Sortie de la réédition de l'album Pays Sauvage le 9 novembre 2009 ! Cette nouvelle édition inclus 7 inédits chantés en anglais, dont un nouveau single Sweet Dreams reprise d'Eurythmics, et une reprise de Don't Let Me Be Misunderstood de Nina Simone. A ne pas oublier : Emily Loizeau - lauréate du Prix Constantin 2009 - sera en concert à l'Olympia (Paris) le 8 décembre.
On l’avait laissée à "l’autre bout monde", on la retrouve trois ans plus tard à l’orée d’un "pays sauvage". Emily Loizeau n’a pas l’âme sédentaire d’une chanteuse contemplative, ni le cœur encristé et les murmures gercés d’une demoiselle proustienne qui vivrait à distance de la rumeur du monde. Il y a plus volontiers chez elle du Rimbaud, ou du Jack London, du Kerouac sans doute, et ce goût de l’aventure et des rencontres épineuses, qu’elle met en musique avec l’ardeur d’un cyclone tropical et en paroles avec la délicatesse songeuse de la petite fille bilingue qu’elle a su rester. Et parfois l’inverse.
Ecrit et enregistré à l’époque en petit comité, son premier album a traversé mille et un tourbillons sur scène, où son succès grandissant a autorisé Emily à s’offrir des libertés nouvelles, d’interprète tout d’abord, et ensuite de songwritrice. A s’offrir également, dans un coin perdu de l’Ardèche, une petite maison où, au sortir de sa folle tournée, elle est partie de ressourcer et méditer à la prochaine étape. Elle aurait pu en revenir avec un disque nu et cru, ce qui aurait été sans doute épatant, elle a préféré au contraire bâtir depuis cette retraite le plus extravagant et généreux des albums, ouvert et insolent, porté par les vibrations collectives d’une joyeuse assemblée de noceurs. Elle parle, à propos de Pays sauvage, de son "disque hippie", avec partout ces invitations lancées aux amis d’entrer dans cette ronde et de n’y abandonner à la porte ni leur tempérament ni leurs instruments. La maison de campagne était trop étroite pour héberger tout ce bastringue, donc c’est en studio à Paris , sous la houlette de Jean-Baptiste Bruhnes à la prise de son et d’Emily à la réalisation, qu’eurent finalement lieu ces rencontres de la dernière pluie. Il faut dire qu’en cette France d’aujourd’hui où des groupes naissent de mariages internationaux, Emily (qui est moitié anglaise par sa mère) n’a aucun mal à se trouver des cousins. Admirative successivement des albums de Herman Düne et Moriarty, elle entreprend très vite de leur offrir résidence en ce "pays" qu’elle envisage comme une terre de fertilité et de communion. David Herman Düne apparaît ainsi sur cinq morceaux à des échelles diverses (comme co-arrangeur, musicien ou duettiste) tandis que les Moriarty investissent au grand complet quatre chansons où leur kermesse folk et distinguée fera de mémorables étincelles. Mais c’est avant toute chose autour des deux musiciens qui accompagnent Emily sur scène et participent sur l’album aux arrangements, le violoncelliste Olivier Koundouno et le batteur et guitariste Cyril Avèque, que Pays sauvage a pris sa source. A partir de ce noyau (auquel il faut ajouter le violoniste Jocelyn West), c’est ensuite une véritable troupe qui est venu au fil des mois se coaguler, au gré des compositions qu’Emily a conçu dans un pur esprit partageur, choisissant délibérément de ne plus en être l’unique point de mire.
