| Band Members | Les musiciens qui l'accompagnent sur cet album
Philippe Mira - piano
Olivier Manoury - bandonéon
Nathanaël Malnoury - contrebasse
Benoist Raffin - batterie, percussions
Victor Villena - bandonéon sur Laisse-moi passer, sentinelle !
DOMINIQUE GRANGE: une trajectoire atypique…
Dominique Grange a commencé à chanter à 11 ans. En mai 1968, elle laisse tout tomber, le théâtre, la chanson, sa maison de disques, les tournées avec Béart, sa "carrière" … et chante la Révolution dans la cour de la Sorbonne et les usines en grève.
En 1969, elle part travailler comme O.S. dans une usine de conditionnements alimentaires, dans la banlieue de Nice et écrit alors « Les Nouveaux Partisans » qu’elle enregistre. Les années 70 sont marquées par une répression violente contre le mouvement révolutionnaire. Militante de la Gauche Prolétarienne, elle connaît la prison en 1971, suivie de quatre années de clandestinité.
À la fin des années 70, c’est Tardi, rencontré à l’hebdomadaire BD (dont elle était alors rédactrice en chef), et devenu depuis son compagnon, qui l’encourage à réécrire des chansons.
En 1982, elle signe chez Celluloïd et enregistre l’album « Hammam Palace »… Inclassable, infréquentable pour beaucoup d’ex-gauchistes devenus journalistes, Dominique Grange est éreintée par certains critiques qui ne supportent pas l’évocation de ce passé révolutionnaire.
Un double album sort au printemps 2004… Dominique Grange n'a pas changé de cap… Elle chante les révoltes d'aujourd'hui, la prison, l'exil, l’exploitation, l'exclusion… Fin 2004: sortie d’un CD simple : « Droit d’Asile » en soutien aux réfugiés italiens menacés d’extradition, suite à l’arrestation de Cesare Battisti.
En 2005, Dominique participe à l’enregistrement d’un disque de chansons de la Commune avec Francesca Solleville et d’autres…
En 2007, Dominique enregistre «1968-2008… N’effacez pas nos traces !» (Label Juste une Trace / AMOC), un album qui trouve son unité et sa cohérence dans les thèmes qui ont inspiré cette « auteure-compositeure » tout au long des quarante années écoulées depuis Mai 68 : les luttes sociales, les minorités opprimées, le racisme, la misère, les inégalités, la prison, l’exil, les mouvements de résistance ou d’émancipation des peuples, la mémoire, l’espoir d’un autre futur et les utopies révolutionnaires… Touché par les enregistrements, Tardi décide d’en faire une superbe mise en images intégrale à la gouache.
En 2008, sortie de l’album (distribution Anticraft) et publication aux Éditions Casterman d’un livre de 80 pages, incluant le CD, sous le même titre « 1968-2008…N’effacez pas nos traces ! », une œuvre à quatre mains de Dominique Grange et Tardi. Plusieurs concerts sont organisés, notamment au Café de la Danse (avril) et au Festival Pop Montréal (oct.), qui fut le premier concert en Amérique du Nord de Dominique.
Fin 2008, Dominique enregistre «Des lendemains qui saignent» (Label Juste une Trace / AMOC). En 2009, Tardi a posé sa voix entre chacune des dix chansons de ce nouvel album de Dominique, sur des musiques improvisées par les musiciens qui accompagnent Dominique. Il dit des textes incisifs extraits de « Putain de Guerre ! », son dernier ouvrage réalisé avec l’historien Jean-Pierre Verney. Un nouveau spectacle avec une projection simultanée des images de Tardi est présenté en avant-première à Montréal et à Québec.
Fin 2009, sortie de l’album (distribution Anticraft) et publication aux Éditions Casterman d’un livre de 80 pages, incluant le CD, sous le même titre « Des lendemains qui saignent ». L’originalité de cet ouvrage est la complémentarité : une écriture à six mains cette fois : Grange, Tardi et Verney. La rigueur historique y est omniprésente. Les trois complices, à leur manière, écrivent la douloureuse contre-histoire.
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