons d’adieu : Farewell. Rémy et Julien poursuivent leur exploration musicale, inspirés par le soft-rock de Crosby, Stills, Nash & Young et des Carpenters, illuminés par le songwriting de Colin Blunstone et Caetano Veloso ; ils continuent de composer les chansons merveilleuses qui feront rester Juliette. « If you really care for me/I do believe you should think about/cutting down on pop music/cause it’s playing you tricks », leur répond l’auteur-chanteuse, en forme de clin d’œil, sur You don’t have to cry. « Vous devriez arrêter d’écouter de la Pop, car elle vous joue des tours ». Le plus beau tour que nous joue « Sugar Sugar », c’est de nous donner cette certitude : avec un tel album, on n’arrêtera jamais d’écouter de la pop.
Marcia Romano
At the crossroads of baroque pop and earthy folk, Diving With Andy’s second album Sugar Sugar, is in the tradition of the great Anglo-Saxon artists. The masterstroke of the French trio, made up of Juliette Paquereau, Rémy Galichet, and Julien Perraudeau, is to have created music as sophisticated and daring as this in English.
With its title Sugar Sugar setting a sweet note, the new album focuses on Juliette’s voice and the stories she tells: ten magnificent tracks of orchestrated pop and voluptuous folk. There are no guests or collaborators on this album. Diving With Andy chose to produce the disc themselves behind closed doors with the idea of creating a piece of meticulous, sophisticated, craftsmanship since Rémy and Julien play all the instruments, and Juliette’s writing possesses all the magnetism of her voice. Sugar Sugar is an acid-drop pop ballad, both British and French, bewitching as an English daydream permeated with all the charm of Paris.
Même pas revenus de leur conquête de Nantes, The Bree Van De Kamp's s'apprêtent déjà à un retour triomphal à Paris, capitale du bon goût et de la fête limitée à 81 db.
Alors que Palem travaille, élections régionales obligent, à un discours fleuve visant à sensibiliser le public au rôle prépondérant des collectivités territoriales dans les politiques de promotion et de soutien aux arts vivants de la Basse-Marne (à l'aval des rapides), Pedro et Paco, dont les prestations scéniques en tous genres déchaînent les passions, s'entraînent à faire tourner les baguettes de Sofff entre leurs orteils nus et disgracieux tout en jouant tant bien que mal leur parties un pied en l'air. Ce qui n'est pas du tout du goût de cette dernière qui, désormais prise d'un dégoût qui lui noue les entrailles à la moindre vision d'une baguette, a pris la décision de plus jouer qu'avec des marteaux. Cela nuira-t-il à la douce mélancolie qui se dégage des mélodies de ce quintette de charme ?
Pilal, cinquième larron et dernière recrue, reste imperméable à l'agitation environnante. Penché sur un rouet et entouré d'un tas de paille de fer usagée, il tente de ne point se piquer le doigt à la pointe d'une quenouille : en effet, ce dernier entend filer lui même ses nouvelles cordes de guitare.
Seront-elles prêtes pour le prochain grand show parisien du groupe qui aura lieu le mercredi 17 mars à l'OPA (9 rue Biscornet, Paris XII, métro Bastille), en compagnie des fantastiques Rosemary et des incroyables Five ((o)) ?
Pour le savoir, rendez-vous mercredi 17 mars à 20 h !
Famille Grendyen concert le 12/03 aux Cuizines de Chelles (77) en 1ère partie de Diving with Andy, le 13/03 à l'Amphi (Fontainebleau), le 20/03 au Théâtre de l'ogresse (Paris) avec Brokencandys et le 09/04 au festival Les champs du rock (Champs sur marne)avec Pigalle!
Merci pour votre concert hier soir. Superbe ! Beaucoup de pêche, d'osmose entre vous. Apparemment vous étiez contents et heureux d'être là et nous aussi. A une prochaine.
Salut les D.W.A, superbe prestation Taratata, que du bonheur...je vous ai découvert à la sortie de Sugar Sugar, ce fut une "giffle" dès la première écoute, une écriture soignée, des arrangements aux petits oignons, une prod bien pensée, le mariage constant en toile de fond des timbres du Wurli et de la Gretsch...le fabuleux grain de Juliette et l'élégance naturelle qu'elle dégage dans sa façon de poser le chant...bref c'était très chouette....un seul regret: la malheureuse comparaison "consonnante" pour reprendre les mots de l'animateur....triste référence....Diving With Andy ne ressemble à rien d'autre qu'à lui même....et c'est pour cela que je suis admiratif de votre travail.