On y croise donc Thomas Fersen déguisé en crapaud le temps de The Princess and the toad, l’impeccable dandy Vic Moan ailleurs, ou encore un bien dru "chœurs des femmes à barbes de Paris" composé de Jeanne Cherhal, Olivia Ruiz et Nina Morato. Et aussi, capturé sur ses terres réunionnaises, ce vieux lion sage de Danyel Waro qui a accepté d’improviser un maloya déchirant sur Dis-moi que tu ne pleure pas, miroir de ce Tell me that you don’t cry croisé plus tôt dans l’album. Emily Loizeau, qui se décrit volontiers comme "une mélancolique de l’enfance", sans nostalgie, mais comme empourprée de cette tendresse pour les paradis perdus, s’est souvenue qu’en sa famille un membre avait déjà bourlingué de la sorte. Un oncle, du côté de sa mère, qui trimbala une troupe de théâtre jusqu’au Canada, vivant dans des roulottes et ramenant des histoires qui ont peuplé longtemps ses rêves d’aventurière du spectacle lorsqu’elle alignait sagement les gammes sur son piano. De son attachement viscéral à sa famille, elle livre par ailleurs encore deux moments clés de l’album. Un Sisters qui se passe de commentaire, et ce Pays sauvage qui demande en revanche un bref décryptage. Cette chanson bouleversante, au lyrisme ravageur, renvoie à L’autre bout du monde, où sur le premier acte de sa vie d’artiste Emily colmatait pudiquement le gouffre du deuil de son père disparu à travers des paysages métaphoriques. Cette fois, sur un modèle semblable, le feu de joie des souvenirs embrase les plaines glacées du chagrin et signale à l’entrée de l’album une possible seconde naissance sous le signe de l’apaisement. Les variations radicales, entre le premier et le second album, montrent en revanche qu’Emily Loizeau n’a pas choisi de s’endormir sur les lauriers du confortable succès qu’elle rencontra avec L’autre bout du monde, co-réalisé à l’époque avec Franck Monnet. Elle a par exemple mis le piano légèrement en sourdine, notamment parce qu’elle était partie sans lui en Ardèche, composant l’essentiel des chansons à la voix et avec quelques instruments de fortune.
Une autre rencontre lui a donné l’occasion de bousculer ses méthodes de travail. Il s’agit de Pef, alias Pierre-François Martin-Laval, le cascadeur lunaire des Robins de Bois, qui pour les besoins d’un prochain film a commandé à Emily un negro spiritual, défi pour le moins risqué qu’elle a relevé avec une belle insouciance, écrivant ce tonitruant et fiévreux Fais battre ton tambour, interprété dans le film par la chanteuse Sandra Nkaké mais qu’elle se réapproprie ici sans avoir à rougir des comparaisons, avec l’aide dans les chœurs du guinéen Bruno Koundouno, chanteur de gospel amateur et père de son violoncelliste.
Sa voix, tout au long de l’album, gagne en amplitude, en gravité comme en frivolité, s’amuse à des figures de voltige et atterri lorsqu’il le faut tout en douceur, presque en planeur sur les poils des avant-bras qui se dresseront sûrement sur son délicat passage.
Ses modèles n’ont pas changé, du couple idéal Tom Waits/Rickie Lee Jones à la sauvageonne Nina Simone, de Dylan à Devendra Banhart en s’arrêtant plus longtemps ici sur Springsteen et les fameuses Seegers Sessions parues il y a deux ans, qui ont donné l’impulsion à ce deuxième album gorgé d’une semblable foi révérencieuse envers les traditions folk, blues et country.
Mais comme sa double nationalité s’est propagée jusqu’à ses goût musicaux, Emily n’oublie pas sa part "frenchy" biberonnée à Brassens, Barbara ou Julien Clerc. On trouvera donc tout naturel de l’entendre ainsi chanter un texte ultra-sensible (La photographie) écrit pour elle par Jean-Lou Dabadie sur un thème de l’Orphéo de Monteverdi. Deux éléments d’importance viennent enfin apporter la dernière touche à ce Pays sauvage. Un minutieux travail sensoriel autour des sons pris dans la nature par une orfèvre du genre, Elodie Maillot, dont le travail agit comme un fil d’Ariane tout au long du disque, où viennent se percher des chants d’oiseaux (forcément), des murmures de la terre ardéchoise ou les combats de coqs, les braises des volcans et les rires des enfants de La Réunion.
