Le garçon qui dessinait des soleils noirs. (roman)
Le garçon qui dessinait des soleils noirs, deuxième roman de Jérôme Attal, est paru en octobre 2008 chez Stéphane Million éditeur.
Extrait : "Il est dans la famille Green une légende qui veut que Basile, dès l’âge de quatre ans, à l’aide de gros berlingots de feutres comme il en existe à disposition dans les classes
des écoles primaires, dessina sur ses premiers dessins d’enfant le soleil de couleur noire. Cette légende avait été propagée par madame Green mère
ainsi que par son frère Odilon, bien qu’on n’ait jamais pu trouver un seul dessin, en raison que ce dernier les chaparda tous à l’âge de treize quatorze ans, pour les offrir sous le manteau à ses petites amoureuses, faisant passer les grandes
feuilles de papier Canson peinturlurées de haut en bas pour les premières manifestations d’un génie dont le champ de prédilection s’exercerait dans le domaine de l’art naïf. Aucune des jeunes pimbêches que fréquentât Odilon de manière obsessionnelle mais, à la bonne heure, successive, ne se plaint que le soleil fût de couleur noire. Fût-ce parce qu’elles ne le remarquaient pas, s’attardant sur d’autres détails (la finesse des lèvres de l’adolescent, sa coupe de cheveux à la mode) ou bien trouvant l’artifice charmant et n’y voyant aucun motif de réclamation, ni vous ni moi ne le sauront jamais, c’est ce qu’on appelle je suppose le mystère impénétrable des jeunes filles, autre légende aussi vaillante que celle du soleil noir sur les dessins d’enfant de Basile Green."
Le rouge et le bleu (ou comment les chansons des Beatles infusent dans l'existence), essai & récit intime, aux éditions Le mot et le reste (sorti en février 08). Extrait : "Plus d’une fois je me suis retrouvé tel Fabrice Del Dongo à Waterloo, dans le roman de Stendhal, La chartreuse de Parme, ne comprenant pas vraiment ce que je faisais là, dans certaines des histoires d’amour que la vie a la grâce de placer sur notre chemin, ou bien dans les AG de première année de Fac, ou encore sur scène au milieu de mes chansons comme parmi des cadavres vêtus de rouge. Il y a même une fois où, invité à la reformation du Velvet Underground pour un concert unique qui se tenait à la Fondation Cartier, je me payais le luxe (ou l’ignorance) de bouder l’événement pour aller embrasser une jeune amoureuse dans les parcs des environs.
Seul l’héroïsme peut-être, nous donne à vivre le présent parfaitement. Chacun est héroïque selon ses moyens. Baudelaire dans ses carnets raconte qu’il n’existe que trois êtres respectables : Le prêtre, le guerrier, le poète.
Bon, j’imagine qu’on prêche plus facilement pour les guerres qui sont à notre portée.
Il y a un moment dans l’histoire des Beatles où Paul, John, George, et Ringo se sont sentis comme Fabrice Del Dongo à Waterloo, et puis Paul qui avait l’amour du travail bien fait a continué à monter dans les étages, à entraîner les autres malgré les tentations de se disperser, de prendre la sortie de secours en fuyant à toutes jambes. L’aventure des Beatles avait commencé dans des caves, celle d’un ancien entrepôt, la Cavern, à Liverpool. Elle se finirait sur le toit de l’immeuble Apple pour un dernier concert en janvier 1969.
De la cave jusqu’au toit, une ascension vertigineuse.
C’était la même chose pour la plupart des groupes finalement, et pas seulement les Beatles. C’est juste que les Beatles avaient eu beaucoup de talent et des caractères assez originaux et affirmés pour cristalliser de façon mythologique la destinée fantasmée de tout groupe de rock. On commençait à jouer dans les caves, dans les garages le samedi après-midi, et certains bien sûr se perdaient en cours de route dans les étages avant d’avoir pu atteindre le final sur le toit.
Ça n’a jamais raconté que ça la musique. Combien de personnes avons-nous perdu dans les étages ? Il y a beaucoup de vent, n’est-ce pas, maintenant que nous sommes sur le toit."
Ecrire des lettres, c'est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route. Franz Kafka Belle journée Pierre
Heureusement que Michel Drucker est là pour citer le nom des auteurs et compositeurs ! :) Belle interprétation de Marie-Amélie Seigner, en tout cas, avec la présence de William ! C'est vraiment une jolie chanson, "On se regardait", avec les belles paroles de Jérôme Attal et la belle musique de William Rousseau ! Et, quand même, ce n'est pas rien d'être cité par Monsieur Drucker ! Excellente journée, Jérôme ! Christelle.
Merci pour cette magnifique chanson que je viens de découvrir ! J'aime t'écouter dire ces mots qui font frissonner, ceux qui me font sentir les trains qui défilent ...On croit un moment avoir échappé au présent.
Jérôme, Je vois que la poésie ne t"a pas abandonné... bien au contraire... elle se nourrit et grandit en toi au fil des années qui passent... A bientôt au fil des mots... Jean Do
"Va savoir tous les cadavres que l'on planque dans les dortoirs de sa mémoire... En cavale, nous sommes tous en cavale d'une histoire, d'un amour ou du temps qui dévale la pente.A la recherche d'une épaule pour poser sa tête. Et tant pis si pendant qu'on regarde les étoiles, le désespoir nous fait les poches..." (J.Attal)
Bravo, tu as été particulièrement inspiré sur ce coup là et tu gagnes une fois de plus toute mon admiration. Tu restes à mon goût le meilleur auteur actuel de chansons françaises ;) A + Ced
Jérôme, Je suis persuadée que celles et ceux qui vous apprécient connaissent mieux les paroles de vos chansons que vous-même ! (Référence à l'une de vos dernières prestations musicales...) Ce n'est pas sérieux, voyons ! Vous n'avez plus 17 ans ! ;) Alors, au boulot ! Et on révise ses textes pour un futur concert électrique et électrisant dont vous serez seul, le héros ! Belle journée, Christelle.
Salut Jérôme, Impossible de paraître original cette fois encore : ta chanson EST magnifique ! C'est Frédéric qui a composé la musique ?
Je ré-écoutais "les petits doigts de pied de la mélancolie" ce matin dans le métro. Je crois que je l'entendrai encore résonner ce soir en me couchant (eh oui, c'est l'avantage d'avoir de grandes oreilles). Je me disais que j'aimerais entendre de nouvelles chansons de toi.
Je suis emballée par cette nouvelle chanson, surtout par le passage "je suis comme un théorème qui attend sa résolution" ! Je suis sûre que ce second disque sera formidable !
j'ai vite été sur ta page quand j'ai lu l'annonce de ta nouvelle , je viens de la passer a plusieurs reprises elle est très agréable a l'ecoute et bien aboutie pour une maquette , j'aime :))) bisousssss pat
Bonjour Jérôme, Un petit coucou en passant sur ta page pour te dire que
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J'espère que tu vas bien et que tes projets progressent comme tu le souhaite :) J'espère aussi que tu nous offriras bientôt un nouveau roman ou une nouvelle (d'ailleurs un nouveau numéro de la Revue Bordel devrait paraître bientôt, non ?) Je te souhaite une très douce journée, des bisous, Francisca