Il fallait également qu’un regard se pose sur cette belle histoire et ses personnages hauts en couleurs pour en capturer l’effervescence délirante. C’est donc au grand Jean-Baptiste Mondino qu’a été confié le soin d’imaginer cette pochette où (presque) toute la troupe est rassemblée, et qui donne à l’évidence l’irrépressible envie de demander asile à ce Pays sauvage drôlement accueillant.
Super le concert à Draguignan hier soir !J'écoute tes albums depuis le début mais c'était le première fois que j'assistais à un de tes concerts. J'ai beaucoup aimé ta superbe voix en live qui m'a donné des frissons. Encore mieux la fin du spectacle assis sur le rebord de la scène, super simple mais très convivial. J'ai adoré. Dommage que tu n'es pas chanté encore plus de chansons du 1er album. A bientôt !
Le Lapin Rose vous informe qu'il ne reste plus que 4 jours pour envoyer votre musique et ainsi participer au PILC! Faites nous parvenir vos morceaux à: le.lapinrose@yahoo.fr
Le Lapin Rose informs you that there are only 4 days left to send your music and to enter the PILC! Please send us your track at: le.lapinrose@yahoo.fr
Pour ces p’tits bruits qu’offre la vie, ceux qui ne donnent qu’un appétit, c’est qu’il en reste entre les dents, pour qu’on y goûte à chaque instant, on vous invite à venir écouter notre tranche d’existence sur notre myspace. (Du son tout frais, tout juste débarqué.) Nicolas
BO WEAVIL > Blues Le Blues de Bo Weavil dépasse les limites du genre. Il n’est ni de Clarksdale ou de Chicago, ni d’hier, d’aujourd’hui ou demain. Hypnoptique, puissante, cette transe qui remonte des entrailles de la terre, est une pulsion sensuelle qui paraît être là depuis le Big-Bang originel. http://www.myspace.com/boogiemattweavil
H BURNS > Folk rock «We Go Way Back» 3eme album d’H-Burns emprunte avec une habileté assumée les chemins impétueux du rock indé, un retour électrisant au cœur des nineties et de cette teenage riot qu’on a au plus profond de notre être. Quarante minutes d’une quête adolescente, à la maturité pourtant évidente. http://www.myspace.com/hburnsmusic
HARRY MANX > folk world blues Harry est un chanteur à la voix profonde et un auteur compositeur inspiré; un lien étonnant entre l’Est et l’Ouest, Inspiré par le blues traditionnel, comme par les Raggas Indiens et s’accompagnant principalement d’une «guitar sitar» à 20 cordes. Bardé de distinctions et awards (USA et Canada) ce musicien fascinant est très rare en France. http://www.myspace.com/harrymanx
La lauréate du Prix Constantin 2009, Emily Loizeau, répondra à toutes vos questions pour un chat vidéo live le lundi 30 novembre à 18h !
Rendez-vous le 30 novembre sur http://www.allomusic.com/chat
Vous ne pouvez pas assister au chat ? Posez vos questions sur notre forum et nous les transmettrons le jour J ! http://www.allomusic.com/forum/index.php?showtopic=330
Salut un petit coucou en passant pour prendre des news et en donner: t'annoncer que "FAIRE LE MUR"ma nouvelle chanson est en écoute sur ma page....Peace Cantinero
Deux mois après la sortie de leur premier album « 10Y », le groupe Mary’s Dream crée un des événements de cette fin d’année en vous invitant à la soirée « Mary’s Dream@Home (Web Live Session) », le 17 Décembre 2009 à 20h50, un concert diffusé en direct sur le site Internet www.marysdreamtheband.com.
"Not what we say about our blessings, but how we use them, is the true measure of our thanksgiving." A wish to my friend is to have a safe and Happy Thanksgiving with the ones you love.
Salut, viens découvrir l'univers de la petite maison et le faire découvrir à tous tes amis en partageant notre mini-site (il est sur notre myspace et sur notre site unepetitemaisonsurlalune.com)
Le Tribute album à Barry Louis Polisar avec ma version française de All I Want Is You viens de paraître en double CD aux Etats Unis. Ce titre francisé en "C'est toi que j'veux" est en écoute sur mon player. Plus d'infos ici : http://barrylou.com/tributeAlbum.html